Bien vivre sans Dieu ? Le jeune homme riche
Passage clé dans l'Évangile, peut-être aussi un des plus difficiles : cette rencontre entre Jésus et le jeune homme dit riche, où ce jeune homme demande à Jésus — c'est en Marc 10, 17 et suivants — « Que dois-je faire de bon pour hériter la vie éternelle ? » S'ensuit tout un dialogue dont nous allons un peu parler. Et dans Matthieu, le parallèle, il lui dit : « Mon bon maître, que dois-je faire pour être parfait ? » Il interroge à chaque fois en demandant ce que c'est que bon, qu'est-ce que le bien et le bon qui pourrait donner la vie éternelle.
Première question : puisque le jeune homme dit « Que dois-je faire de bon pour hériter la vie éternelle ? », est-ce que vous voulez hériter la vie éternelle ? Mais c'est quoi, la vie éternelle, en fait ?
La vie éternelle : dépasser notre finitude
La vie éternelle, ou infinie quelque part, c'est ce qui dépasse notre finitude. C'est ce qui dépasse notre vie simplement physique, animale ou matérielle. Dans le récit parallèle de l'évangile selon Matthieu, Jésus dit à ce jeune homme riche « Si tu désires la perfection », mais ce terme de perfection n'est pas forcément à comprendre au sens moral, mais au sens d'être complet, d'avoir atteint une plénitude, d'avoir atteint le but pour lequel on est créé.
Dieu nous invite à une vie pleine, enrichissante. Il nous invite à cultiver notre sagesse, à cheminer avec liberté, à investir dans nos relations. Et finalement, c'est cette liberté, cet amour qui est reçu et qu'on apprend à donner par la suite, qui reste bien après notre mort physique, qui reste éternellement.
Cette question du jeune homme riche a été posée beaucoup de fois à la Bible. Sauf que la Bible n'est pas un manuel de bonne pratique ou un livre de recettes, et il ne faut pas se tromper de questions. Quand on demande à la Bible « Dis-moi quoi faire », elle nous répond : « Mais toi, qui es-tu devant Dieu ? » Quelle est ta relation à l'autre, à Dieu, à ton prochain ? L'éthique de la Bible, ce n'est pas seulement qu'est-ce qui est bon à faire ou mal à faire, mais la capacité à se laisser interpeller par une parole autre que la nôtre et qui donne sens à notre existence.
« Un seul est bon, c'est Dieu »
Jésus reprend tout de suite le jeune homme riche et il l'envoie un peu balader d'une façon désagréable. Puisque le jeune homme demande « Que dois-je faire de bon, mon bon maître ? », il lui dit : « Écoute, il n'y a qu'un seul qui est bon, c'est Dieu. »
Ce Jésus, on a l'impression qu'il envoie balader ce jeune homme, mais en même temps je crois qu'il lui dit quelque chose d'extrêmement important. Il lui dit : « Tu veux avoir la vie éternelle, donc une vraie bonne vie ? Très bonne idée. Mais tu te trompes. Tu me demandes "Que dois-je faire de bon ?", mais ce n'est pas en faisant ceci ou cela que tu auras une bonne vie. » Et dans l'autre évangile, il lui dit « Mon bon maître ». Ce n'est pas en ayant un bon maître ou un bon pasteur. Ce n'est pas de cet ordre-là. Il dit : « Un seul est bon et c'est Dieu. Donc si tu veux avoir une vraie vie qui vaille la peine d'être vécue, c'est en Dieu. Trouve Dieu ; la solution, c'est Dieu. »
Le paradoxe des commandements
Simplement, là, il y a un problème dans le texte. Jésus continue en lui disant : « Écoute, tu connais les commandements, tu n'as qu'à les appliquer. » Et il cite les dix commandements. Problème : les dix commandements, il y en a cinq et cinq — cinq qui concernent Dieu (« Tu n'auras pas d'autre Dieu, tu n'adoreras personne d'autre », etc.) et cinq qui concernent l'humain (« Tu ne feras pas de faux témoignage, pas d'adultère, pas de vol, pas de meurtre. ») Et Jésus ne cite que les cinq derniers, les commandements humains.
