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Dieu change le mal en bien

(Bonne nouvelle de Pâques)

Prédication prononcée le 31 mars 2024, au temple de l'Étoile à Paris,
par le pasteur  Louis Pernot

 

La semaine sainte suivie de la fête de Pâques est un véritable ascenseur émotionnel, ou même plutôt une grande roue. Le croyant est ballotté des sentiments les plus sombres aux sentiments les plus joyeux.

Notre vie est faite de joies et de tristesses

Cette semaine synthétise ce qu’est le fond essentiel de la vie humaine qui, par-delà des tas de moments sans grande importance, peut nous faire éprouver les plus grandes joies au monde, et les plus grandes tristesses. Dès son jeune âge, l’enfant oscille entre la joie du jeu, la tristesse des parents qui partent ou celle d’être contrarié dans ses désirs immédiats. L’adolescent bouillonne de joie en découvrant l’autonomie, la vie, mais éprouve aussi la difficulté de vivre une vie nouvelle. Le jeune peut avoir la grande joie d’être amoureux, mais aussi l’angoisse de ne pas savoir pas ce que sera sa vie, avec qui il vivra, s’il va se marier ou non, ou quel métier il aura ? Et à l’âge adulte, on peut éprouver la joie, peut-être, de voir un enfant naître, et l’immense tristesse de voir mourir un jour ou l’autre ceux que l’on aime. Et dans le grand âge, on peut avoir, la joie de contempler ce que l’on a réalisé, et de transmettre aux jeunes générations, mais l’angoisse de sa propre fin n’est pas facile...

Et donc, notre vie est faite de grandes joies et de grandes tristesses. Et cette semaine sainte qui est à l’image de notre vie, nous permet de revisiter cela et de tout remettre dans l’ordre. Elle nous fait voir en particulier que tout cela ne mène qu’à une chose : la vie et la lumière.

La semaine nous plonge avec l’insistance sur la la passion, sur la souffrance et sur la mort, mais Pâques que nous savons poindre au bout de la semaine nous rappelle que Dieu ne nous laisse pas dans le noir, ni dans la tristesse ou l’angoisse, mais il nous mène à la lumière. Nous ne restons ainsi pas enfermés dans l’angoisse comme celle Jésus qui dit « mon âme est triste jusqu’à la mort », et qui transpirait des caillots de sang à Getsémané. Dieu ne nous laisse dans le doute comme Jésus sur la croix disant « Mon dieu mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné », mais il nous ouvre vers Pâques, vers la lumière, vers la résurrection, la vie, l’espérance, et vers la paix. Oui, la paix, cette paix que donne le Christ ressuscité aux disciples quand il leur apparaît dans la chambre haute d’après l’évangile de Jean.

Et donc Pâques est certainement la plus belle fête de toute l’année. Vraiment oui, la plus belle fête, la fête de la vie, de la joie, de l’espérance. Et plus que cela, c’est une fête qui nous dit que rien n’est jamais perdu, que la mort n’est jamais totalement victorieuse, que le découragement, le désespoir n’ont pas lieu d’être, mais qu’il y a devant nous de la vie, de l’espérance, de la fraternité, de l’amour, et tout cela guidés par la puissance de Dieu qui est présenté comme le saint Esprit. Nous pouvons savoir ainsi que nous ne sommes pas seuls jetés dans un monde de ténèbres, de difficultés et d’épreuves, mais nous sommes dans ce monde soutenus par une force de vie, une puissance de vie, un souffle vital essentiel qui est le saint Esprit. Et qui nous permet, en toute situation, de pouvoir être vainqueur de toute chose.

Pâques nous met face, en quelques jours, à un grand renversement. Vendredi dernier, il y a 48 heures à peine, nous étions dans ce temple à pleurer sur ce drame terrible de la passion du Christ. Et aujourd’hui nous fêtons la lumière, la vie, l’espérance. Comment peut-on passer si vite d’un côté à l’autre ? Ce retournement est incroyable, et ce retournement nous dit deux choses.

Après la pluie le beau temps

Ce grand retournement de Pâques nous dit d’abord, qu’il ne faut jamais se désespérer quand on est au fond du gouffre !

