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Le paradis, c'est pour quand?

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Prédication prononcée le 5 avril 2015, au temple de l'Étoile à Paris,

par le pasteur Louis Pernot

 

Le paradis évoque l’idée de l’attente d’une vie future après la mort, avec la résurrection, la vie éternelle dans le Royaume de Dieu, et on dit que Pâques pointe là dessus. Or ça n’est pas du tout évident. En tout cas cela mérite de reprendre la réflexion à partir de notre Bible en oubliant toute idée préconçue que notre catéchisme aurait pu nous imposer.

D’abord dans l’Ancien Testament, on a coutume de dire, et c’est globalement vrai, qu’il n’y est pas question de résurrection ou de vie éternelle. L’après-mort n’y est pas vraiment évoqué, la question, c’est celle de la vie ici bas. On dit ainsi que cela apparaît dans le Nouveau Testament, à partir des traditions plus tardives du judaïsme, de leur tradition orale. Or voici une chose curieuse : les hébreux avaient séjourné en Egypte, 400 ans nous dit-on, en tout cas ils connaissaient très bien les religions de l’Egypte, de la Mésopotamie et de leurs voisins, or en Egypte, il y a une croyance très forte dans une vie après la mort, on mettait dans les poches des morts des pièces pour qu’ils puissent s’acheter des choses dans l’au-delà, de la nourriture dans les tombeaux pour qu’ils puisse manger, et même une chaise pour qu’ils puissent s’asseoir. Et il en est ainsi pour pratiquement toutes les religions primitives et les cultes des morts tentant de faire croire qu’il y avait une vie après la mort se sont établis partout depuis la naissance de l’humanité.

Si donc l’Ancien Testament est étranger à ce genre de choses, ce n’est pas qu’il ait pu l’ignorer, ou que les hébreux n’y aient pas encore pensé, c’est une volonté délibérée de ne pas en parler. Sans doute parce que pour les théologiens hébreux, la question n’était pas celle de la vie dans un autre monde, mais de la vie avant la mort. Volontairement, les théologiens ont voulu se recentrer sur la vie présente et sa qualité, l’important, étant ce que l’on vit ici, et comment on peut vivre au mieux, pour soi et pour les autres, l’après mort n’a pas d’importance, Dieu y veillera.

Dans Nouveau Testament, c’est un peu plus compliqué, parce que le judaïsme était retombé dans la pente de la croyance et l’attente d’un royaume futur, mais il semble bien qu’en fait Jésus ait plutôt lutté contre cela.

Il est vrai que c’est une chose curieuse d’ailleurs que la notion de « paradis » évoque pour nous une chose future, alors que dans la Bible, ce n’est pas le futur, pas une sorte de récompense à venir pour les meilleurs, mais le point de départ : le « paradis », c’est l’ « Eden» : le « jardin de délices » dans lequel Adam et Eve vivaient heureux. Le paradis représente cet état de bonheur et de plénitude qu’offre la présence de Dieu, sans cesse menacé par le péché originel qui consiste à vouloir se mettre soi-même au centre, ce qui nous tente tous sans cesse.

Or petit à petit, dans la piété hébraïque, le paradis a été renvoyé dans le futur comme une attente, une espérance. D’abord comme une image des temps messianiques : en disant que si la situation pouvait être difficile aujourd’hui, viendrait un jour futur où Dieu viendrait accomplir toutes ses promesses, donner tous ses dons, et dans lequel tout le monde vivrait merveilleusement heureux. Et puis c’est devenu l’image du séjour des bienheureux après leur décès. Et ainsi, est revenu ce culte des morts, et la religion s’est recentrée sur l’au-delà au lieu du présent comme avait essayé de le maintenir l’Ancien Testament.

