Revêtir le Christ : un appel à la vie et à l'amour
Que Signifie 'Revêtir le Christ' ? Une Introduction au Baptême
Alors comme je vous l'ai dit, je vais réfléchir à partir de ce passage de l'épître aux Galates que nous avons entendu tout à l'heure et je prends le temps juste de vous le relire : car vous êtes tous et toutes enfants de Dieu par la foi en Christ Jésus. Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ. Il n'y a plus ni juif, ni grec, il n'y a plus ni esclave, ni homme ou femme libre, il n'y a plus ni homme ni femme, car vous tous, vous êtes un en Christ Jésus.
Voilà un petit passage qui peut paraître peut-être un peu simple, facile, très court, juste à écouter et pourtant qui recèle beaucoup d'éléments propices à notre réflexion ce matin.
Et je veux m'arrêter en particulier sur ces petits mots, revêtir le Christ. Qu'est-ce que cela veut dire que revêtir le Christ ? Nous disons cela, nous écoutons cela presque naturellement, il s'agit de revêtir le Christ. Oui, mais qu'est-ce que ça signifie revêtir le Christ ?
Alors, revêtir le Christ dans l'église catholique et dans l'église orthodoxe, au moment du baptême, le baptême qu'Eloïse va recevoir tout à l'heure, et bien pour manifester le sens de cette expression, on passe aux enfants qui sont baptisés, un vêtement blanc pour signifier qu'ils sont revêtus de la lumière du Christ. C'est une manière d'exprimer l'idée de purification, l'idée de lumière et l'idée de fête, car oui, le baptême est une fête, une fête d'alliance où le ou la baptisé se relie à Dieu.
Vous le savez, notre protestantisme s'est dépouillé de nombreux symboles et de nombreux rites et nous ne demandons plus aux familles d'apporter un vêtement blanc pour l'enfant ou au baptisé de venir tout de blanc vêtu. Mais le sens théologique de l'expression revêtir le Christ reste néanmoins très important. Qu'est-ce que cela veut dire au juste, non seulement pour les baptisés mais pour chacun et chacune d'entre nous ?
Le Vêtement : Miroir de notre Identité
Alors, intéressons-nous un petit peu à ce vêtir, à ce revêtir. Le vêtement, que nous le voulions ou non, est un marqueur identitaire. Car les vêtements disent même lorsque nous ne le voulons pas quelque chose de nous-même.
Il y a eu un défilé de mode auquel quelques-uns d'entre nous ont assisté et évidemment le style vestimentaire de ce défilé était bien éloigné de ma robe pastorale. Chanteur ou pasteur, et bien oui, nous ne nous vêtissons pas de la même manière.
Le vêtement exprime peut-être la sobriété, parfois l'exubérance, la joie, la fête. Il peut être résolument pratico-pratique ou esthétique dans une quête de beauté. Il peut être très sobre ou provoquant. Chaque vêtement, chaque manière aussi de le porter, exprime finalement une manière d'être au monde.
Il participe d'une forme créatrice de soi. Et puis certains vêtements disent aussi une fonction. Par exemple, la robe d'avocat ou de magistrat, la robe de pasteur, la blouse de l'infirmier. D'autres vêtements disent aussi une adhésion. Les couleurs d'un maillot du club, par exemple, ou une passion avec certaines tenues sportives ou artistiques.
Sur la scène politique, nous voyons bien que l'habillement est aussi une manière de déclamer un programme, une volonté. Voilà, je ne vais pas détailler quelques-unes des tenues, mais il vous suffit de regarder les dirigeants les plus en vue et vous verrez, vous repérerez à certains symboles que c'est une manière de délivrer un message avec lequel nous sommes plus ou moins d'accord, évidemment. Et le vêtement est aussi aujourd'hui un enjeu écologique d'importance, une manière de penser notre rapport au monde.