Au moment du vendredi saint, on pourrait perdre courage, perdre espérance, perdre la foi. Comme les disciples d’Emmaüs qui se promènent et qui disent en substance : « nous pensions qu’il était notre Messie, et voilà, cela fait trois jours qu’il est mort et il n’y a plus rien ». Leur découragement leur fait penser que tout a échoué, ce plan extraordinaire d’une parole du Christ qui vient et qui nous est donnée pour un monde meilleur est rejetée avec violence, avec brutalité, et Christ lui-même, la parole d’amour incarnée, est crucifié sur une croix comme un malfaiteur. Il y aurait de quoi être désespéré ! Mais donc Pâques nous dit, comme à eux alors, attention, il y a toujours possibilité que les choses tournent autrement que ce qu’il semble. Nous risquons sans cesse de voir seulement le mauvais côté des choses. Ou de croire que la situation mauvaise que l’on vit doive durer toujours. Mais non, l’avenir n’est pas écrit, et le bien peut toujours survenir même quand on n’y croyait pas. « Après la pluie le beau temps » dit la sagesse populaire, et il faut garder cela en mémoire. Le Psaume dit la même chose à sa manière : « Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie ; Il s'en va, il s'en va en pleurant, il jette la semence ; Il s'en vient, il s'en vient dans la joie, il rapporte les gerbes. » (Ps. 126). Quand on est dans la nuit, il faut parfois juste de la patience, la nuit ne dure pas toujours, et le jour finit par poindre. Même dans le deuil, on peut un jour retrouver de la joie de vivre. On peut, comme le Christ, ressusciter, se relever, revivre. Même si ce n’est pas instantané, il faut un peu de temps. Trois jours, trois semaines, trois mois, trois ans, je ne sais. Mais patience, la nuit n’a pas forcément le dernier mot.

Savoir reconnaître et accueillir le bien

Parfois nous risquons de croire que l’avenir est bouché, tristement déterminé, inéluctable. Alors que le meilleur est toujours possible, ce que l’on nous prédit peut se passer autrement, il y a toujours une part d’imprévisible, d’imprévu, de nouveauté. Rien dans le monde n’est entièrement déterminé. Effectivement, il peut y avoir des moments de crainte, d’angoisse, de deuil ou de tristesse, mais il faut croire et avoir confiance dans l’avenir. Les choses peuvent se retourner et devenir autrement que ce que nous pensions.

Mais le bien n’arrive pas toujours (ou même que rarement) comme nous l’attendions. Il faut une grande disponibilité d’esprit pour reconnaître la vie nouvelle qui nous est proposée. Le Christ ressuscité lui-même, les disciples ont du mal à le reconnaître. Parce qu’il n’était pas sous la forme qu’ils attendaient. Les pèlerins d’Emmaüs ne le reconnaissent pas, et le Christ ressuscité apparaît sous des formes très étonnantes. Paul lui-même en I Corinthiens 15 pose la question : « Comment les morts ressuscitent-ils ? » Insensé, répond-il, le corps des ressuscité est absolument pas de même nature que le corps biologique, il est corps spirituel et céleste. Nous mourrons corps mortels, nous ressuscitons corps glorieux.

Une part de la foi est de savoir rester disponible, il faut « veiller et prier », savoir recevoir, reconnaître l’époux quand il se présente, et comme ou quand nous ne l’attendions pas. Mais il vient. Et heureux celui qui sait saisir la chance, la vie nouvelle, l’opportunité nouvelle, le cadeau merveilleux qui apparaît qui n’est pas celui qu’il attendait, mais qui est encore meilleur !

Et je crois que ce que dit Paul dans une de ces lettres est vrai : « toute chose coopère au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rom. 8:28). Ce n’est pas de la superstition qui ferait croire que si l’on est fidèle, on n’aura que des chances matérielles et des avantages dans sa vie. Mais c’est pour dire que quand on est fidèle à Dieu, toute chose peut devenir source de vie et de joie. Il faut avoir confiance dans cela, et peut-être que la foi est Dieu est justement, avant tout, avoir la foi dans la vie et dans l’avenir.

