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L'âne des Rameaux

Prédication prononcée le 10 avril 2022, au temple de l'Étoile à Paris,
par le pasteur  Louis Pernot

Non pas tant l’humilité que la paix

Lors de l’épisode des Rameaux, Jésus entre à Jérusalem pour y être célébré comme roi par ses fidèles. On peut vouloir s’intéresser à la précision curieuse que Jésus fait cela assis sur un âne, ou plus précisément sur un ânon. C’est, en effet, étrange, l’âne n’est pas la monture sur laquelle on aurait envie de monter pour paraître royal. On a dit parfois que c’était un signe d’humilité, Jésus assumant la honte que serait pour un roi d’être juché sur une monture aussi modeste. Mais en fait il ne semble pas qu’il en soit ainsi. Autrefois, l’âne n’était pas une monture humble, et les rois se promenaient couramment assis sur des ânes ; simplement cet animal avait pour particularité qu’un roi ne s’asseyait dessus que pour ses activités pacifiques. Le roi montait sur un cheval seulement pour aller faire la guerre. Ainsi, s’il est précisé que Jésus entre à Jérusalem assis sur un âne, c’est pour dire qu’il est bien le roi que l’on attend et que l’on célèbre, mais qu’il faut le comprendre comme un roi de paix. Il ne vient pas pour imposer quelque chose par la force et la violence, mais il vient dans la douceur, dans la tendresse et dans la paix.

Cheminer vers Dieu au pas de l’âne

Ce que nous venons de dire est ce qu’on enseigne aux enfants à l’Ecole Biblique, c’est déjà pas mal, mais nous pouvons aller plus loin.

Car Jésus est montré comme avançant sur un âne, c’est un choix qui le regarde, mais qui nous regarde aussi, parce que nous sommes appelés à suivre le Christ. Jésus est « le chemin » (Jean 14:16), et il dit aussi : « Si quelqu’un veut venir après moi... qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive » (Matt. 16:24). Jésus est donc à suivre, et en particulier sur ce chemin. Nous ne sommes pas simplement appelés à regarder Jésus qui entre à Jérusalem avec son âne, mais, pour être fidèle au Christ, nous nous devons, nous aussi, monter sur notre âne et entrer à Jérusalem. Pourquoi pas ? Mais comment allons-nous nous y prendre pour cela ? Il faut évidemment décoder !

Jérusalem, on sait ce que la ville représente. Dans toute la Bible, elle est la ville du Temple, lieu de la présence même de Dieu. Jérusalem, c’est donc pour nous Dieu, la foi, la prière, toute cette dimension de la relation à Dieu et de la mystique. Voilà le premier élément : nous sommes appelés à cheminer pour nous rapprocher de Dieu, faire un chemin vers le lieu de la rencontre avec Dieu représenté par le Temple. Ce chemin vers Jérusalem, c’est le chemin de toute quête spirituelle, c’est le chemin de la foi. La foi, en effet, n’est pas quelque chose que l’on a ou que l’on n’a pas. La foi est fondamentalement un chemin, c’est aller vers Dieu, se rapprocher de Dieu.

Ensuite, ce que nous enseigne notre texte est que ce chemin pour aller vers Dieu, c’est un chemin qui doit se faire au pas d’un âne. Et un âne, ce n’est pas un cheval de course ! L’âne est un animal qui va lentement, qui prend son temps et qui avance doucement et tranquillement. C’est ainsi que doit être notre cheminement dans la foi : tranquillement, en douceur. Pour découvrir Dieu, s’en rapprocher, il faut aller pas à pas, avec une certaine constance et bien tranquillement. La conversion à Dieu n’est pas quelque chose de spectaculaire, c’est un lent trajet. Il faut tout au long de sa vie suive ce chemin, doucement, comme assis sur un âne, sans éclat, sans brutalité, sans violence, en douceur, en toute paix. Et ainsi simplement laisser travailler en soi ce cheminement long et pacifique qui nous rapproche de Dieu.

