Conférences de l'Étoile - novembre-décembre 2002

La vie, le destin et l'amour

 

POURQUOI TANT D'ECHECS EN AMOUR ?

 

En amour, l'échec est-il un bienfait ?

> Il faut d’abord rappeler que, dans les anciens temps, l’amour (j’entends l’amour entre homme et femme, ou homme et homme, ou femme et femme) n’était pas considéré comme un cadeau des dieux, loin de là. La pensée antique présentait la sexualité, la femme et le couple comme des malédictions (cf. la punition infligée aux hommes parce que (Promothée avait dérobé le feu) la femme Pandore qui ouvre la boîte des malédictions, cf. aussi Némésis qui représente la vengeance) (1).
Chez Platon, « Eros » n’était pas un dieu, mais un démon à mi-chemin entre les hommes et les dieux. L’amour est une forme inférieure de l’Amour (le véritable amour, c’est l’amour du Beau, des Idées…) L’amour était considéré comme une illusion. Et l’échec d’une illusion est toujours une forme de guérison.
La pensée antique dirait donc avec une sorte d’humour un peu sinistre que, s’il y a tant d’échecs en amour, c’est tout simplement parce que l’échec est l’issue normale et souhaitable de l’amour un peu comme la guérison est l’issue normale et souhaitable d’une maladie. 
Mais, pour la Bible, il n’en va pas de même. La femme n’est pas considérée comme une punition pour l’homme. La complémentarité de l’homme et de la femme est voulue par Dieu (Gen 2,20-23).
La dégradation de la relation entre Adam et Eve est présentée comme une conséquence de leur désobéissance. Après qu’ils aient « croqué la pomme », Adam et Eve rentrent l’un vis-à-vis de l’autre dans un jeu de demi vérités et de mensonges. Le retour du « chacun pour soi » est présenté comme une « chute » alors que pour la pensée antique, il était le retour à la condition voulue par les dieux (2).

> Ceci dit, je voudrais maintenant présenter, de manière plus concrète, trois causes parmi d'autres de l'échec en amour et plus précisément de l'échec dans la vie de couple. Et je vais les préciser par référence aux trois tentations qui ont été présentées à Jésus-Christ par Satan. Cela peut surprendre puisque Jésus n'a pas connu la vie de couple. Mais, en fait les tentations auxquelles Jésus a été soumis constituent le paradigme de toutes les tentations.


Peut-on changer les pierres en amour ?

> La première tentation proposée à Jésus-Christ par Satan, c'est de changer les pierres en pain. Apparemment, il n'y a pas de mal à cela. Changer les pierres en pain, pense-t-on, cela ne peut faire que du bien. Et pourtant, c'est une tentation. En effet, la tentation se présente presque toujours comme un désir de faire quelque chose de bien. Et pourtant, c'est une tentation parce que, il faut le savoir, on ne fait jamais du pain avec des pierres, et ce même si on s'appelle Jésus. Avec des pierres on ne fait que des pierres.
Bien des couples vivent la tentation de vouloir "changer les pierres en pain". Eux aussi, ils veulent faire quelque chose de positif. Ils veulent faire naître ou renaître le "pain" de l'amour avec autre chose que de l'amour (que ce soit ou non des pierres). Ils peuvent se dire : "On va faire un enfant en commun (puis un deuxième si la potion ne suffit pas) et lorsque nous serons trois ou quatre, nous nous supporterons mieux qu'à nous deux". Ils peuvent se dire aussi Ils se disent : "Certes notre couple est bancal, sans fondations solides. Mais, faisons un acte "positif" : on va s'acheter une maison en commun et ces pierres communes nous empêcheront de nous séparer. Elles seront le pain de nos retrouvailles". On pourrait multiplier les exemples.
Ainsi, vouloir "changer les pierres en pain", c'est vouloir palier l'absence de pain (l'absence d'amour) par des subterfuges et des ersatz. C'est accumuler des pierres, calfeutrer les fissures, pratiquer la politique de l'autruche de manière à se sentir en sécurité même si l'on manque de pain. Vouloir changer les pierres en pain, c'est la tentation sécuritaire. Et c'est aussi, quelquefois, vouloir acheter l'amour (ou du moins la non-séparation) par des "pierres" en tout genre. 
Mais ce genre de remède est quelquefois pire que le mal. La maison en commun, bien loin de conforter le couple, peut être une occasion supplémentaire de divisions. Et l'enfant en commun, bien plus encore. L'amour ne s'achète pas, ni en achetant des maisons, ni en faisant des enfants.

