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Une parabole de l'Evangile de Thomas

Prédication au temple de l'Etoile à Paris en avril 2000

par le pasteur Louis Pernot

1.Intro: L'Evangile de Thomas

La tradition chrétienne n'a retenu que quatre évangiles comme « canoniques », c'est-à-dire comme ayant la dignité de faire partie du Nouveau Testament, et ainsi avoir le statut particulier de texte faisant autorité dans l'Eglise. Or en fait, le Christianisme a produit une très grande quantité d'évangiles que la tradition de l'Eglise n'a pas retenus et qui sont donc qualifiés d' « apocryphes ». Bien sûr, tous ces textes ne remontent pas aux temps apostoliques, le style littéraire de l'évangile est quelque chose qui a perduré assez tard et certains de ces évangiles sont évidemment tardifs, datés par les spécialistes jusqu'au trois ou quatrième siècle. Il semble que les quatre qui ont été retenus sont en effet parmi les plus anciens, et donc les plus proches de l'événement fondateur de la foi chrétienne qui est le Christ. Mais si nos quatre évangiles sont évidemment très anciens, et si certains des apocryphes sont trop tardifs pour être vraiment intéressants, il y a certains Evangiles qui semblent très anciens, et qui pourtant n'ont pas été intégrés dans notre « canon ». C'est le cas de l'évangile de Thomas.

L'évangile de Thomas est cité depuis très longtemps par les pères de l'Eglise, comme Origène au début du IIIe siècle, mais il est bien plus ancien. Pour nous, il est effectivement connu depuis un siècle, par quelques fragments en grec (manuscrit Oxyrhynque d'origine syriaque datant de vers 200), et intégralement depuis la découverte à Nag-Hamadi (en Egypte) en 1945 d'un manuscrit copte datant du IVe siècle.

Il se présente sous forme de 114 « logia », c'est-à-dire de paroles de Jésus, chacune précédées de « Jésus a dit ». Elles semblent présentées sans préoccupation d'ordre, sans notion de contexte, de lieu, et sans effort pour les intégrer dans une chronologie. Nous sommes ainsi devant un texte moins précis et moins bien travaillé, moins organisé que nos évangiles. On y trouve beaucoup de paroles essentielles du Christ, mais il n'y a aucune référence à ce que Jésus à fait, ni a sa naissance, ni à sa mort et bien sûr encore moins à une éventuelle résurrection.

De nombreux textes sont parallèles avec nos évangiles dits « synoptiques » (Matthieu, Marc et Luc), en fait à peu près les trois quarts. On y trouve ainsi dans l'évangile de Thomas un bon nombre de paraboles de Jésus, dont la parabole du semeur et la parabole des noces par exemple. Même si elles se trouvent sous une rédaction assez différente, il s'agit bien évidemment des mêmes paraboles et du même enseignement.

Cet évangile de Thomas a aussi la particularité par rapport aux autres évangiles apocryphes de rester dans une très grande sobriété concernant le Christ, sans tomber dans les inévitables développements légendaires et merveilleux que l'on trouve dans tous les évangiles apocryphes dès le deuxième siècle. Il semble donc que l'on ait affaire à un texte extrêmement ancien, et pourtant totalement indépendant des évangiles que nous connaissons. L'évangile de Thomas a dû avoir des sources extrêmement anciennes et il semble qu'il ait été rédigé sans connaître nos évangiles. Cela qui lui donne une valeur de témoin assez unique, et sans doute a-t-il des informations inédites concernant l'enseignement du Christ qui ont échappées à nos évangiles.

Reste donc à essayer de savoir quelle valeur donner à ce tiers de « logia » de Jésus qui sont originales dans l'évangile de Thomas.

Pour cela on peut vérifier la fiabilité, ou tout au moins la compatibilité de Thomas par rapport à nos évangiles dans les textes qui sont communs. Dans ceux-là, on peut voir que le texte est en général assez bon et fidèle. Le seul problème est qu'il a une forte teinte gnostique.

