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Les quatre cavaliers de l'Apocalypse

Prédication prononcée le 6 février 2011, au temple de l'Étoile à Paris,

par le pasteur Louis Pernot

Ces quatre cavaliers fort célèbres interviennent à l'ouverture des quatre premiers sceaux qui ferment le livre, l'Evangile tenu à la main par le messager de Dieu.

Aussi peut-on penser qu'ils sont à la fois ce qui atteste, ce qui prouve la valeur du contenu du livre, c'est à dire du message du Christ, et les quatre réalités fondamentales par lesquelles il faut passer, les quatre expériences qu'il faut expérimenter, tout en étant capables de les dépasser, comme l'on brise un sceau pour pouvoir accéder, comprendre la profondeur de l'Evangile.

Le premier cavalier est blanc, il part en vainqueur et pour vaincre. C'est l'expérience universelle de l'Echec. Tout homme un jour ou l'autre doit admettre qu'il a été vaincu, qu'il n'est pas parvenu à faire ce qu'il espérait, ou à être celui qu'il aurait voulu être. Cette première expérience nous rappelle que nous ne sommes pas Dieu ,que nous n'avons pas la toute puissance ni l'infaillibilité. Rien que cela devrait déjà nous montrer que nous ne pouvons chercher en nous-mêmes le salut, et que la meilleure des bonnes nouvelles, est que notre salut ne dépend pas de nos réussites matérielles, sentimentales, ou purement humaines. S'il y a un salut à espérer, il ne peut venir que d'en haut, que de Dieu.

Le second cavalier est roux et il a le pouvoir d'enlever la paix sur la Terre. Cette deuxième épreuve qui nous empêche d'avoir trop confiance en nous mêmes est celle de notre incapacité à vivre en paix vraiment avec tous ceux qui nous sont donnés de rencontrer. Non seulement nous nous disputons, mais il existe toujours des incompréhensions, des animosités, des jalousies. De même, à un niveaux plus général, quels que soient les progrès de l'humanité, il y a toujours des guerres, des bruits de guerre ou des menaces sur la paix politique ou sociale. Ainsi est-il illusoire de croire que la société, la sagesse, l'homme puisse nous donner vraiment la paix. Aussi est-il de même impossible de trouver en nous-mêmes un véritable paix profonde que rien ne puisse altérer. Il faut avoire compris et intégré cela pour pouvoir chercher la paix ailleurs, la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, la paix impossible aux hommes qui nous est donnée comme un grâce, non pas mcomme les hommes peuvent la donner, la paix du coeur, la paix spirituelle.

Le troisième cavalier est noir, il tient un balance à la main, et il compte ce que l'on peut avoir pour tant ou tant d'argent, interdisant de posséder certaines choses. Il s'agit là de la limitation que l'on rencontre nécessairement dans notre désir de posséder. Le désir de possésion est naturel, et chacun peut croire qu'il y a là une possibilité de donner du poids, de l'importance à son être. Mais si riche que l'on soit, il y a toujours une limite, quelque chose que l'on ne peut pas avoir, que l'on ne peut pas acheter, que l'on ne peut pas posséder. Et ainsi un jour ou l'autre sommes nous contraints à la frustration, à la déception d'une course sans fin, d'une quête qui ne peut aboutir et qui ne mène à rien. Aussi faut-il chercher ailleurs l'absolu, aussi faut-il croire que la valeur de notre être ne dépend pas de notre avoir, mais de ce qu'il y a au fond de notre coeur, d'un trésor qui est dans le ciel que personne ne peut nous ravir, mais qu'il faut chercher pour le trouver.

Le quatrième cavalier enfin est verdâtre, et il se nomme la mort...Voilà peut-être celui par lequel on aurait pu commencer, la mort évidemment nous rappelle plus que toute expérience que nous ne sommes pas Dieu et que nous ne pouvons compter sur notre propre vie biologique pour compter si peu que ce soit. Nous ne sommes pas éternels, notre vie n'est que passage, et elle ne peut toucher l'éternité que si nous l'accrochons à quelque chose de vraiment éternel: Dieu. Sans doute la certitude de notre mort est-elle une des choses qui devrait être le plus pris en compte pas nous tous. Nous devrions être capables d'être prêts à toute heure à rendre notre âme à Dieu. Et pourtant, c'est la première des choses que nous occultons. Nous avons tendance à vivre comme si nous ne devions mourir jamais, comme si notre vie avait en soi quelque certitude de durée, de solidité ou de consistance. Tout dans notre société est fait pour masquer cette mort dérangeante, ou alors son approche est vécue dans l'angoisse et la crainte, ce qui n'est pas plus créateur. Le Chrétien devrait penser tout les jours à sa propre mort, mais non pas pour s'en délecter, ou s'angoisser, mais sereinement, pour se rappeler que sa vie n'est qu'un outil provisoire, jetable qui lui est confié pour peu de temps, afin qu'il la mette au service de quelque chose de plus important que lui. On dit que c'est la conscience de sa propre mort qui fait la différence entre l'homme et la bête. Ce qui fait la différence entre un chrétien et un autre, c'est ce qu'il en tire comme conséquences.

Le message de l'Evangile est un réponse à toute ces questions, et ne peut être compris que si l'on est passé par ces questions sans les esquiver, pour en chercher un réponse vraie et positive.

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 Apocalypse 6:1-8

Je regardai, quand l'agneau ouvrit un des sept sceaux, et j'entendis l'un des quatre êtres vivants qui disait comme d'une voix de tonnerre: Viens.Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre.

Quand il ouvrit le second sceau, j'entendis le second être vivant qui disait: Viens. Et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre, afin que les hommes s'égorgeassent les uns les autres; et une grande épée lui fut donnée.

Quand il ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième être vivant qui disait: Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main. Et j'entendis au milieu des quatre êtres vivants une voix qui disait: Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d'orge pour un denier; mais ne fais point de mal à l'huile et au vin.

Quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis la voix du quatrième être vivant qui disait: Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval d'une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre

Apoc. 6:1-8

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