Le vêtement peut aussi exprimer des émotions finalement. Même si le code vestimentaire du deuil autrefois très figé a considérablement évolué, et bien grosso modo, le blanc et le noir restent chez nous, en France en tout cas, plutôt signe de fête ou au contraire plutôt signe de tristesse et de deuil. Oui, le vêtement dit quelque chose de nous-même, de notre rapport à la vie, de certaines de nos convictions ou de nos passions, de nos adhésions, de nos idées ou de nos engagements et même de nos émotions.
Le vêtement touche donc à l'identité de soi. Il touche à ce qui fait notre être le plus profond. Mais le vêtement, c'est l'apparence de ce que nous sommes. Alors lorsque Paul emploie ce petit mot de revêtir, je crois qu'il nous invite à réfléchir justement plus en profondeur à cette très difficile question de l'identité.
L'Identité : Une Quête Complexe et Plurielle
Revêtir le Christ, qu'est-ce que cela veut dire ? Vous l'avez entendu, Paul ne mâche pas ses mots, il dit il n'y a plus ni juif, ni grec, ni esclave, ni homme libre, ni homme, ni femme. Pour Paul, nous avons nous pouvons avoir l'impression en écoutant ce passage, que revêtir le Christ serait possiblement gommer l'une ou l'autre de nos identités. Mais je crois que Paul veut nous emmener plus loin. Je crois qu'il veut nous faire réfléchir plus en avant.
Si nous réfléchissons un peu plus à la question de l'identité, et bien c'est une question qui est aujourd'hui exacerbée et qui est au cœur de toutes les nouvelles que nous recevons. Si vous déroulez votre fil d'actualité, vous verrez que quel que soit le thème, sauf peut-être dans ceux qui concernent les fils propres aux loisirs, et bien la plupart du temps, la question de l'identité est au cœur. Conflit de genre, conflit d'appartenance nationale, conflit religieux, bien souvent la question identitaire est exacerbée, en tout lieu et en tout temps aujourd'hui, dans une parfois désolante logique de haine et de détestation.
Et c'est affligeant parce que souvent, c'est une partie de notre identité qui est exacerbée au détriment de toutes les autres. Car la question de l'identité, c'est une question infiniment complexe. Qui peut répondre simplement à la question qui suis-je ? Le pouvez-vous dire qui vous êtes simplement en quelques mots ? Et par quoi commencerez-vous pour dire qui vous êtes ?
Alors, je peux prendre mon propre exemple, c'est plus facile. Suis-je d'abord la fille de mes parents ou la mère de mes enfants ? Ou d'abord l'une des pasteurs de ce lieu ? Par quoi me présenterai-je premièrement ? En réalité, bien sûr, cela dépendra de l'époque. Enfant, j'étais forcément d'abord le fils, la fille, en l'occurrence, d'eux. Mais cette présentation de l'enfance n'est plus première aujourd'hui. Et puis cette présentation dépend des lieux également. Ici, je suis d'abord en fonction pasteur. Donc, tout dépend ce que nous sommes, ce que nous mettons en avant, et bien cela dépend du temps, cela dépend du lieu et notre identité est forcément plurielle.
Alors, nous pouvons nous poser la question, y a-t-il aussi de l'identique dans notre vie ? C'est-à-dire, sommes-nous en permanence le ou la même ? Ça paraît simple, oui, forcément, nous sommes le ou la même, puisque nous avons en tout temps le même corps. Pour autant, ce corps n'arrête pas de changer. Physiquement, je suis à la fois la même et bien différente de l'enfant de 5 ans. Alors, qu'est-ce qui fait dire que c'est moi-même dans une continuité de ce moi ? Serait-ce la manière dont je m'appelle, mon prénom par exemple et qui demeure au fil des années ? Ou est-ce la manière dont les autres ne cessent de m'appeler dans cet appel que quelque chose demeure ?