En tout cas, quand je regarde ma propre expérience, ma propre existence, je vois que ce qui a pu me sembler comme les choses les plus contrariantes, finalement, ont concouru à me donner les plus grandes chances de mon existence. C’est même absolument étonnant. Et heureusement que ce n’est pas moi qui étais tout puissant pour accepter ou refuser telle ou telle situation. Heureusement que c’est le cours même de la vie, ou le projet de Dieu qui m’ont fait passer par certain chemin, mais après coup, je ne peux que dire, O Seigneur, tu m’as gâté au-delà de tout, et pardon, j’ai cru que tu me battais, mais en fait tu me donnais la vie ! Et cette souffrance que j’ai pu éprouver n’était finalement que comme la souffrance de l’accouchement qui s’oublie lorsque qu’elle donne la vie et que l’on dit oui, c’était vraiment pour le bien. Et le mal qui aurait pu me tuer a finalement été ma plus grande chance !

Et donc il y a une confiance à avoir et toujours il faut garder espoir !

Certes, cela ne veut pas dire que Dieu arrange tout sur terre. Parce qu’il y a quand même ici-bas des gens qui souffrent d’une façon au-delà de tout. Je ne peux pas dire que tout mal puisse se transformer en bien. A moins qu’il n’y ait, comme on peut le croire, une sorte de compensation céleste, celui qui aurait été torturé, mis à mort, sans pouvoir rien en faire, et bien sera consolé et grand dans le royaume des Cieux. Il y a peut-être une forme de compensation de cet ordre-là et que cette compensation n’est pas forcément terrestre. « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés »... dans ce monde, ou dans l’autre. Et celui qui meurt en pleurant, il sera consolé dans le ciel. Et donc il y a nécessité de croire et quand on dit « Dieu voulant », ce « Dieu voulant » peut poser problème, parce que je ne crois pas que Dieu veuille ceci ou cela. Mais cela veut dire que j’ai l’humilité de ne pas tout maîtriser dans ma vie, et d’accepter ce qui m’arrive comme si c’était venant de Dieu. Et si on accepte comme tel ce qui m’arrive, et qui cesse d’être vu nécessairement quelque chose contre lequel il faudrait se dresser et se révolter, mais qu’au contraire, comme une réalité que je dois adopter, intégrer, apprivoiser, pour qu’il devienne possible. Mais je ne prétends pas, moi, que je sois tout puissant, et donc je dis « si Dieu veut », et si telle chose arrive, je prendrai ce qui arrive, et que la volonté de Dieu soit faite et amen, parce que j’ai confiance, au-delà de moi que tout mal apparent peut se transformer en bien.

Dieu agit activement pour transformer le mal en bien

Et puis il ne s’agit simplement de penser qu’après la pluie le beau temps, mais je crois, c’est ma foi en Dieu, je crois moi que Dieu est une puissance de transformation et que Dieu peut, dans nos vies, transformer le mal en bien, ou plutôt nous aider à transformer, ou faire en sorte de transformer le mal en bien.

Pâques, c’est l’expression la plus éblouissante, éclatante de cela. La transformation par Dieu, du mal en bien, la transformation par Dieu de la ténèbre en lumière. Pâques est la victoire de la lumière sur la ténèbre, le triomphe de la joie sur la tristesse et sur l’angoisse, de l’amour sur la haine, et de la vie sur la mort. Dieu est celui qui permet cela et toute son action n’est pas tant de créer ex nihilo des choses, mais il est le roi de la transformation. Comme celui ou celle qui sait transformer le moindre reste en en plat merveilleux. L’art d’accommoder les restes ! Voilà ce dont Dieu est spécialiste. Et on le voit du début à la fin de l’Ecriture. Partout, Dieu ne fait que cela, transformer le mal en bien, et si vous mettez votre foi en Dieu, vous saurez que toujours, le mal peut se transformer en bien et que vous avez à portée de main ce Dieu créateur qui a transformé des déserts, qui a fait surgir la vie d’un monde froid et minéral, et il est lui à votre disposition pour, dans votre vie terrestre, transformer en vous le mal en bien.

Et on le voit dans toute la Bible, du début à la fin.