La Gnose était un courant de pensée important au temps du début du christianisme. Ce courant est assez complexe, mais pour simplifier, on peut dire qu'il était plutôt dualiste, méprisant le monde matériel et la vie physique, voyant le corps comme une sorte de prison dont l'âme devrait apprendre à s'échapper grâce à une connaissance (Gnose) secrète, révélée dans un enseignement initiatique.

Certaines logia de l'Evangile de Thomas sont ainsi très fortement gnostiques. La dernière en particulier, se distingue par une forte teinte misogyne ce qui est logique dans ce contexte puisque si la vie physique est problématique, la procréation est considérée comme une catastrophe, or c'est la femme qui donne la vie : « Simon Pierre dit : « Que Mariam sorte d'ici, parce que les femmes ne sont pas dignes de la Vie. » Jésus répliqua : « Voici que je l'attirerai, pour la faire mâle, pour qu'elle aussi soit un esprit vivant, semblable à vous les mâles. Car toute femme qui se fera mâle entrera dans le royaume des cieux. » »

Un passage comme celui-là est évidemment incompatible avec nos évangiles à nous. L'évangile de Thomas semble héritier de deux sources différentes, l'une, sans doute très originale et ancienne, de paroles du Christ, et l'autre de pensée gnostique qui s'est mélangée à la première. Il ne pouvait donc être ajouté à un Canon globalement homogène théologiquement.

Il est un fait que nos évangiles, globalement, ne sont pas gnostiques, et l'Eglise primitive s'est toujours opposée à ce courant de pensée. Donc Thomas est contraire au courant de pensée dominant de l'Eglise primitive et des textes qu'elle a retenus et qui sont les nôtres aujourd'hui.

Quant à savoir quelle était la pensée du Christ, le doute reste possible. Que ce soit Thomas qui ait raison, et que ce soient nos évangiles qui aient « dégnosticisé » la pensée de Jésus, ou que ce soit bien nos Evangiles qui soient fidèles à l'enseignement de Jésus et Thomas qui l'ait mélangé à une pensée hétérogène, c'est difficile à dire. Mais on peut en prendre parti pour les évangiles canoniques et dans ce cas Thomas est, en tant que tel, inassimilable.

Mais malgré cela l'auteur avait certainement à faire à un matériau extrêmement original, même s'il l'a mélangé à d'autres influences. Il y a ainsi des paroles belles et visiblement non contaminées de gnosticisme, rien n'empêche de penser qu'elles soient authentiques et inédites. Il est émouvant de penser que par Thomas, nous pourrions accéder à des paroles ou paraboles de Jésus qui nous seraient inconnues.

Ainsi en est-il par exemple d'une parabole de l'évangile de Thomas qui ne se trouve pas dans les Synoptiques et qui a toute chance d'être authentique.

2. Une parabole de l'Evangile de Thomas:

Les enfants dans le champ qui ne leur appartient pas.

21: Marie dit à Jésus: A qui ressemblent tes disciples ? Il répondit: ils ressemblent à des petits-enfants installés dans un champ qui n'est pas à eux. Quand les maîtres du champ viennent, ils disent : laissez-nous notre champ, ils se dévêtent nus en leur présence, alors ils le leur laissent et ils leur donnent leur champ.

Parabole que l'on peut mettre en parallèle avec une autre Logia :

37: Ses disciples dirent ceci : quel jour te manifesteras-tu à nous et quel jour pourrons-nous te voir ? Jésus dit ceci : Lorsque vous vous dévêtirez nus sans avoir honte et que vous ôterez vos vêtements et les mettrez sous le sol de vos pieds, comme ces petits-enfants et les piétinerez alors vous verrez le fis du Vivant, et vous n'aurez pas peur.

3. Commentaire:

Cette parabole nous dit qu'être disciple du Christ, c'est être comme des petits enfants installés dans un champ qui ne leur appartient pas. C'est donc comme cela que nous devons vivre notre relation à Dieu.