Mais Jésus donc renvoie au présent. D’abord en se présentant comme le Messie. Il dit ainsi qu’il n’y a pas à attendre, que le temps de la promesse, c’est aujourd’hui, maintenant et ici. Les dons de Dieu ne sont pas pour plus tard, mais à trouver immédiatement dans la présence du Christ. C’est une invitation à vivre non pas dans l’attente de quelque chose de merveilleux dans le futur, mais à vivre maintenant la chance extraordinaire d’être aimé par Dieu, de pouvoir vivre avec lui, de partager avec ceux que l’on aime, et de contribuer à un monde meilleur. Le Royaume de Dieu ne devient plus quelque chose à attendre dans le futur, mais une réalité dans laquelle Jésus nous invite à entrer de notre vivant.

C’est même le sens des premiers mots de sa prédication : « le Royaume de Dieu s’est approché » et donc il n’est plus à attendre, il est là. « Voici maintenant le jour du salut  » dira aussi Paul : (2 Cor 6 :2), pas dans un futur hypothétique. Et quand les disciples demandent à Jésus comment et quand le Royaume de Dieu viendra, il leur répond qu’il ne viendra pas comme un événement historique futur, mais dit-il : « Royaume de Dieu, il est au milieu de vous » (Luc 17:25) que ce soit au dedans de soi-même, ou au milieu de la communauté, de toute façon, le Royaume de Dieu,  ce n’est pas une réalité à venir, et à attendre passivement, mais une dimension de notre vie que nous pouvons souhaiter et espérer trouver, parce qu’en hébreu, le même mot désigne le « royaume » et le « règne ». Ce que nous souhaitons, c’est le « règne de Dieu », que Dieu règne dans nos cœurs, c’est la foi, et c’est ce que nous demandons aussi dans le Notre Père chaque jour.

Et ainsi la plupart des promesses de Jésus ne nous envoient pas dans l’attente d’un futur royaume, mais dans le présent.

Ainsi en particulier dans l’une des trois occurrences du mot « paradis » dans le Nouveau Testament, il y a ces paroles de Jésus au larron sur le croix : « Je te le déclare : aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ». Cette parole a fait couler beaucoup d’encre, parce que dans la théologie classique, Jésus n’aurait pas pu l’accueillir « aujourd’hui » dans le paradis, puisqu’il y a les trois jours du triduum pascal, puis 40 jours avant l’Ascension. Les commentateurs ont essayé toute sorte d’esquive, disant que le « paradis » pouvait aussi dans le judaïsme évoquer le séjour des morts, ou qu’il fallait mettre la virgule autrement : « je te le déclare aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ». Mais cela ne fait pas sens, évidemment que ce qu’on déclare on le déclare aujourd’hui ! La vérité, c’est que le mot essentiel de cette histoire, c’est « aujourd’hui ». Le paradis, ce n’est pas pour demain, c’est pour aujourd’hui, pour le larron, et pour nous tous, même si nous ne devons pas mourir dans l’heure. C’est constant dans la prédication du Christ.

Ainsi il dit à Zachée qui avait cherché à s’approcher de lui en montant sur son sycomore : « Aujourd’hui le salut est venu pour cette maison  »  (Luc 19 :9). Il ne dit pas : « le salut viendra pour toi quand tu seras mort », ou « après le jugement dernier », ou « à mon retour », mais « aujourd’hui ». Là, tout de suite, dans ta vie, quelque chose a changé.

Dans le Notre Père Jésus nous invite à dire : « Donne nous aujourd’hui notre pain. », on n’est pas dans la mythologie égyptienne espérant que Dieu nourrisse les morts, il ne s’agit pas de demander le pain spirituel pour l’autre monde, mais qu’il nous donne « aujourd’hui » son pain éternel. Il dira aussi (Matt. 28:20) son ultime promesse : «  je suis avec vous tous les jours » il ne dit pas « je serai avec vous dans l’autre monde », mais « je suis ».