Même dans le récit de la création : nous avons l’habitude de lire « au commencement Dieu créa le ciel et la terre », mais ce premier verset de la Bible a un sens qui est très discuté, et même à un moment donné, dans la traduction de la très sérieuse traduction œcuménique de la Bible, les traducteurs avaient traduit ce verset par « lorsque Dieu commença la création... la terre était informe et vide ». Ils refusaient l’idée d’une création à partir de rien, mais présentaient Dieu comme celui qui informe un chaos, il y a au départ du « tohu bohu » (termes hébreux du texte), et de cela, de l’absurde, du désordre, Dieu va parvenir à mettre de l’ordre, et pendant les 6 ou 7 jours de la création, il va ordonner, arranger, organiser pour que ce tohu-bohu, ces masses d’eaux informes et menaçantes qui se faisaient face dans le commencement du premier jour, tout cela laisse place à une création organisée, et à un paradis merveilleux, un monde d’une complexité telle que même une créature peut devenir vis-à-vis de Dieu, partenaire, interlocuteur de Dieu. Donc, c’est le premier mouvement, et après tout est comme ça !


Ensuite, on peut citer Joseph qui est envoyé dans sa citerne, vendu comme esclave, condamné à mort, il finira premier ministre du pharaon et finalement va sauver de la famine ses frères sa sœur et son père, qui menaçaient de mourir, et il leur dit : « ce mal que vous m’avez fait, Dieu l’a changé en bien » (Gen 15:20). Et en fait Dieu n’arrête pas de faire cela, il prend ce qui est, et ce qui semble être un manque, et il le transforme en vie.

Dans le nouveau testament, on commence par la naissance incroyable de Jésus, la situation, vue du côté de Joseph qui ne comprend rien, était qu’il était tellement heureux avec sa fiancée tellement jolie, et voici qu’elle tombe enceinte, et pas de lui. Il veut tout rompre, et la loi aurait imposé qu’il la dénonce au tribunal pour qu’elle soit condamnée à mort, finalement, Joseph va écouter ce que Dieu lui dit dans son cœur, et au lieu de la dénoncer il va lui laisser la vie sauve, et il va écouter encore une deuxième fois Dieu pour comprendre qu’il faut qu’il garde Marie avec lui et qu’il adopte l’enfant. Et voilà qu’à partir d’une situation totalement pourrie, situation de tromperie, dans laquelle la religion institutionnalisée ne fait qu’aggraver la chose, par la bonté incroyable d’un homme suivant Dieu, qui fait échapper cet enfant de la mort, il sauve la vie de l’enfant qui deviendra le sauveur du monde. Et donc le message de Noël peut dire que quand on voit la situation la plus désespérante, on arrive à la plus belle chose de Noël.

Et encore, lors de la multiplication des pains, le peuple a faim, et ils ont 5 pains et 2 poissons, c’est à dire pas assez. De ce peu, mais pas de ce rien, il va créer une abondance, une surabondance qui permettra de nourrir tout le monde. Et Jésus va sans cesse agir ainsi, il va guérir, ressusciter, relever, et donc sans cesse, il montre que ce qui semble mal n’a pas nécessairement pour issue le mal, mais peut amener au bien. Quand Lazare est malade, Jésus dit à Marthe et Marie ses sœurs « cette maladie n’est pas pour la mort » (Jean 11:4), c’est-à-dire, ce n’est pas ça le but, cette maladie elle-même est pour la vie. Et ce n’est pas seulement parce que Lazare ne mourra pas complétement physiquement, mais que dans cette expérience douloureuse, Marthe et Marie vont découvrir la vraie valeur de la vie. Elles vont découvrir qu’il y a là une force de résurrection qui n’est pas simplement de vivre une année, ou deux ou trois de plus, ce qui n’a pas grande importance par rapport à l’éternité, mais elles vont découvrir la profondeur de la vie éternelle

Et à Pâques, quand on voit ce récit déchirant de la passion, qu’on en arrive comme aujourd’hui, à la résurrection, à la lumière de Pâques et qu’on se dit comme les pèlerins d’Emmaüs : « notre cœur ne brûlait il pas au dedans de nous quand il marchait avec nous nous expliquant les écritures », nous étions bien bêtes de ne pas comprendre que par-delà des apparences, de la tristesse et de l’échec, c’était la vie qui était victorieuse.