Cela est certainement juste, mais reste de l’ordre de l’enseignement simple et pratique. Or, quand on s’intéresse à la place de l’âne dans la tradition chrétienne, on peut être surpris de l’importance considérable qu’a cet animal, place que qui ne peut être justifiée par les simples paroles édifiantes que je viens de vous servir.

L’âne dans la tradition chrétienne

L’âne a déjà dans la Bible une place de choix. Dans l’ancien Testament, c’est Balaam qui a la vie sauve grâce à son ânesse qui en sait beaucoup plus que lui (Nombres 22 :21-35), puis dans l’Evangile, l’âne est déjà là, dit la tradition, à la naissance de Jésus dans la crèche, c’est encore lui qui le porte pour fuir en Egypte, et on le retrouve donc à la fin de sa vie pour son entrée à Jérusalem. Beaucoup d’ânes ont d’ailleurs une croix faite de poils plus foncés sur le dos, contribuant à le maintenir dans ce rôle de « christophoros » : porteur du Christ.

Dans la plus antique tradition chrétienne, on trouve un graffiti à Rome qui a été découvert au XIXe siècle représentant quelqu’un qui adore un personnage crucifié et ce personnage sur la croix, c’est un âne. Une légende dit : « Alexamène adore Dieu ». Ce dessin, bien connu aujourd’hui, est assez curieux, pourquoi montre-t-on ainsi ce personnage en train d’adorer un âne ? On a dit parfois que c’était une sorte de dérision de la part des opposants au christianisme, accusant les chrétiens d’adorer un imbécile. L’âne, en effet, a souvent été considéré comme l’image de la bêtise, mais ce n’est pas du tout évident. Les premiers chrétiens dans la même veine étaient appelés Rome les « Asinarii », c’est-à-dire les adorateurs de l’âne.

Alexamene

Et cette importance de l’âne en rapport aux chrétiens ne se limite pas à l’histoire de Rome, on a, paraît-il, trouvé en Syrie des terres cuites représentant Jésus avec des oreilles d’ânes portant les évangiles sous le bras. Et la tradition a continué. En Europe, on trouve partout des ânes associés au culte chrétien dans l’art médiéval, et cela est l’œuvre non de détracteurs éventuels, mais de chrétiens eux-mêmes. Nos églises romanes ou gothiques en regorgent. Il y en a un à Saint-Brioude, un à Saint Benoît sur Loire. On en trouve aussi dans les cathédrales de Nantes, de Bourges et de Chartres. Au XIXe siècle, cela a été mal compris, au point que certaines de ces représentations ont été détruites. Ainsi à la cathédrale de Strasbourg, se trouvait autrefois une statue représentant un prêtre avec une tête d’âne tenant un évangéliaire, elle été enlevée parce qu’on trouvait que c’était insultant. On trouve encore ce type de représentation dans la magnifique petite église romane d’Aulnay de Saintonge, on voit un âne disant la messe. Tout cela est fort curieux.

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On peut penser que cela était tout à fait assumé : ce n’était pas une dérision, mais un enseignement renfermant une vérité essentielle, même si peu évidente à première vue. Si les chrétiens ont, au Moyen Âge adoré l’âne comme une image du Christ, c’est qu’il y a dans cet animal quelque chose qui nous donne un enseignement fondamental sur le Christ lui-même. Et cela à tel point qu’il y avait au Moyen Age dans les Eglises ou tout au moins dans toutes les grandes cathédrales, une fois par an, une fête de l’âne. C’était au moment du solstice d’hiver, et on en a un récit assez touchant par Pierre de Corbeil qui était archevêque de Sens aux alentours de 1200. Cette fête de l’âne était fort curieuse, et je crois qu’on n’oserait pas faire cela dans nos cathédrales, ni même dans nos temples aujourd’hui. Ce jour-là donc, lors de la grand-messe, on faisait entrer un âne solennellement dans la cathédrale, il était revêtu d’un manteau d’or et il avait une grande traîne qui était tenue par quatre des membres les plus éminents du clergé du chapitre. Dans l’église, l’âne se tenait dans le chœur, juste à côté de l’évangile. On célébrait ensuite toute la messe en son honneur. Et dans les répons qu’il y avait après l’introït, le kyrie et le credo, au lieu que la foule réponde « amen », ou « avec ton esprit » comme on le fait aujourd’hui, elle répondait « hi-han ». On remplaçait tous les « amen » de la messe par « hi-han » ce qui est assez curieux. La messe se terminait ainsi : le prêtre disait « déo gratias ite missa est hi-han », et toute la foule dans la cathédrale disait trois fois « hi-han, hi-han hi-han ».