De même, ce que nous pensons trop souvent comme une réalité future, l’Evangile le présente comme quelque chose qui concerne notre vie présente : si Paul dit : « vous êtes ressuscités avec Christ » (Col 3 :1) au passé, et non au futur, c’est que la résurrection, ce n’est pas une réalité que nous attendons pour un autre monde, mais quelque chose que nous pouvons expérimenter ici bas, c’est le Christ qui nous redonne la vie, qui nous fait naître de nouveau et d’en haut.

De même encore, Jésus d’après l’Evangile de Jean dit : (Jean 5 :24) « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé, il a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.  ». Là encore, la vie éternelle n’est pas promise pour le futur, mais comme une dimension que notre vie terrestre peut acquérir grâce au Christ et que la mort n’atteint pas, qui traverse et transcende la mort. Et il continue : «  En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront. » (Jean 5 :25). Encore le « c’est maintenant » et les morts donc sont non pas ceux qui sont dans les cimetières, mais les morts spirituels.

Quant au paradis, la deuxième occurrence (sur trois) dans le Nouveau Testament de ce mot montre qu’il ne s’agit pas d’un lieu de félicité pour les morts justes, mais ce que l’on expérimente quand on est dans la présence de Dieu. Paul parle de sa vocation, de son expérience spirituelle sans doute sur le chemin de Damas quand il a senti la présence de Dieu et du Christ et qu’il s’est converti, il dit alors qu’il a été« enlevé dans le paradis » : « Je connais un homme en Christ qui, voici quatorze ans... – fut ravi jusqu’au troisième ciel. Et je sais que cet homme ... fut enlevé dans le paradis et qu’il entendit des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer.» (2 Cor 12.2–7).

Ainsi, le Royaume de Dieu, la résurrection, la vie éternelle, le paradis ne sont pas des réalités à attendre pour l’au delà, mais à accueillir aujourd’hui dans sa vie. Ce ne sont pas des récompenses post mortem, mais des dimensions de notre vie terrestres qui la transcendent et restent éternelles, le meilleur qui est de l’ordre de l’amour et de la grâce qui demeure éternellement.
 
Reste que certains passages dans l’Evangile semblent bien comporter l’idée d’une promesse de compensation dans l’autre monde, comme dans certaines béatitudes (heureux ceux qui pleurent, ou les pauvres etc.), ou ces propos de Jésus à ses disciples après le dialogue avec le Jeune homme riche disant à ses disciples : «  il n’est personne qui ait quitté, à cause de moi et de l’Évangile, maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou terres, et qui ne reçoive au centuple, présentement dans ce temps-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants et des terres, avec des persécutions et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. »  (Marc 10 :29-30). Mais on peut comprendre ces promesses comme concernant le temps présent (c’est d’ailleurs ce qui est indiqué dans le texte : « dans ces temps ci ». Parce qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir, et quiconque vit de la grâce reçoit infiniment de bonheur, d’amour et de grâces, le paradis se vit dès ici bas quand on sait aimer et vivre avec Dieu, et on en voit les prémices, bien sûr ce qui est de cet ordre est la seule réalité qui transcende la mort, et donc après celle-ci on est dans la plénitude de cette douce réalité alors que dans ce monde, on reste soumis toujours en partie au mal. Et les Béatitudes aussi disent : « heureux les pauvres en esprit car le Royaume des cieux est à eux », là encore c’est au présent, Jésus ne promet pas : « le Royaume sera à eux », mais « est ». C’est donc ici bas que le pauvre accède au Royaume, parce que celui qui se sait pauvre, qui ne se croit pas parfait ou auto suffisant, a de la place pour accueillir l’autre, pour accueillir Dieu, sa grâce, son amour, et ainsi participer au Royaume. Il n’est donc en fait pas question de compensations, les grandes paraboles d’ailleurs ne parlent jamais de cela, l’Evangile,  ce n’est pas une bonne nouvelle pour plus tard, c’est une bonne nouvelle pour aujourd’hui, pour vivre ici, tout de suite, le bonheur que Dieu nous offre. La vie éternelle, c’est la continuation de ce qui est éternel dans notre vie, du meilleur, de tout ce qui est de l’amour et du spirituel, de l’invisible qui demeure éternellement (2 Cor. 4:14).
 