Comment se fait-il que Jésus dise d'abord que ce n'est pas dans les commandements qu'il trouvera le sens de sa vie, que ce n'est pas dans la morale mais en Dieu, et qu'ensuite il lui donne les commandements qui ne sont que les commandements humains ?
Ma solution, c'est que Jésus essaie d'être pédagogue avec le jeune homme. Il lui dit : « Écoute, la solution pour ta vie, c'est en Dieu. » Mais c'est quoi, Dieu ? La première chose que l'on peut comprendre en Dieu, très simplement, c'est Dieu comme idéal moral. Par exemple, dans la Bible on dit « Dieu est amour ». On peut renverser en disant : l'amour, c'est Dieu. Donc Dieu, c'est ce en quoi vous croyez. Moi, je crois dans l'amour, je crois dans le pardon, je crois dans la fraternité, je crois dans la générosité, et pour moi, Dieu, c'est ça.
Et même quand Jésus dit deux commandements — « Tu aimeras Dieu de tout ton cœur » et « Voici le second commandement qui lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même » — quand je m'adresse à des assemblées très peu religieuses, il m'arrive de dire : c'est semblable, donc vous pouvez choisir l'un ou l'autre. Aimer son prochain comme soi-même, c'est quand même très bien.
Les valeurs ne suffisent pas
Le jeune homme riche, lui, dit : « Seigneur, moi j'ai déjà fait tout ça. » Admettons que vous aussi vous disiez : d'accord, globalement les valeurs de l'Évangile, je les connais. Je connais plein de protestants comme ça, qui ne mettent jamais les pieds aux cultes mais qui disent : « Moi, je suis protestant, j'ai les valeurs de l'Évangile, je transmets les valeurs. » Eh bien, si on en est là, comme le jeune homme riche, passons au niveau 2 : les valeurs ne suffisent pas.
Ce jeune homme riche me fait beaucoup penser à la société sécularisée dans laquelle on vit, qui repose sur ces mêmes valeurs humanistes. Et pourtant, sans Dieu, il reste une question pressante. Ce jeune homme riche sent que quelque chose manque.
« Un seul te manque. » Et ce n'est pas une chose, c'est un. Dans la Bible, Dieu est appelé « un ». Quand il dit « un te manque », c'est Dieu.
Pour réussir sa vie, ce n'est pas des multitudes de commandements. Une seule chose, unique : c'est Dieu. Et découvrir Dieu, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est peut-être sortir de soi et se dire : je ne suis pas le centre du monde. Il y a quelque chose de plus important que moi, et je peux me mettre au service de quelque chose qui me dépasse. La valeur d'une vie n'est pas dans ce que l'on fait — vous pouvez essayer d'être le meilleur possible —, mais dans comment on se positionne par rapport aux autres d'une façon profonde, et par rapport à Dieu, c'est-à-dire par rapport à ce qui me dépasse, par rapport à l'universel.
Jésus présente la vie éternelle non pas comme quelque chose que je devrais réussir à réaliser par mes propres forces, en devenant de meilleur en meilleur, de plus en plus saint, mais au contraire, elle se reçoit dans l'humilité, dans la simplicité. Ce n'est pas moi qui vais réussir à me donner moi-même cette dimension de la vie éternelle. D'ailleurs, plus loin, les disciples disent à Jésus : « Mais si c'est comme ça, personne ne peut être sauvé. » Et Jésus dit : « C'est impossible aux hommes, mais c'est possible à Dieu. »
La grâce : le secret de toute cette histoire
Jésus, toujours bon pédagogue, va pousser le jeune homme au bout de sa logique des bonnes œuvres, d'autoréalisation, d'être le champion de la sainteté. Il va le pousser à bout pour la faire voler en éclats. Il va lui donner un commandement inapplicable : « Vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et suis-moi. »
C'est inapplicable. C'est idiot, en fait. Personne ne l'a jamais fait. Même Jésus ne l'a pas fait — il avait une bourse avec de l'argent, il fallait bien qu'il mange, qu'il vive, il avait un vêtement. Même saint François d'Assise ne l'a pas fait — il avait des sandales et une robe.