Aujourd’hui, l’Eglise catholique romaine est assez gênée pour expliquer ce genre de chose. Beaucoup d’historiens disent que ce n’étaient que des manifestations populaires désordonnées. Comme si on tolérait une fois par an de faire une journée où il serait possible de se moquer des autorités de l’Eglise en les comparant à des ânes. Sorte de manifestation populaire où l’on prendrait plaisir, pour un temps à inverser l’ordre social pour défouler le peuple. Mais c’est sous-estimer l’importance de la symbolique dans la mystique du Moyen-Âge et il faut comprendre qu’il y a certainement là quelque chose de beaucoup plus important qui se jouait.

Si l’on en revient en effet à l’âne des rameaux, cet âne qui porte le Christ. Nous disions que nous devions comme Jésus marcher sur l’âne, mais nous devons aussi être celui qui porte le Christ. Et donc nous devions cheminer avec l’âne et comme un âne pour nous approcher de Dieu, mais c’est parce qu’il y a dans cet animal un certain nombre de qualité extraordinaires que nous devons imiter.

Les qualités cachées de l’âne

D’abord on peut dire que l’âne est l’image même du bon chrétien, parce qu’il a des grandes oreilles. Et des grandes oreilles, c’est très bien pour écouter. Effectivement, le chrétien est quelqu’un qui sait écouter. Ecouter Dieu qui est parole, écouter son prochain pour l’accueillir, le comprendre et l’aimer. Ecouter Dieu, est ce que doit faire sans cesse le croyant, il ne suffit pas d’avoir reçu une fois le message et d’y avoir adhéré, il faut sans cesse et toujours écouter, réécouter, lire et relire l’Evangile, se remettre en question, toujours apprendre et découvrir. En écoutant la parole de Dieu, le croyant accepte, reçoit cette parole et peut se laisser transformer par elle. Et même dans son rapport à l’autre, évangéliser n’est pas d’abord imposer à son interlocuteur un message tout fait, à la manière des acteurs prosélytes sectaires, mais d’abord écouter l’autre, pour le comprendre et entrer en dialogue avec lui. En tout et pour tout, le chrétien est celui qui commence par écouter, par entendre, recevoir, accueillir, et c’est là certainement l’une de ses plus grandes qualités pour pouvoir être disponible à l’autre et au tout Autre qui est Dieu.

Après, l’âne écoute, il est vrai, mais il faut bien dire que quand parle, ce n’est pas très plaisant. L’âne a un braiment extrêmement disgracieux et fort peu agréable à entendre. Et là encore, les chrétiens se sont reconnus dans cet âne qui brait. C’est-à-dire dans cette espèce de parole qui est rejetée par le monde, une parole qui est discordante par rapport au monde, mais qui, justement, s’entend et dénote. Une parole de chrétien qui ne serait qu’un doux gazouillis d’oiseau auquel personne ne prêterait attention, manquerait sa mission. La parole du chrétien dans le monde doit être forte, elle peut sembler discordante par rapport au monde, ou ne pas plaire, mais c’est comme cela qu’elle doit être. Il en est de même, sans doute, pour la prédication, un pasteur peut servir des sermons à l’eau de rose pendant des heures en parlant de la grâce, de la miséricorde, de l’amour et du pardon, mais à la longue, cela ne servira pas à grand-chose, le discours sirupeux dont on a fait trop souvent la prédication chrétienne n’a plus rien à dire à personne, et je comprends qu’on s’en détourne. La prédication chrétienne, le témoignage du croyant n’a pas à être un étalage d’évidences et des banalités doucereuses, mais une parole percutante, une parole qui dérange, peut-être, mais qui se distingue et tranche par rapport aux bien-pensant mondains.

La pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue celle de l’angle

D’autre part, cet âne encore, les chrétiens se sont reconnus dedans parce que justement il est mal considéré et souvent rejeté. L’âne, on dit qu’il est bête, l’âne, c’est celui que l’on exclue, quand un élève ne fait pas bien ce qu’il faut à l’école, on l’envoyait dans le coin avec un bonnet d’âne pour le mettre à l’écart et le stigmatiser Dès le moment où l’on suit l’Evangile, dès que l’on veut avoir une parole prophétique, inévitablement les autres ne le comprennent pas. C’est ce qui s’est passé pour tous les prophètes, contrairement aux faux prophètes disant ce que le roi voulait entendre, et toujours couronnés d’honneurs. C’est ce qui s’est passé pour Jésus. Jésus sur la croix se retrouve comme l’élève avec son bonnet d’âne, c’est la foule qui l’a rejeté, en disant : « il nous dérange, il dit n’importe quoi, il déraille », et donc on l’écarte en disant qu’il est fou, un imbécile, et qu’il déraisonne !

Mais méfions-nous, parfois, il y a dans la déraison, dans la folie quelque chose de grand et de beau. Il faut se méfier de celui que l’on a trop vite tendance à catégoriser comme un âne. Il y a eu tout un mouvement intellectuel au Moyen-Âge valorisant le fou, le « mat ». Parce que celui qui ne se coule pas dans le moule pour être comme tout le monde a une singularité, et peut-être une sagesse qui, si elle n’est pas reconnue par les institutions, n’en est pas moins remarquable. C’est ce qu’explique Paul dans ce beau passage de 1 Corinthiens 1.17-31, il dit en substance : « vous savez, le monde, ce qu’il cherche, ce sont des paroles de sagesses, des paroles mesurées, raisonnables, des bons petits conseils moraux, mais, dit-il, nous, nous ne sommes pas venus avec des gentilles petites paroles bien mesurées, nous sommes venus vous prêcher la folie de la croix, folie pour les hommes, parce que la sagesse de Dieu est folie pour les hommes, et la folie de Dieu est plus sage que les hommes ».

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Voilà le message de l’âne, le chrétien doit avoir ce courage de paraître fou pour le monde, de paraître un âne pour les autres, un imbécile, d’être incompris, d’être considéré comme discordant. Il est rejeté, certes, mais c’est lui qui est dans la vérité.

Il faut, bien-sûr, nuancer en disant, que ce n’est pas parce qu’on est rejeté par le monde qu’on dit forcément la vérité. Tous les fous ne sont pas des génies incompris. Le fait d’être rejeté, critiqué par le monde, n’est pas la preuve que ce que l’on dit est grand beau et formidable ; mais néanmoins, il est certain que si l'on dit une parole prophétique dans ce monde, on est forcément critiqué. Et peut-être aussi que si l’on n'est pas critiqué, c’est que l’on n’a pas su avoir dans ce monde une parole forte.

Et d’ailleurs, il est très injuste de dire que l’âne est bête. Il ne l’est pas, il est même beaucoup plus intelligent qu’un cheval. Et en soi, le chrétien n’est pas un imbécile, il est plutôt un incompris, il peut passer pour fou mais il ne l’est pas du tout ! Il faut donc se méfier des jugements des hommes, ce ne sont pas ceux qui ont le plus de succès ou d’honneur qui sont les meilleurs.