Voilà, cette joie immense de Pâques, c’est d’affirmer solennellement que la mort n’aura jamais le dernier mot. Que la méchanceté, la haine, ne seront jamais vainqueurs. Qu’il n’y a pas à se décourager, à perdre confiance et espoir, mais que la vie est toujours possible. Et si nous avons Dieu avec nous, dans notre cœur, nous avons au fond de nous-mêmes une force de vie, de résurrection incroyable. Et nous voulons croire que Dieu est capable, dans nos propres vies de transformer le mal en bien, le deuil en une joie, la peur en confiance et nous donner toute chose en surabondance, parce qu’avec lui tout s’ouvre sur la vie !

Louis Pernot

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Luc 24:13-35

13Et voici que ce même jour, deux d’entre eux allaient à un village nommé Émmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades, 14ils s’entretenaient de tout ce qui s’était passé. 15Pendant qu’ils s’entretenaient et discutaient, Jésus s’approcha et fit route avec eux. 16Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. 17Il leur dit : Quels sont ces propos que vous échangez en marchant ? Et ils s’arrêtèrent, l’air attristé. 18L’un d’eux, nommé Cléopas, lui répondit : Es-tu le seul qui séjourne à Jérusalem et ne sache pas ce qui s’y est produit ces jours-ci ? 19– Quoi ? leur dit-il. Ils lui répondirent : Ce qui s’est produit au sujet de Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, 20et comment nos principaux sacrificateurs et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort et l’ont crucifié. 21Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël, mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces événements se sont produits. 22Il est vrai que quelques femmes d’entre nous, nous ont fort étonnés ; elles se sont rendues de bon matin au tombeau et, 23n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire que des anges leur sont apparus et ont déclaré qu’il est vivant. 24Quelques-uns de ceux qui étaient avec nous sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses tout comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. 25Alors Jésus leur dit : Hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! 26Le Christ ne devait-il pas souffrir de la sorte et entrer dans sa gloire ? 27Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait.
28Lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. 29Mais ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche, le jour est déjà sur son déclin. Il entra, pour rester avec eux. 30Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction ; puis il le rompit et le leur donna. 31Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux. 32Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? 33Ils se levèrent à l’heure même, retournèrent à Jérusalem et trouvèrent assemblés les onze et leurs compagnons, 34qui leur dirent : Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon. 35Ils racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment ils l’avaient reconnu à la fraction du pain.

Psaume 126

Cantique des montées.
Qui s'appuie sur l'Éternel
ressemble au mont Sion
il est inébranlable
et demeure à jamais
Jérusalem, des montagnes l'entourent
ainsi L'Éternel : Il entoure Son peuple
maintenant et toujours
Jamais le sceptre de l'impie
ne pèsera sur la part des justes
de peur que la main du juste
ne se tende vers l'idole
Sois bon pour qui est bon, Éternel
pour l'homme au cœur droit !
Mais ceux qui rusent et qui trahissent
que l'Éternel les rejette avec les méchants !
Paix sur Israël !

Genèse 50:15-20

15Quand les frères de Joseph virent que leur père était mort, ils dirent : Si Joseph allait se montrer notre adversaire et nous rendait tout le mal que nous lui avons fait ! 16Alors ils firent dire à Joseph : Ton père a donné cet ordre avant de mourir : 17Vous parlerez ainsi à Joseph : Oh ! je t’en prie, pardonne le crime de tes frères et leur péché, car ils t’ont fait du mal ! Je t’en prie, pardonne maintenant le péché des serviteurs du Dieu de ton père ! Joseph pleura quand on lui parla ainsi. 18Ses frères vinrent eux-mêmes tomber à ses pieds et dirent : Nous voici, tes serviteurs. 19Joseph leur dit : Soyez sans crainte ; en effet, suis-je à la place de Dieu ? 20Vous aviez formé le projet de me faire du mal, Dieu l’a transformé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui et pour sauver la vie d’un peuple nombreux.

 

 

 

Luc 24:13-35