Mais il lui donne quelque chose d'infini pour lui dire : écoute, si tu veux partir dans la logique de ce qu'il faut faire, tu n'en feras jamais assez. Et donc il y a une chose à trouver, la seule chose, peut-être le seul mot qui compte de toute cette histoire : la grâce.
La grâce, c'est la gratuité. C'est se dire qu'il y a quelque chose qui n'est pas de l'ordre du mérite. Ce n'est pas de l'ordre de ce qu'on peut me récompenser d'avoir été si bon. La grâce, c'est : je suis accepté bien que je ne le mérite pas.
Jésus lui donne un commandement trop difficile pour forcer le jeune homme riche à arriver à la limite et finalement se reconnaître pécheur, et dire : « Seigneur, j'en ferai jamais assez. » Celui qui est dans une quête de la perfection, il n'atteindra jamais. Il sera toujours triste, se sentira coupable. C'est ça : le jeune homme s'en va tout triste. Il n'y arrive pas. Impossible.
Un échec de Jésus ?
Alors, est-ce un échec de Jésus ? Je disais que Jésus était un grand pédagogue — bravo ! Non seulement le jeune homme riche ne va rien faire du tout, et en plus il s'en va triste. Très réussi comme histoire…
Mais comme je crois que Jésus était super fort, je pense que ce n'est pas un échec. Pourquoi ? Parce que déjà, il est dit que Jésus l'aimait. Et je ne vois pas que quelqu'un vienne voir Jésus avec une question, après tout légitime et sympathique, que Jésus l'aime et que ce pauvre garçon reparte perdu à tout jamais et désespéré. Non. Moi, je pense que ça va travailler en lui, cette histoire, et que ce jeune homme va découvrir ce qui lui manquait par-dessus tout : le seul moyen de réussir sa vie, c'est de la construire non pas sur ce qu'il va faire, mais sur une réalité la plus essentielle et fondamentale : la grâce, tout simplement. Et donc il reviendra.
Ce qui a manqué au jeune homme riche, c'est ce qui est bon, ce qui est un : c'est Dieu. Et manquer Dieu, qu'est-ce que c'est, finalement ? C'est se nier une vie spirituelle, c'est se nier la transcendance, et surtout, c'est se nier la grâce. Dans une société sécularisée, on vit très bien de ces valeurs humanistes, de ces valeurs éthiques qui sont dans les commandements que cite Jésus. Mais quand on trébuche, quand on faute, quand on n'est pas à la hauteur de ces valeurs, c'est là que, sur le plan juridique ou même humain, on peut buter. La justice humaine, la logique humaine, elle condamne. Là où la justice de Dieu n'est que grâce. Et la grâce, ça suppose un vrai recommencement. C'est gratuit. C'est s'ouvrir sa vie à un amour inconditionnel qui a simplement comme but de nous laisser vivre et revivre.
Un chemin en trois points : vends, donne, suis-moi
Toujours mon champion de la pédagogie, Jésus va essayer d'aider le jeune homme à découvrir les choses les plus essentielles de la vie, et la grâce. Il lui dit : « Vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et suis-moi. » Trois choses. Ce n'est pas juste un commandement inapplicable et utopique ; je pense qu'il y a là un chemin en trois points.