> Ainsi, ne l'oublions pas, l'amour se maintient seulement avec le pain de l'amour. Mais heureusement, il y a plusieurs sortes de pain. Et si l'on vient à manquer d'une sorte, on peut découvrir les autres. 
Le premier pain de l'amour, c'est "eros", la passion amoureuse, c'est le manque de l'autre. Ce manque, c'est à la fois une passion pour un autre que l'on voudrait être un autre soi-même et un désir d'un autre qui soit vraiment autre que soi (on retrouve là les deux tendances homosexuelle et hétérosexuelle de l'amour). Le manque, c'est-à-dire l'amour, naît de cette ambivalence.
Mais la difficulté de l'amour naît, elle aussi, de cette ambivalence. 
En effet, par cette ambivalence, on manque toujours de l'autre. Mais l'autre vous échappe toujours. On le rate. Aimer l'autre, c'est le ressentir comme une énigme qui vous attire et comme un mystère qui vous échappe. L'autre, quand on l'aime, c'est toujours l'"échappée belle".
Et ceci, il faut s'en souvenir pour ne pas considérer comme un échec ce qui est en fait le propre de l'amour. C'est ce manque qui fait vivre l'amour.
Aimer l'autre, c'est toujours ressentir qu'il vous manque et qu'il vous échappe. Le Cantique des Cantiques est une merveilleuse parabole de ceci. L'autre est toujours un "tu" auquel on s'adresse et un "il" (ou un "elle") qui vous échappe (cf Cantique des Cantiques, chapitre 1, verset 2 "qu'il me baise" et, aussitôt après, au verset 3 "ton nom est un parfum qui se répand").
Donc l'amour, c'est d'abord une forme d'appel et d'insatisfaction. L'amour, c'est dire à l'autre : avec mes bras tendus vers toi, je n'embrasse que le vide, même lorsque je crois te tenir. Et lorsque j'approche mes lèvres de tes paupières, je ne suis qu'un aveugle qui boit la lumière d'un mystère. 
Mais, c'est vrai, même si Lacan dit "Jamais le manque ne me manque", pour certains conjoints, le manque vient à manquer, et l'autre perd son mystère et aussi son pouvoir d'attrait. Mais il y a alors un autre pain pour l'amour, c'est l'amitié. L'amitié, c'est se réjouir de ce que l'autre existe. Et, dans l'amitié, on cesse de demander quelque chose à l'autre, ou plutôt on ne lui demande qu'une seule chose : continuer à exister. L'amitié peut faire vivre l'amour, même dans un couple, et ce pendant très longtemps. L'amitié, c'est du bon pain. Un couple heureux, c'est souvent celui qui a su passer de la passion dévorante à la joie de l'existence de l'autre (3).
Et il peut y avoir enfin un autre pain encore qui peut nourrir l'amour même lorsque le pain de l'eros et même celui de l'amitié ne peuvent plus le nourrir. Cet autre pain, c'est celui de l'amour "agape" (la "charité" dans son sens premier de "don gratuit"). L'agape, c'est l'amour "pour rien", c'est l'amour libéré de l'ego, c'est l'amour désintéressé et même parfois le sacrifice. Il peut avoir un très beau nom, celui de fidélité. Oui, l'amour, cela peut être aussi la fidélité, même si on a perdu le désir, même si on a perdu l'amitié. Et il y a aussi un autre nom pour l'amour-agape, c'est celui de reconnaissance pour l'autre, pour ce qu'il vous a apporté (4).