Nous serions ainsi appelés à profiter de quelque chose qui peut produire du bon fruit, mais qui ne nous est pas dû, qui ne nous appartient pas. Voilà une belle image de la grâce : Dieu nous permet de profiter de son amour, de son salut, de sa présence, de son pardon, alors que cela ne nous appartient pas et que nous ne pouvons prétendre à rien. Et même, nous sommes invités à nous installer dans cette grâce, cet amour, ce pardon de Dieu alors que cela n'est pas à nous, nous pouvons user de cette grâce, de cette présence de Dieu comme si c'était à nous, non seulement Dieu nous y autorise, mais même il nous y encourage.

Ce message nous le connaissons bien, et il est là particulièrement bien exprimé. C'est aussi ce don de la grâce que nous signifions par le baptême des petits enfants. Quel droit, en effet, ont-ils d'être dans la grâce de Dieu ? Qu'ont fait les enfants pour la mériter ? Et aucun de nous non plus d'ailleurs n'a de mérite d'avoir la grâce, et nous annonçons qu'elle est offerte et nous invitons à en vivre.

Ce champ de Dieu, en effet, nous devons nous y installer, il ne suffit pas de le regarder de loin, il faut y aller concrètement. De même, le salut de Dieu n'est pas à regarder comme quelque chose que nous devrions gagner, comme lointain et difficile d'accès, la porte est ouverte, il n'y a qu'à entrer et s'y installer.

Il nous faut accepter que nous sommes aimés, sauvés et pardonnés par Dieu, que nous le méritions ou non, cela nous est offert Nous pouvons donc nous y installer... mais pas de n'importe quelle manière. Il faut le faire « comme des petits enfants ».

Comment donc font les petits enfants qui s'installent dans un champ ?

Ils le font avec bon esprit, et pas avec cupidité, ou pour accaparer, ou voler. Ils le font sans calcul, sans malice, ils le font parce qu'ils s'y trouvent bien, parce qu'il y a des fruits à cueillir, des fleurs à regarder, tout simplement.

Nous pouvons ainsi nous installer dans la grâce, non pas dans la pensée d'en profiter, mais sans mauvais sentiment, avec simplicité d'esprit, et à partir de là, en profiter parce que cela est offert.

Le champ peut aussi, bien sûr, être vu comme une image du Paradis. Le Paradis, ne serait pas alors quelque chose dont on dit ce sera bien quand on y sera, après la mort, mais c'est pour maintenant, il n'y a qu'à venir, c'est gratuit, comme dans l'invitation d'Esaïe 55 : « venez, mangez, buvez, sans argent sans rien payer. »

La question qui suit est plus complexe : il s'agit de savoir non pas comment avoir la grâce, mais comment y demeurer. A partir d'un certain moment, en effet, se pose la question de la légitimité : je suis aimé et gracié, certes, mais comment faire pour que cette grâce demeure, comment la garder, faire en sorte que j'aie le droit d'y rester. Or ce qui va faire que les enfants pourront rester dans le champ, c'est qu'ils se mettent TOUT NUS. Cela se rapproche de cet autre Logia L37 appelant à être comme des enfants. Le thème là ne nous est pas inconnu, il se trouve dans nos évangiles enseignant que le Royaume de Dieu est pour ceux qui ressemble aux petits enfants (Marc 10:14). Cela donc nous le savons, mais pour quelles qualités en particulier ? L'Evangile de Thomas nous le précise : parce que le petit enfant, il est tout nu, sans en avoir de honte et c'est ainsi qu'il faut être.

Cela peut évoquer plusieurs choses.