Premier point : vends, débarrasse-toi. Le royaume de Dieu se gagne plus en s'appauvrissant qu'en accumulant des objets, des choses, des réussites, des diplômes, des bonnes œuvres. Ce n'est pas dans le « plus », c'est plutôt dans la simplicité. Ce sont les Béatitudes, le début de l'Évangile : « Heureux ceux qui ont un esprit de pauvreté. » Il ne s'agit pas d'être pauvre physiquement, mais heureux ceux qui manquent, parce que la vraie qualité de la vie, ce n'est pas d'arriver vers les autres en disant « Tu vois, je suis formidable, je suis généreux, je suis gentil », c'est l'humilité de dire : « Tu sais, je ne suis pas formidable, et j'ai besoin de toi. »
Deuxième point : donne. C'est vraiment la clé absolue de l'Évangile. La vraie richesse, c'est de donner. Je le dis pratiquement chaque fois que je fais un service funèbre : quand on meurt, il ne reste rien de ce que l'on a possédé. Il reste une seule chose : ce que l'on a donné. Même la mort ne peut pas faire en sorte que ce que l'on a donné n'ait pas été donné. Quand on donne quelque chose, c'est une richesse éternelle. On n'est riche que de ce que l'on a donné, et la vraie valeur de notre vie, elle ne tient pas à ce que l'on possède mais à ce que l'on a donné.
Troisième point : suis-moi. Cela veut dire : ne te contente pas de ce que tu es, mais mets-toi en marche, mets-toi en route, avance. La vie, c'est aussi d'avancer. Ce n'est pas de s'arrêter — ni dans la culpabilité, qui consisterait à dire « Oh, j'arrive à rien, je suis nul », ni dans l'autosatisfaction de ceux qui sont trop contents d'eux. Non : avance, suis-moi, mets-toi en route sur un chemin de vie.
Le désert et le temps du Carême
Quand Jésus dit au jeune homme riche de se dépouiller, c'est retrouver ce sens de l'humilité, mais c'est aussi se débarrasser de tous nos encombrements — toutes ces choses qui nous empêchent de vivre une vie pleine de sens, pleine d'amour. Tout ce bagage que l'on accumule et qui nous donne un faux sens de sécurité ou d'autosuffisance, mais qui n'est pas ce trésor dont parle Jésus.
Ce passage contraste beaucoup avec celui qui vient juste avant, où Jésus parle des enfants et dit que le royaume de Dieu est accessible aux enfants. Les enfants n'ont pas accumulé toutes ces choses ; ils sont dans une innocence, une naïveté et du coup une certaine liberté.
Cela me fait penser à une citation d'un explorateur britannique, Wilfred Thesiger, que j'ai lue dans une oasis au milieu du désert d'Arabie, dans une petite ville qui s'appelle Al Ain :
« J'ai découvert dans le désert une liberté inaccessible dans la civilisation, une vie entravée par aucune possession, car dans le désert, tout ce qui n'était pas une nécessité devenait un fardeau. »
Le désert, ces fardeaux… Cela fait penser au Carême. Nous allons entrer dans le temps du Carême cette semaine. Le Carême, ce sont les 40 jours avant Pâques — un temps symbolique qui renvoie aux 40 jours que Jésus a passés dans le désert, et aux 40 années du peuple hébreu dans le désert après la sortie d'Égypte. C'est un temps de vide pour aller à l'essentiel. Protestants, on ne suit pas trop le Carême strictement ; on aime plutôt se dire que c'est une attitude qu'on devrait porter en nous tous les jours. Mais il s'agit de se demander : sur quoi est-ce que je me base réellement pour vivre ? Qu'est-ce qui donne vraiment saveur à ma vie ?
Le secret caché dans la première table
Autre voie pour découvrir ce chemin de la vie éternelle et de Dieu : ce qui est en creux. Jésus cite les dix commandements et ne cite que la deuxième table. En fait, le secret était dans la première. Le jeune homme riche aurait dû lui dire : « Mais Seigneur, tu me donnes des commandements, tu en oublies la moitié ! » Il n'a pas vu.
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu et pas d'autres dieux devant ma face » : c'est ne s'attacher fortement à rien de passager ou de matériel sur terre, mais rechercher les vrais trésors qui sont d'un autre ordre.
« Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier » : c'est faire ce vide dans son temps, même dans son emploi du temps, pour comprendre que ta vie ne s'identifie pas à ce que tu fais, ne s'identifie pas à ton travail. Tu n'es pas simplement ton travail, tu es autre chose. Ta vie ne s'identifie pas non plus à tes bonnes œuvres. Et dans le Deutéronome, le commandement du sabbat est lié au fait d'être libéré : « Tu respecteras le jour du sabbat parce que tu étais esclave en Égypte et que je t'ai libéré. » Libre de ses possessions — comme on dit, ce n'est pas le jeune homme riche qui possédait des richesses, ce sont ses richesses qui le possédaient.
Et puis le dernier commandement, à cheval sur les deux tables, que Jésus a quand même cité : « Honore ton père et ta mère. » Ce n'est pas seulement une question de politesse. Honorer son père et sa mère, c'est ne pas se considérer comme le centre du monde, mais se rappeler qu'on a été précédé. Se rappeler aussi que tout ce que l'on a, on l'a reçu. Je ne me dois pas tout à moi-même. Je suis dans une chaîne : je reçois, et du coup le sens de ma vie, c'est de transmettre.
Souvenez-vous que la vie sera d'autant plus belle en vous que vous vous considérez comme ceux qui peuvent donner la vie à d'autres. C'est ça, être père ou mère : pas des géniteurs, mais transmettre la vie. Que notre vie ne soit pas un cul-de-sac — dead end, comme on dit en anglais — une fin mortelle. « Je veux la vie éternelle et pas être une fin de mort. » Et je ne suis pas une fin de mort si je transmets et si, à mon tour, je donne.
Être à la fois adulte et enfant
Le sens de cette quête spirituelle, c'est de se décentrer et finalement de se reconnaître enfant — enfant de ses parents, sûrement, mais aussi enfant de Dieu, enfant de quelque chose qui est plus grand que moi. Et en même temps, de ne pas rester dans un état infantile. Le but n'est pas une obéissance servile, mais d'être adulte dans la foi.
D'ailleurs, c'est peut-être pour cela que Jésus lui dit « Vends tout ce que tu as » avant « Suis-moi ». Il ne commence pas par « Suis-moi et puis tu donneras tout ». Non : commence par être adulte avant de te considérer comme enfant.
Il faut être à la fois adulte et enfant. Il faut être adulte parce que, oui, c'est à nous de prendre notre vie en main, de choisir, d'assumer, d'être responsable. On n'a pas tout à attendre de Dieu, des autres, d'un maître, d'une religion, d'une doctrine. Mais en même temps, il faut aussi reconnaître ses propres limites, reconnaître qu'on a besoin des autres, reconnaître qu'on a besoin de Dieu, qu'on a besoin de grâce, qu'on a besoin du pardon, tout simplement.
J'ai un idéal très élevé — l'Évangile me donne un idéal très élevé : tu dois aimer, toujours pardonner, sans cesse donner. Et en même temps, je fais ce que je peux. Mais ce n'est pas grave si je n'y arrive pas parfaitement, parce que j'ai un Seigneur infiniment bon, infiniment doux, compréhensif, plein d'amour pour moi, plein de patience, de tendresse, de grâce, qui lui m'écoute. Je ne lâche jamais mon idéal ultime — « Tu connais les commandements ? Oui, Seigneur, oui. » — et en même temps, je ne suis pas seul. J'ai ce Seigneur qui me comprend, qui me pardonne, qui me reçoit, et je peux cheminer humblement avec lui.
Je peux toujours aller m'abriter sous les ailes de Dieu, non pas par faiblesse mais par choix. Et lui me donnera toujours tout le meilleur : le Royaume de Dieu, la vie éternelle, le bonheur et la joie.
Oui, c'était une bonne question, celle du jeune homme riche : « Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » Ce qui n'était pas bon, c'était le faire. Mais cette vie éternelle, elle se trouve dans toute cette réponse compliquée de Dieu. Amen.