Il y a un piège mortel à se préoccuper de la vie future, bien des gens veulent faire leur paradis, et c’est là un problème parce qu’alors ils ne vivent plus dans le présent, mais par rapport à un temps illusoire, un futur hypothétique. Et à trop se préoccuper du lendemain on risque de passer à côté de l’aujourd’hui. A toujours attendre un futur meilleur, on oublie de faire en sorte que le présent soit bon, et on ne voit pas ce qu’il peut y avoir de bon dans le présent. Jésus, lui, renvoie dans le présent, il ramène au maintenant les temps messianiques et il invite à se convertir aujourd’hui pour aimer aujourd’hui Dieu et son prochain.

Le problème d’une religion qui renvoie vers le futur c’est qu’elle finit toujours par inviter à se priver de tout, à se sacrifier, à tout supporter en vue d’une récompense future. En ce sens Marx aurait eu raison, la religion peut devenir un opium pour le peuple, parce que cela conduit à la passivité. Or on ne peut pas vivre toujours sa vie par rapport au futur. En ce sens, le pari de Pascal est une erreur délétère. Et le but n’est pas de se priver ici bas pour gagner des points de paradis, mais il faut miser sur sa vie présente, et on a alors la vie future en plus, parce que cette vie éternelle est constituée de tout l’éternel qui est vécu ici bas.

Jésus dans ce sens a dit très clairement : « ne vous inquiétez pas du lendemain » mais dit-il : « cherchez le Royaume de Dieu et sa justice » (Mat. 6:34). Il y a donc juste à chercher à être fidèle à Dieu, ce n’est en aucun cas une question de lendemain, et ce n’est pas en pensant à son futur hypothétique dans l’autre monde qu’on trouvera comment être optimiser sa vie aujourd’hui pour être fidèle à Dieu.

Et même au contraire, parce que la préoccupation de son propre salut futur est un contre sens par rapport à l’Evangile : « qui veut sauver sa vie la perdra » a dit Jésus (Matt. 16:25). Parce que toute préoccupation de son propre paradis ou avenir céleste n’est qu’une préoccupation fondamentalement égoïste, c’est une manière de rester centré sur soi. Or l’Evangile, c’est tout le contraire, c’est de s’oublier soi-même pour servir, et c’est de faire le bien, d’aimer, de libérer, de servir, sans se demander si on a quelque chose à y gagner soi même, sinon, ce ne serait plus de l’amour ou de la grâce. Ainsi, paraît-il, sainte Thérèse aurait dit que si elle devait renoncer à son propre salut pour aider un pauvre, elle le ferait sans hésiter, c’est là le sens de l’Evangile : « qui veut sauver sa vie la perdra », et c’est vrai, la question du paradis est une mauvaise préoccupation, une mauvaise orientation de sa vie parce qu’elle maintient dans l’égoïsme. La plupart les grands mystiques sont allés dans ce sens. Ainsi, Maître Eckhart dit-il : « si tu honore Dieu par des prières en espérant avoir la VE, en fait, celui que tu adore réellement, c’est l’objet de ton désir, et c’est toi même que tu adores et donc tu transformes Dieu en valet. » (Les dits de ME No 39), et saint Augustin avait dit la même chose (Ennarationnes Ps 85 :8).

Et les Réformateurs ont fait de même, on peut à juste titre critiquer la théorie de la prédestination de Calvin, mais elle avait un grand mérite de dépréoccuper de la question de son propre salut. C’était pour dire en quelque sorte : « ne vous inquiétez pas pour votre paradis, Dieu a déjà réglé la chose, ne vous préoccupez pas de votre salut, vous êtes déjà sauvés par grâce ». Et ainsi libéré d’une préoccupation délétère, le croyant peut se concentrer librement sur la manière avec laquelle il va utiliser sa vie pour faire du bien dans le monde.
 