D'abord, se mettre tout nu, c'est renoncer à l'apparence, au paraître, c'est renoncer au visible. Le vêtement, c'est ce que l'on met pour être vu... et pour cacher un peu ce que l'on est vraiment. Accepter de se mettre nu comme un enfant, c'est abandonner la préoccupation de l'extérieur et du visible pour celle de l'intérieur et de l'invisible. Ainsi dans l'Ancien Testament, Samuel dit à Dieu quand il voit David qu'il le trouve trop petit pour être roi, mais l'Eternel dit à Samuel: ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L'Eternel ne considère pas ce que l'homme considère; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Eternel regarde au cœur. (1Sa 16:7)

Les vêtements sont des signes de fonction, d'appartenance sociale et n'ont aucune réelle importance. On ne peut bénéficier de la grâce de Dieu que si l'on renonce à la prétendue importance que pourrait donner ces choses humaines et matérielles, il faut accepter d'être soi-même devant Dieu, sans prétention.

La nudité, on la retrouve aussi dans l'histoire d'Adam et Eve : ils ont été chassés du Paradis (comme les enfants risquent d'être chassés du champ...) parce qu'ils avaient honte de leur nudité et qu'ils avaient essayé de la cacher par des feuilles de figuier. Dieu a refusé ce masquage hypocrite pour leur faire des pagnes de cuir, de « peau » selon le texte. Or en hébreu il y a un seul mot pour dire la « peau » et la « nudité » et donc Dieu les habille de nudité autrement dit, il ne les habille pas vraiment...

Notre Evangile nous invite donc à revenir à la nudité d'avant la chute. Le péché originel, en fait, était le péché d'orgueil, il consistait à vouloir prendre la place de Dieu, à se mettre au centre de tout. L'homme doit accepter de n'être pas Dieu, d'être une créature, de n'être pas propriétaire du jardin ou du champ, mais que c'est Dieu qui est en le propriétaire.

La nudité dans la Bible: c'est la honte de l'imperfection. Quand on est « mis à nu », tous les défauts, les faiblesses sont montrés. Le problème, c'est de savoir comment nous pouvons gérer nos imperfections, nos échecs, nos deuils et nos manquements inévitables. Il y a la mauvaise solution qui consiste à essayer de se les cacher, de faire comme s'ils n'étaient pas là pour donner bonne figure. C'est une mauvaise solution car on ne trompe pas tout le monde, en tout cas pas soi-même et encore moins Dieu. Il vaut mieux donc accepter de paraître nu devant Dieu, reconnaître sa faute, et son imperfection et l'assumer, attendre que ce soit lui qui nous vête...et non pas essayer de le cacher à soi-même ou a Dieu, comme ont voulu le faire Adam et Eve.

Et le texte de Thomas, ne dit pas seulement de se mettre tout nu, mais aussi de se mettre nu « sans en avoir de honte ». Il y a là un élément supplémentaire, c'est l'acceptation de la grâce après la confession des péchés : ne pas en rester à la culpabilité, mais se sentir aimé et pardonné (on ne se dénude en effet que devant quelqu'un qu'on aime et dont on est sûr de l'amour...). Il faut être sûr de l'amour de Dieu, sûr que lui ne tiendra pas compte de notre imperfection, avoir confiance en Dieu qui peut nous voir nu sans nous condamner ou se moquer.

C'est ce que Luther a enseigné en disant que l'homme était pécheur et pardonné : nous sommes à la fois, nus, et sans honte devant Dieu.

Etre nu et sans honte, c'est revenir à l'état d'Adam et Eve avant la chute. Cela n'est pas interdit, au contraire, c'est même recommandé : retrouver cette immédiateté par rapport à Dieu, et éviter le péché originel qui veut que l'on se prenne soi-même pour le propriétaire de la vigne, pour Dieu, pour l'unique juge du bien et du mal, pour le centre du monde, pour la perfection même.

Et puis enfin, le vêtement c'est aussi la protection. Etre à nu, c'est être vulnérable. Celui qui par nature est nu: c'est le petit enfant qui vient de naître. Nous devons nous reconnaître aussi dans une situation de dépendance totale vis-à-vis de Dieu, comme le nouveau-né par rapport à sa mère.