Têtu comme un âne

A partir de là, il faut, comme l’âne être têtu. L’âne est formidable aussi parce qu’il est têtu. Il va là où il veut aller et s’il n’a pas envie d’avancer, on peut toujours lui taper dessus, il n’avancera pas. Le chrétien, de même, doit avoir cette force. Même si des pressions diverses veulent le pousser à agir contre sa conscience et sa conviction, il ne le fera pas. Sa foi lui permet d’avancer dans ce monde avec détermination, constance sans se préoccuper des jugements des autres, des railleries, des quolibets, ou du désaccord ou du sentiment du ridicule. Le croyant y croit, et il y va, il avance. Pas forcément vite, mais il avance sans que rien ne le fasse se détourner de là où il voulait aller. D’ailleurs une autre qualité de l’âne encore, c’est qu’il a un pied sûr, bien plus qu’un cheval, il peut avancer partout dans tous les terrains, sans jamais trébucher, et on peut avoir confiance en lui.

Et nous sommes invités à avancer ainsi avec courage, avec résolution, d’une manière opiniâtre et patiente, à petit pas dans une bonne direction, sans avoir peur de paraître fou pour le monde des hommes, sans avoir peur d’émettre au milieu des autres le son discordant de ce hi-han qui choque les oreilles. Oui, nous sommes invités à être des ânes pour labourer les vignes du Seigneur. Et ainsi nous pouvons avancer vers Dieu avec douceur, constance et paix, nous sommes invités à avancer tout en sachant toujours écouter avec nos grandes oreilles. Avancer en sachant que celui qui est méprisé par les hommes, peut-être, est le première pour Dieu, comme l’a été le Christ. Il faut avoir le courage d’être différent, de donner de la discordance dans ce monde, de témoigner, de faire entendre sa voix, d’être fou parmi ceux qui se croient sages. Hihan

Louis Pernot

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Marc 11:1-11

1Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem, de Bethphagé et de Béthanie vers le mont des Oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples en leur disant : 2Allez au village qui est devant vous ; dès que vous y serez entrés vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s’est encore assis ; détachez-le et amenez-le. 3Si quelqu’un vous dit : Pourquoi faites-vous cela ? répondez : Le Seigneur en a besoin. Et à l’instant il le laissera venir ici. 4Ils s’en allèrent, trouvèrent un ânon attaché dehors près d’une porte dans la rue, et le détachèrent. 5Quelques-uns de ceux qui étaient là leur dirent : Que faites-vous et pourquoi détachez-vous cet ânon ? 6Ils répondirent comme Jésus l’avait dit. Et on les laissa aller. 7Ils amenèrent à Jésus l’ânon sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et Jésus s’assit dessus. 8Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin, et d’autres des rameaux qu’ils coupèrent dans les champs. 9Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient (Jésus) criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! 10Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre Père ! Hosanna dans les lieux très hauts ! 11Jésus entra à Jérusalem, dans le temple. Quand il eut tout regardé, vu l’heure tardive, il s’en alla à Béthanie avec les douze.

1 Corinthiens 1:17-31

17Car Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine. 18Car la parole de la croix est folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est puissance de Dieu. 19Aussi est-il écrit :
Je détruirai la sagesse des sages,
Et j’anéantirai l’intelligence des intelligents.
20Où est le sage ? où est le scribe ? où est le contestataire de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde ? 21Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication. 22Les Juifs demandent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse : 23nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, 24mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. 25Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes.
26Considérez, frères, comment vous avez été appelés : il n’y a parmi vous ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. 27Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; 28Dieu a choisi les choses viles du monde, celles qu’on méprise, celles qui ne sont pas, pour réduire à rien celles qui sont, 29afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. 30Or, c’est par lui que vous êtes en Christ-Jésus qui, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, et aussi justice, sanctification et rédemption, 31afin, comme il est écrit :
Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur.

Marc 11:1-11

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