Le message de Pâques aussi nous montre une résurrection qui est là, tout de suite, et pas après un jugement dernier à la fin du monde. Or la résurrection du Christ est bien dite être le modèle de notre propre résurrection, elle nous montre le chemin, nous sommes invités à suivre le Christ et à ressusciter avec lui en nous attachant à lui. La résurrection du Christ n’est donc pas un spectacle, mais un chemin à suivre. Si l’Evangile est une bonne nouvelle, ce n’est pas pour que nous vivions par procuration la vie d’un autre, certes, nous pouvons être très contents pour lui que Jésus soit ressuscité, mais ce ne peut devenir une bonne nouvelle pour nous que s’il nous ressuscite avec lui, que si par lui nous comprenons qu’il peut nous relever de toutes nos morts, de nos deuils, nos tristesses, découragements ou enfermements divers. Christ a vaincu la mort, et il peut rendre en nous la vie victorieuse. Certes, Christ est ressuscité, mais l’important pour nous est qu’il est aussi ressuscitant. Il est comme celui qui ouvre la voie, qui fracasse les portes de la mort pour que la vie triomphe. La croix montre que cela n’a pas été facile pour lui, ni sans dommages, mais la porte est ouverte, et en le suivant, nous accédons à la vie. Et notre résurrection, elle peut être aujourd’hui, chaque jour en suivant le Christ.

Le Christ ressuscité nous fait rentrer dans le paradis du jardin d’Eden, tout le montre dans l’Evangile, d’après Jean en effet, il ressuscite dans un jardin et Marie le prend pour le jardiner. La « croix » est souvent dite simplement « bois » dans le grec de l’Evangile, et en hébreu, il y a un seul mot pour dire « bois » et « arbre ». Sa croix est donc l’arbre au milieu du jardin, l’arbre de vie qui a été d’ailleurs l’un des tout premiers symboles chrétiens avant la croix elle même.

C’est lui la porte du paradis, comme il le dit lui-même : « je suis la porte » (Jean 10 :7,9), il est le chemin qui mène à la lumière : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14:6).

Ainsi, la religion de Jésus n’est pas faite de promesses pour un futur hypothétique, c’est la bonne nouvelle d’un don pour chacun de nous aujourd’hui. Ce n’est pas « demain on rase gratis », mais aujourd’hui, une bonne nouvelle pour vous, Christ est ressuscité, et il peut vous ressusciter, Christ est la porte du paradis, ce paradis vous est ouvert, entrez-y et vous vous régalerez, parce que quelle que soit votre situation matérielle, il y a une infinité de délices à vivre avec le Christ.

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Jean 11:23-27

Jésus  dit à Marthe: Ton frère ressuscitera. Je sais, lui répondit Marthe, qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? Elle lui dit : Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde.

2 Corinthiens 12:2-7

Je connais un homme en Christ qui, voici quatorze ans – était-ce dans son corps ? je ne sais ; était-ce hors de son corps ? je ne sais, Dieu le sait – fut ravi jusqu’au troisième ciel. Et je sais que cet homme – était-ce dans son corps ou sans son corps ? je ne sais, Dieu le sait – fut enlevé dans le paradis et qu’il entendit des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer. 5Je me glorifierai d’un tel homme, mais de moi-même je ne me glorifierai pas, sinon de mes faiblesses. Si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insensé, car je dirais la vérité ; mais je m’en abstiens, de peur que quelqu’un ne m’estime au-dessus de ce qu’il voit ou entend de moi, à cause de l’excellence de ces révélations.

Luc 23:39-43

L’un des malfaiteurs suspendus en croix blasphémait contre lui : N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous ! Mais l’autre lui fit des reproches et dit : Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos actes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal. Et il dit : Jésus, souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. Jésus lui répondit : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.

Jean 11:23-27, II Corinthiens 12:2-7, Luc 23:39-43

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