Ensuite, le texte est ambigu. Il y a deux solutions suivant qui sont les « ils » qui disent : « laissez nous notre champ » ce sont, soit les maîtres qui veulent récupérer le champ, soit les enfants qui veulent y rester.

Ce peut être en effet Dieu qui vient et qui dit: « laissez nous notre champ ». Dieu qui demanderait des comptes comme dans bien des paraboles, ou comme on pense qu'il le fera lors du Jugement dernier. Les enfants ont alors la bonne attitude : ils se mettent tout nus : ils ne prétendent à rien, ils n'argumentent pas et montrent seulement leur faiblesse. Ils laissent le champ, et donc renoncent à toute prétention, même si finalement le maître donne le champ aux enfants. On trouve là une attitude qui peut être très évangélique : renoncer même au salut (« Qui veut sauver sa vie la perdra, » (Marc 8:35) ) accepter même de ne pas être sauvé, être prêt à renoncer au salut pour être sauvé, en disant : « je ne mérite rien ». comme le « Serviteur Inutile » de la Parabole (Luc 17:10). Ainsi également, le Fils prodigue ne réclame rien à son père, il lui dit : « Seigneur, je ne suis même pas digne d'être appelé ton fils » (Luc 15:19) et c'est à ce moment que le père l'embrasse en disant, « mon fils était mort et est revenu à la vie » et Dieu donne le champ donc finalement.

L'autre possibilité est que ce soit les enfants qui disent: « laissez nous notre champ » c'est-à-dire qui réclament qui en appellent à Dieu. Et c'est très bien aussi, dans un sens. Il faut savoir ce que l'on veut, et demander avec persévérance. Le chrétien ne doit pas seulement se contenter de se savoir sauvé, mais toute sa vie réclamer, supplier Dieu en lui disant, « Seigneur Sauve moi, donne moi ta présence, ton amour », parce que si nous ne le demandons pas, nous ne l'aurons pas toujours. « Cherchez et vous trouverez, demandez et l'on vous donnera » (Luc 11:9). nous dit l'Evangile, c'est le rôle essentiel de la prière, demander, et demander toujours... (pas n'importe quoi ou des choses matérielles, mais des dons spirituels, bien sûr. )

Ne pas se considérer comme propriétaire de la présence de Dieu, mais la réclamer sans cesse.

Quelle est la bonne solution ?

Les traducteurs ont tort de vouloir imposer l'une ou l'autre solution, l'ambiguïté est sans doute voulue, ces deux visions sont belles et complémentaires, le Chrétien doit être sans cesse tiraillé dans cette dialectique : renoncer au salut, mais pas pour autant s'en désintéresser. Ne pas avoir de l'indifférence, savoir demander, mais en même temps ne pas être dans l'exigence, demander avec tellement d'humilité qu'il sait qu'il ne mérite rien.

Avoir le sentiment de sa faiblesse et de sa faute, mais sentiment qui ne fait pas renoncer à être sauvé.

Etre comme ces petits enfants faibles et qui ne méritent rien, mais qui savent ce qu'ils veulent et se battent pour ça.

Se reconnaître pécheur et pardonné, : je suis pécheur et je ne mérite rien, mais je suis pardonné, et je veux y être dans ce champ et y rester, alors Dieu nous dit : « d'accord installe-toi ».

Il faut parvenir à rester sur la ligne de crête entre « pécheur » et « pardonné », alors on peut être dans le champ, et Dieu nous donne son champ, son jardin d'Eden, de délices, ce jardin où l'on n'a plus peur, on est dans la paix de Dieu ,au bénéfice de tous les fruits de Dieu, et en particulier de l'arbre de la vie qui donne la vie éternelle.

Certainement il y a là une parole qui est une parole évangélique et une des plus belles Il serait dommage de s'en priver pour la simple raison d'une conception trop étroite du Canon...

Amen.

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Thomas 21, Thomas 37

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