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De la profession de foi minimum à l’exigence maximum

 

 

Il est parfois difficile de dire nos convictions avec des mots, et je ne sais s’il existe une confession de foi minimum. C’est vrai celle-ci me convient bien : « Je crois en Dieu par Jésus-Christ ». Elle nous dit l’essentiel. Mais pour autant elle n’est ni universelle, ni intemporelle. On peut oser d’autres formulations, l’important est de trouver des termes qui me parlent, qui résonnent en moi. Chaque croyant est invité à exprimer sa foi avec ses propres mots, et à se poser cette question : quelle est ma profession de foi ? Ce qui signifie dire sa foi, sa propre foi.

 

 

Je suis chrétienne, mais en quoi je crois ? Et surtout en Qui je crois ?

Il ne s’agit pas ici de formules dogmatiques, mais d’une expression qui fait sens dans mon existence. Personnellement je suis très attachée à préciser la nature de Dieu, ou tout du moins quelle est ma relation avec lui. Car il s’agit bien de cela dans la foi, quelle est ma relation à Dieu, et qui est ce Dieu dans lequel je crois ?  On pourrait procéder par élimination : toutes ces images de Dieu encore si présentes dans notre monde qui sont perverses et qui ne servent que ceux qui ont un désir de toute puissance, et qui reportent sur Dieu tous leurs fantasmes : Le Dieu jaloux, le Dieu vengeur….

Et, sans entrer dans les débats dogmatiques sur la nature du Christ, sa relation avec Dieu, nous pouvons nous interroger sur le Dieu dans lequel nous croyons. Pour moi la réponse est bien celle-ci je crois dans un Dieu qui m’aime et un Dieu qui aime le monde.

 

 

Qui est ce Dieu que je confesse ?

Difficile de répondre à la question sans l’enfermer dans des images, des schémas. Oui mais voilà, le Dieu auquel je crois échappe à tout cela, il m’échappe. Il est invisible, pourtant nous sommes invités à le rendre visible, il  est indicible et pourtant nous avons comme responsabilité de le confesser. Les confessions de foi de l’antiquité, mais également les plus récentes évoquent le Dieu tout puissant, le Dieu créateur, le Dieu trinitaire Père-Fils et Saint Esprit, mais il me semble qu’aujourd’hui ces expressions nous parlent assez peu. Et, c’est déjà bien ennuyeux. En effet, quel est l’intérêt de témoigner de sa foi dans un langage hermétique ? N’est-il pas de notre responsabilité de confesser notre foi en nous adressant aux plus grand nombre, à rendre audible et compréhensible notre langage.

De plus elles oublient ce qui pour moi est fondamental, et ce en quoi je crois fermement. Je crois que j’ai accès à l’amour de Dieu par Jésus-Christ. Je crois que Dieu m’aime, je crois en l’amour de Dieu comme l’a vécu Jésus-Christ. Et, il a fait plus que l’enseigner il l’a vécu, et il l’a vécu jusqu’au bout, « Jésus a aimé les siens jusqu’au bout » (Jean 13, 1). Je suis persuadée que témoigner de sa foi ne peut se confiner dans l’enceinte d’une église ou d’un groupe de croyants, car cet amour reçu de Dieu m’appelle et m’envoie. J’oserai dire que témoigner de sa foi c’est aussi se mouiller.

 

 

Un amour reçu

Je crois que l’amour de Dieu que j’ai reçu est l’élément vital, vivifiant dans mon existence, c’est mon énergie. Cet amour me révèle et me relève.  Je crois que l’amour de Dieu m’a transformée, et je crois que l’amour de Dieu peut transformer le monde, et pour cela il a besoin de moi. Cet amour, je ne peux le garder pour moi, ce n’est pas un secret, mais une bonne nouvelle à partager, à propager. Et, cet amour a des conséquences, car si Dieu m’aime, il aime le monde également et il m’invite à aimer : « Bien-aimés, si Dieu nous a tant aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres (1 Jean 4,11)

 

 

Un amour qui engage

Confesser sa foi c’est aussi s’engager pour Dieu mais aussi pour les autres, confesser sa foi c’est prendre des engagements spirituels et également éthiques.  Il apparaît donc que confesser sa foi, même avec un minimum de termes,  n’est en rien un minimum, cela exige un maximum ; « Celui qui m’aime c’est celui qui garde mes commandements » (Jean 14) Confesser sa foi c’est aimer Dieu et aimer mon prochain. 

 

Florence Blondon

 

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