Les risques des glissades.

Revenons aux tentations que Satan propose à Jésus.
La deuxième tentation que propose Satan à Jésus, c'est de se laisser tomber du haut du Temple, pour montrer ainsi combien il a confiance en Dieu. "Jette-toi du haut du Temple, dit Satan à Jésus, les anges de Dieu empêcheront ta chute". Et cette deuxième tentation, c'est de croire que l'autre (que ce soit Dieu ou le conjoint) peut tout "rattraper", même les actes les plus improbables et les plus suicidaires.
Et cette tentation, ceux qui vivent en couple la connaissent bien aussi.
La deuxième tentation dans la vie de couple, c'est de s'octroyer le droit de se laisser aller, de se laisser glisser, en se disant "je ne risque rien, notre couple ne risque rien, puisqu'on s'aime et que l'autre le sait. L'amour nous sauvera toujours". 
Comme la première, cette tentation se présente sous des dehors tout à fait louables. De fait, en se laissant aller, on voudrait presque prouver à l'autre que c'est parce que l'on a confiance en son amour que l'on s'autorise quelques coups de canifs dans le contrat de fidélité conjugale, ou quelques engueulades, ou même quelques "laisser-aller" dans sa tenue. Et on le fait sous prétexte que "l'amour pardonne tout, croit tout, espère tout et supporte tout" (I Corinthiens 13, 7). 
Mais, si l'amour excuse tout, il ne doit pas pour autant servir d'excuse. On commence par dire : je la trompe, elle m'excusera puisqu'elle m'aime. Et on dit ensuite : je la trompe, et je peux me le permettre puisque je l'aime.
Mais, on ne met pas à l'épreuve l'amour. L'amour permet de passer les épreuves justement si on ne le met pas à l'épreuve. 
Certains aiment jouer avec le feu. Certains hommes en particulier éprouvent une sorte de malin plaisir à se montrer abject devant l'autre, comme pour mettre à l'épreuve son amour. Mais c'est un jeu dangereux. Il ne faut pas induire l'autre en tentation (surtout une femme !). Il ne faut pas induire en l'autre la tentation de ne plus vous aimer. L'autre n'est pas un saint qui pourrait résister à toutes les tentations.
L'amour est comme un tapis roulant. Si on le laisse fonctionner de lui-même, il vous porte, sans qu'on y prenne garde, plus loin que les épreuves. Et ainsi il vous permet de les dépasser. Mais si on saute dessus pour tenter de prouver qu'il fonctionne bien, cela bloque le fonctionnement. 
C'est vrai, l'amour est d'abord une forme de confiance en l'autre et en l'amour. Mais il ne faut pas se méprendre sur le sens du mot "confiance". Dans confiance, il y a "cum" (avec). La confiance, cela se fait à deux. Ce n'est pas une attitude unilatérale, ou sinon cela est vite voué à l'échec. La confiance, c'est faire confiance à l'autre, mais c'est aussi mettre l'autre en confiance. Aimer l'autre, c'est le mettre en confiance et agir en sorte qu'il soit et reste en confiance. 
Pour pouvoir continuer à aimer l'autre, il faut pouvoir continuer à être fier de lui.

 

Le despotisme de l'amour.