Qu'est-ce qui demeure d'identique en nous ? Alors, en réfléchissant un peu plus à cette question, je dirais que c'est peut-être malheureusement, nos défauts qui font que nous restons identiques à nous-même. Car malgré tous les livres de développement personnel, nous peinons parfois à corriger d'incorrigible défauts et pour moi, dont ma famille aimerait pourtant certainement bien être débarrassée. Et pourtant, je veux croire qu'il est possible de changer et que les défauts ne doivent pas être la trace de l'identique dans mon identité. Alors, je suis à la fois la même parfois, au travers de ce défaut qui demeure et pourtant, je voudrais m'en débarrasser de ce défaut et je voudrais bien changer. Qu'est-ce qui demeure alors si je trouve l'énergie, l'élan de changer, de modifier ces défauts qui parfois me marque d'une certaine manière ?
Qu'est-ce qui demeure ? Alors peut-être mes qualités. Est-ce que ce sont nos qualités qui font que nous sommes identiques à nous-mêmes ? Je ne suis pas sûre de pouvoir répondre à cette question, je vous laisse y réfléchir. Avez-vous les mêmes qualités aujourd'hui que celles que vous aviez quand vous étiez enfant ? Quand je vois les changements de caractère en tout cas de mes enfants entre la toute petite enfance et les jeunes adultes qu'ils sont devenus aujourd'hui, et bien, je ne suis pas sûre à 100 % que leurs qualités soient ce qui les rendent identiques à eux-mêmes.
Alors, bien sûr, il y a quand même de l'identique dans notre histoire. Par exemple, mes grands-parents seront toujours mes grands-parents. Et c'est peut-être pour cela que certains s'accrochent au passé avec nostalgie, parce que le passé n'est pas évolutif et qu'il contribue à donner un sentiment de stabilité. Pour autant, faire du passé le point fixe d'une histoire conduit forcément à un enfermement car nul ne peut vivre au passé. Le monde de nos grands-parents n'est plus celui d'aujourd'hui et nous ne sommes pas nos grands-parents. Bref, vous le comprenez, définir une identité est donc bien plus complexe qu'il n'y paraît.
Au-delà des Étiquettes : La Rencontre à la Manière de Jésus
Et je crois que notre monde, notre monde d'aujourd'hui irait bien mieux si au lieu de stigmatiser les uns ou les autres à travers une appartenance, en cherchant à les faire rentrer dans un moule parfois pré-formaté de nos templates de pensées, je crois que cela irait mieux si nous choisissions de faire plutôt ce que Jésus lui a toujours fait, c'est-à-dire vivre la rencontre. Pour partager, non pas nos identités, mais ce qui nous fait vivre, ce qui nous habite, ce qui nous donne de la joie, ce qui nous donne de l'espérance, ce qui nous donne un sentiment d'être en profondeur. Voilà ce qui est intéressant, partager les raisons que nous avons de vivre avec passion, avec joie, avec espérance, avec amour.
Car l'identité finalement est une notion infiniment complexe à laquelle parfois nous nous accrochons. Or, elle n'est pas seulement l'identité ce que nous croyons être. Parfois notre identité s'inscrit, comme je l'ai dit avec la réflexion sur les défauts, aussi dans tout ce que nous ne sommes pas, ce qui pensons-nous nous manque. D'ailleurs, si nous revenons à l'histoire de la Genèse, c'est pour cacher leur honte, leur nudité, leur fragilité que le récit de la Genèse nous raconte de manière symbolique, Adam et Ève vont se cacher pour masquer donc leur vulnérabilité et leur fragilité.
Donc notre identité, elle est faite de toutes nos richesses, mais elle est faite aussi de ce qui parfois nous semble nous manquer ou de ce qui nous rend vulnérable ou fragile et de la manière dont nous cherchons parfois à masquer ces vulnérabilités justement par un vêtir qui va donner une certaine ampleur ou une certaine apparence à nos existences.
En matière de développement personnel, on nous invite aujourd'hui beaucoup à être la meilleure version de nous-mêmes. Être la meilleure version de nous-mêmes. Je trouvais que cette expression finalement collait bien ce matin à notre sujet. Parce que devenir la meilleure version de soi implique que nous sommes bien le ou la même, mais qu'il y a quand même plusieurs versions entre lesquelles nous pourrions peut-être choisir et que nous serions appelés à donner peut-être le meilleur de nous-même.
