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Jésus et Marie Madeleine s'aimaient-ils?

Marie-Madeleine et Jésus, amants ? La question est certes séduisante, et elle a fait couler beaucoup d’encre. Très tôt les évangiles apocryphes mettent en lumière la proximité de Marie-Madeleine et de Jésus. Plus près de nous Dan Brown nous annonce la naissance d’une fille suite à l’union de Marie et de Jésus, en s’appuyant sur l’Évangile de Philippe : « Jésus avait pour compagne Marie-Madeleine, elle était la préférée du Christ et il l’embrassait souvent sur la bouche... ». Le côté sulfureux de ces supposés rapport charnels, viennent masquer la relation ô combien féconde qui lie Jésus et Marie-Madeleine. Quels relations unissent ces deux-là ?

Pour le découvrir, je vous propose une petite enquête :
Marie-Madeleine ou Marie de Magdala suivant les traductions est assez peu citée dans les évangiles. Mais elle est un des rares personnages, en dehors des douze à être présente dans les quatre évangiles.

Chez Marc et Matthieu, Marie-Madeleine et le groupe des femmes sont présentes aussi à distance de la croix et au matin de Pâques. (Mt27,55-56 ; 28,1-10) et (Mc 15,40-41 ; 16, 1-8).

Dans l’Évangile de Luc elle apparait, dès le chapitre 8 avec les douze et d’autres femmes. Elle suit Jésus sur les chemins de Galilée. On nous dit que Jésus l’avait délivrée de sept démons. Elle n’est donc pas la pécheresse qu’en a fait la tradition. Les évangiles nous offrent de beaux portraits de femmes. Pourtant, la tradition trop imprégnée de patriarcat ne pouvait certainement pas accepter que des femmes soient au même rang que les disciples. Car, cette suivance sur les chemins de Galilée, jusqu’à la croix la désigne, avec les autres femmes de son groupe comme disciples. Elles sont d’une fidélité à toutes épreuves, puisque contrairement aux douze, nous les retrouvons à distance de la croix, surveillant le lieu de son ensevelissement (Luc, 23, 49.55-56). Elles sont encore là au matin de Pâques (24, 1-10).

Et, c’est chez Jean que son rôle est prépondérant, elle est au pied de la croix avec entre autre la mère de Jésus et le disciple bien-aimé (Jn 19,25-27), et au matin de Pâque, c’est elle seule qui la première découvre le tombeau vide (Jn 20,1-2), et enfin, c’est à elle que Jésus va apparaitre la première fois (Jn 20, 11-18). Premier témoin de la résurrection, mais aussi premier envoyée, c’est-à-dire premier apôtre qui a pour mission d’annoncer la bonne nouvelle.

Nous pouvons aller encore plus loin, puisque nous sommes dans un jardin, en présence d’un couple. Ce jardin nous renvoie à la Genèse. Mais si l’expulsion d’Adam et Eve s’accompagne de l’annonce de leur finitude. Ici Jésus et Marie nous disent que désormais la mort est vaincue par l’amour. Il y a donc bien une fécondité qui résulte de leur relation, et nous sommes au bénéfice de cette fécondité.

Ainsi Marie-Madeleine, n’est pas une pécheresse, et sa relation avec Jésus est d’une richesse et d’une fécondité qui dépasse largement notre question initiale. Ce qui n’a rien d’étonnant puisque dans les évangiles Jésus n’a de cesse de s’attaquer à une religion qui serait transmissible par le sang, désormais il suffit de croire et d’aimer.

Florence Blondon

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