> La troisième tentation que propose Satan à Jésus, c'est de lui proposer de parvenir à ses fins (l'instauration du Royaume) en devenant le maître de tous les royaumes du monde. C'est la tentation du despotisme éclairé. Cette tentation est aussi très présente dans les couples. Ce que Satan chuchote à chacun des époux (et peut-être plus spécialement à l'homme), c'est "Fais preuve d'autorité, remets les pendules à l'heure, et tout ira mieux". 
C'est la tentation de vouloir faire d'autorité le bonheur de l'autre et du couple. C'est la tentation du "c'est moi qui sait ce qui est bien pour nous deux". Elle procède, comme toujours, d'une bonne intention. Il se peut que celui qui "sait" ait effectivement raison. Mais voilà : on a toujours tort d'avoir raison. La raison du plus lucide n'est pas forcément la meilleure. Il suffit de vouloir imposer une solution pour être a priori discrédité ; et ce même, et peut-être surtout, si l'on a raison. 
Bien souvent, les couples ne fonctionnent correctement que lorsqu'ils tracent leur chemin à la lumière (si j'ose dire) de leurs aveuglements communs. Dans un couple, mieux vaut deux aveugles qui se trompent ensemble de chemin qu'un clairvoyant et un borgne qui se disputent sur la voie à emprunter. 
Lorsque Valéry a écrit "L'amour consiste à être bête ensemble" (5), c'est peut-être cela qu'il a voulu dire.
La Bible a une manière plus élégante de le dire. Elle dit que l'homme et la femme sont appelés à être "une seule chair". Et "une seule chair", cela signifie "une seule faiblesse" (6), "une seule fragilité". Etre fragile ensemble, c'est une chose merveilleuse. Cela s'appelle la tendresse. 
Il faut le savoir, l'amour, "c'est comme le mercure dans la main ; si je la garde ouverte, il y restera ; si je la referme, il file entre les doigts" (7). Et ouvrir la main, en amour, c'est souvent renoncer à l'amour propre. L'amour peut renaître par une forme de lâcher prise.
L'amour-propre est le venin qui fait défaillir l'amour, même si l'amour est souvent un excellent vaccin qui éradique l'amour-propre.

> A propos de la troisième tentation de l'amour (celle du "despotisme"), je voudrais ajouter ceci. Il y a, en amour, une forme particulièrement pernicieuse du despotisme "pour la bonne cause". Et c'est, justement, le despotisme que l'on exerce au nom même de son amour. En effet, l'amour est naturellement possessif, jaloux et exclusif. Il est naturellement despotique et autoritaire. Et c'est pourquoi, c'est souvent l'amour qui est lui-même la cause de l'échec en amour. Et c'est peut-être ce constat qui fait la vertu des mariages de sagesse et de raison. 
Un livre récemment paru a pour titre : " Si tu m'aimes, ne m'aime pas " (8). Ce titre n'est paradoxal qu'en apparence. A mon avis, il veut dire ceci : "Si tu m'aimes vraiment, laisse-moi du champ et de la liberté, ne sois pas exigeant et possessif avec ton amour, agis de telle manière que l'on pourrait supposer que tu ne m'aimes pas. Bref si tu m'aimes vraiment, cesse de m'aimer de manière possessive, exclusive et autoritaire". 
Et on pourrait ajouter ceci : "Si tu m'aimes, accepte de ne pas te sentir aimé. Si tu m'aimes vraiment, accepte de ne pas te sentir aimé par moi autant que tu le souhaiterais ni de la manière que tu souhaiterais. Oui, n'exige pas de moi que je t'aime autant que tu dis m'aimer. N'exige pas que je t'aime à ta manière à toi d'aimer". 
Cette différence dans la manière d'aimer, Serge Gainsbourg en parle fort bien : le grand problème en amour, dit-il, c'est qu'on est non pas deux mais quatre : "toi, mon amour, ton amour et moi ; et c'est pourquoi on ne se comprend pas" (9). Ta manière de m'aimer et de vouloir être aimé n'est pas ma manière de t'aimer et de vouloir être aimé. Et c'est là le problème et quelque fois le drame. Et c'est pourquoi, l'idéal, en amour, serait d'être trois. Et qu'on ait la même manière de s'aimer. Il y aurait alors toi, moi, et notre amour.
Mais, dans ce cas, peut-être que l'amour ne serait plus l'amour, parce que, La Rochefoucault l'a écrit (10), "l'amour, aussi bien que le feu, ne peut subsister sans un mouvement continuel. Et il cesse de vivre dès qu'il cesse d'espérer et de craindre". 
Quand on s'aime tous les deux, on est toujours à quatre. L'échec en amour, c'est peut-être de vouloir l'ignorer. 
Lévinas écrit : "Dans l'amour - à moins de ne pas aimer d'amour -, il faut se résigner à ne pas être aimé" (11). En effet, l'amour met à nu la difficulté de communiquer et de communier dans l'amour. Et c'est pourquoi l'échec en amour ne vient pas forcément de la non communication. Il est dû à la non acceptation de cette difficulté de communiquer, même quand on s'aime et peut-être surtout quand on s'aime. 
Alain Finkielkraut va dans le même sens. Il explique que : aimer l'autre "comme son prochain", ce n'est pas forcément l'aimer comme un proche mais comme "le prochain" (comme on dit "le prochain rendez-vous"). C'est l'aimer aujourd'hui comme celui que l'on espère rencontrer et connaître le jour "prochain". C'est l'aimer comme espérance et comme promesse, c'est l'aimer comme horizon toujours à venir (12). Dans l'amour, comme dans la foi, comme dans l'espérance, la communion est toujours pour le jour prochain. Tout comme l'autre, Dieu est et restera toujours notre "prochain".