Cela implique aussi que nous sommes bien différents en fonction des émotions qui parfois nous caractérisent. Parce que finalement, suis-je la même lorsque j'étais de mauvaise humeur l'autre jour pour des tas de raisons et que je suis ce matin passionnée avec vous par cette question que j'essaie de vous transmettre, cette question de qui sommes-nous, qu'est-ce qui fait notre identité ?
Bref, cette question de l'identité est une question infiniment complexe qui touche à la fois à toutes nos richesses et aussi à tous nos manques, à tous voilà, toutes nos failles, toutes nos difficultés, qui touche à nos fonctions, qui touche à ce que nous avons reçu dans nos filiations, qui touche à ce que nous transmettons, qui touche à la manière dont nous investissons le monde aujourd'hui. Bref, cette question de l'identité est multiforme et nous ne sommes jamais une seule facette de nous-même. Et c'est toujours infiniment désolant et réducteur lorsque nous sommes stigmatisés d'une certaine manière sur l'une ou l'autre de nos facettes.
Pensons par exemple à la maladie ou au handicap. Suis-je seulement cette maladie ou ce handicap lorsque je traverse cette difficulté, voire ce drame parfois de l'existence. Parfois, on ne regarde plus la personne qu'au travers d'un seul prisme.
Revêtir le Christ : Être Habillé de la Grâce de Dieu
Dans la Bible, l'identité est sans cesse en mouvement, sans cesse en avant de nous-mêmes, sans cesse nous sommes appelés à devenir. Nous pouvons prendre par exemple l'histoire d'Abraham. Vous savez Abraham qui très âgé se met en route vers cette terre qui lui est promise. Abraham qui se remet en mouvement de lui-même à l'écoute de l'appel de Dieu, tant et si bien que son nom va en être changé. Tant et si bien qu'Abram va devenir Abraham.
Alors Abraham a-t-il été identique à lui-même ? En tout cas, le changement de son nom comporte à la fois de l'identique, commence par la même racine, et du différent pour dire à la fois une continuité d'être et à la fois une évolution spirituelle. Une évolution spirituelle qui invite à se défaire des crispations pour avancer, pour chercher comme Abraham l'a fait dans l'élan, la foi, la communion, la joie et l'espérance.
Alors, revenons à notre récit après ce long détour autour du vêtement et de l'identité et de ce qui ce que nous sommes ou de ce que nous voulons paraître au travers de notre vêtement. Que veut dire Paul quand il nous dit \"Revêtez le Christ et il n'y a plus ni homme, ni femme, ni esclave, ni homme libre, ni juif, ni grec, et cetera.\" ? Est-ce qu'il veut dire que l'identité chrétienne viendrait effacer tous nos autres marqueurs identitaires pour reprendre le langage d'aujourd'hui ? Est-ce que vivre la foi chrétienne signifierait se fondre dans un grand tout où chacun et chacune d'entre nous disparaîtrait ? Et bien, je ne crois pas, je crois même que c'est tout l'inverse.
Parce que nous prêchons l'idée que Dieu nous connaît par notre nom. Et lorsqu'Eloïse va être baptisé tout à l'heure, et bien c'est Eloïse qui va être baptisé et pas voilà, une personne vague. C'est elle avec toute la richesse de sa personnalité. Nous croyons que Dieu nous connaît chacun, chacune, avec toutes nos richesses, toutes nos failles, toutes nos douleurs, toutes nos difficultés d'être. Et je ne crois pas que Dieu nous appelle à gommer tout cela. Alors qu'est-ce que Paul veut dire par ce passage ?
Je crois qu'il ne nous dit pas donc il nous englobe dans un grand tout uniforme à la manière de certaines dictatures, mais je crois qu'il nous dit que nous ne sommes pas aimés de Dieu à cause de tel ou tel marqueur identitaire. Nous ne sommes pas aimés de Dieu parce que nous serions Grecs ou Juifs, parce que nous serions hommes ou femmes, parce que nous serions esclaves ou hommes libres, parce que nous serions optimistes ou grincheux, parce que nous serions riches ou pauvres, parce que nous serions jeunes ou vieux et toutes les autres cases que les discours d'aujourd'hui mettent en avant et tente parfois d'opposer.
Je crois que Paul nous dit que nous sommes aimés de Dieu, non pas parce que nous avons le bon CV, non pas parce que nous avons la bonne identité, mais par grâce. Et je crois que la grâce de Dieu sur nos vies dépasse tous nos marqueurs identitaires, toutes nos frontières, tous nos manques, toutes nos richesses, toutes nos failles, toutes nos qualités, toutes nos capacités et nos incapacités, toute notre identité finalement, tellement imparfaite, tellement inaboutie, mais toujours appelée à devenir, appelée à être en nouveauté de vie portée par la grâce et l'amour de Dieu.
Vous avez revêtu le Christ, et bien je crois que cela veut nous dire que c'est Dieu lui-même qui nous revêt de sa grâce, dans la lumière du Père, une lumière de vie et d'amour et que c'est au travers de ses yeux d'amour qu'il nous regarde par-delà tout ce que nous sommes ou tout ce que nous ne sommes pas. Revêtir le Christ, ce n'est donc pas, comme certains pourraient s'en gargariser, revêtir une armure pour aller combattre les autres sur le plan identitaire et opposer une identité à une autre sur un plan religieux. Même si malheureusement, l'histoire de nos églises est souvent embourbée dans cette renière.
Le Baptême : Recevoir et Partager la Lumière de l'Amour Divin
Le Christ lui n'a demandé à personne sa carte d'identité, lépreux, aveugle, juif, samaritain. Il a simplement rencontré ceux et celles qui venaient à lui. Il les a rencontrés sur le lieu de leurs besoins, sur le lieu de leurs questions, sur le lieu de leur souffrance pour les relever et les inviter à leur tour à repartir à la rencontre des uns et des autres.
Et je crois qu'être revêtu de la grâce du Christ, c'est aussi porter dans nos existences cette quête, c'est-à-dire chercher comment vivre un rapport les uns aux autres à la manière du Christ, c'est-à-dire en laissant à terre nos préjugés pour entrer dans la rencontre, des rencontres parfois inattendues, des rencontres qui nous donnent parfois matière à discussion, des rencontres pour chercher comment vivre les uns avec les autres aussi bien que possible.
Voilà un tout petit verset qui nous appelle donc à revêtir le Christ, à savoir que quel que soit nos identités, quel que soit la manière dont nous nous présentons les uns aux autres au travers de nos vêtements, avec nos richesses et avec nos failles, et bien nous sommes habillés de ce vêtement de lumière, que quel est l'amour du Père que le Christ nous manifeste. Un habit qui sans cesse nous relève et nous envoie en nouveauté de vie. Je crois que c'est ce fait d'être revêtu du Christ nous invite aussi à laver notre regard, à choisir la rencontre d'histoire à histoire.
Voilà, je crois que c'est à cela que nous sommes appelés, sans naïveté, sans illusion, mais avec cette détermination intérieure de l'amour qui portait le Christ. Tout à l'heure, d'ici quelques instants, Eloïse va recevoir le baptême. Recevoir le baptême, ce ne sera pas une ligne de plus sur le CV qu'elle devra parfois présenter pour chercher un travail plus tard, d'ici quelques années. Et ce n'est pas non plus un appel à ne plus être tout ce qu'elle est, bien au contraire. Chacune de nos existences est une infinie richesse dont Dieu se réjouit.
Recevoir le baptême, c'est recevoir l'amour du Christ comme une lumière sur notre vie et chercher comment faire grandir cet amour à notre tout petit niveau, sans nous prendre pour des sauveurs que nous ne sommes pas, en cherchant simplement ce qu'aimer veut dire. Amen.