L'amour et le bonheur.

Je voudrais ajouter un dernier mot.
L'amour conduit souvent à l'échec parce qu'on le fait rimer avec bonheur. Si l'amour ne conduit pas au bonheur, on le considère comme un échec, et on se sépare.
Mais l'amour conduit plutôt à une vie "extraordinaire" qu'à une vie "heureuse".
Quand Jésus pose la question "que faites-vous d'extraordinaire?" (Matthieu 5, 47), la réponse pourrait être : "aimer". 
Et j'ajouterais : peu importe que nous ayons ou non une vie heureuse ; fondamentalement, il importe davantage que nous vivions une vie "extraordinaire". Et ceci l'amour le permet. L'amour est aventure, risque, passion, masochisme, perversion et transgression. Et c'est bien ainsi. 

Alain Houziaux


(1) Mais a contrario, il y a aussi dans la mythologie gréco-romaine de belles illustrations de l'amour entre hommes et femmes : cf Orphée descendant aux enfers pour chercher son Euridice ; cf aussi Philémon et Baucis qui veulent mourir ensemble de pouvant supporter de vivre l'un sans l'autre ; cf aussi la femme d'Euripide, Alceste, qui s'offre en sacrifice à la place de son mari.

(2) En effet pour la pensée antique, ce qui est voulu par les dieux, c'est que les individus soient coupés les uns des autres. En effet, c'est Zeus qui décida, pour les punir, de couper des êtres androgynes (à la fois homme et femme) en deux en séparant ainsi hommes et femmes. Ainsi, pour la pensée antique, l'amour qui rapproche les sexes est une manière d'aller à l'encontre de la volonté divine.

(3) André Comte-Sponville, Dieu en débat, dialogue avec Alain Houziaux, Libre sens, novembre 1996.

(4) Dans la parabole du bon Samaritain, celui qui a été sauvé (le blessé) aime celui qui l'a sauvé (le Samaritain), et il l'aime par reconnaissance.

(5) Valéry, Monsieur Teste.

(6) Valéry a aussi écrit dans ses Cahiers : "L'amitié, l'amour, c'est pouvoir être faibles ensemble". Cf La bêtise n'est pas mon fort, 1899.

(7) Philippe Julien, Tu quitteras ton père et ta mère, Aubier 2000, page 59.

(8) Mony El Kaïm, Seuil 2001.

(9) Serge Gainsbourg, Dernières nouvelles des étoiles, Plon 1994, page 121.

(10) Maximes, maxime 75.

(11) Cité par Finkielkraut, La Sagesse de l'amour , Gallimard, 1984, page 51.

(12) Op cit, page 70.

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