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Les paraboles agricoles de Jésus

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Prédication prononcée le 11 octobre  2015, au temple de l'Étoile à Paris,

par le pasteur Louis Pernot

Dans son enseignement, Jésus a utilisé nombreuses paraboles tirées du monde agricole : le semeur qui sème n’importe où (même sur les chemins) (Marc 4:3ss), le bon grain gardé et l’yvraie jetée mais que l’on laisse pousser ensemble (Matt. 13:24-30), le figuier qui a du mal à produire du fruit, qui, une fois pour cela est maudit et meurt desséché (Marc 11:13ss), et une autre fois traité avec douceur et patience (Luc 13:6-9), la graine de moutarde toute petite qui donne une grande plante... Plus généralement, Jésus va parler des bons arbres qui donnent des bons fruits, et des mauvais qui produisent des fruits infects (Matt. 7:17-18), et il a comparé le jugement de Dieu sur notre vie comme l’action du moissonneur qui garde le bon grain et brûle la paille (Matt. 3:10).

Ces paraboles, certes, ont des visées théologiques, mais avant de nous préoccuper de ce sens, il est certain qu’elles nous apprennent sur la conception que pouvait avoir Jésus de la nature.

Déjà, le fait en soi que la nature soit si apte à nous parler de notre propre vie n’est pas un hasard, c’est parce que la nature fait partie de notre être et inversement, nous sommes une part de la nature, l’homme, évidemment en fait partie. Et bien sûr que par notre dimension biologique, « naturelle », notre survie matérielle dépend de la survie de la nature, et notre santé de la santé de la nature.

Cependant, Jésus ne professe pas un écologisme béat, même si dans la Bible, la nature est bonne parce que l’œuvre de la création de Dieu, il ne la divinise pas. Dans la nature, tout n’est pas bon, il y a des bons arbres, mais aussi des mauvais, des bons grains et de la paille qui doit être jetée au feu, ou de l’yvraie problématique. Ainsi on voit que « naturel » ne veut pas forcément dire « bon ». Il y a un discernement à opérer.
Ensuite, on voit dans bon nombre de paraboles que cette nature est confiée à l’homme pour qu’il s’en occupe. Cela confirme ce verset de la Genèse (2:15) : « L’Éternel Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder ». Nous sommes donc responsables, responsables d’une nature qui nous est confiée, et si elle nous est confiée, nous devons y prendre garde, en prendre soin, encore plus que si elle était toute à nous, et nous devons rendre des comptes, (comme dans la parabole des talents) à Dieu, et aux générations futures à qui nous devrons la transmettre.

Cependant, certains passages de la Bible vont plus loin et montrent la nature comme étant « donnée » à l’homme. Par exemple : Ps 115:16  « Les cieux sont les cieux de l’Éternel, mais il a donné la terre aux êtres humains. ». Mais ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi parce que la nature n’est pas donnée à chacun individuellement, elle est donnée à tous. Nous devons alors avoir une vision collective, et voir les choses non pas par rapport à soi-même, mais par rapport au monde entier, et aux autres qui partagent avec nous ce monde. Ainsi la règle de conduite doit être celle donnée par Paul : « Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. » (Phil. 2:4). Aucun ne peut donc tout prendre pour lui (l’énergie, les richesses), ni peser sur les autres par la consommation ou la pollution, il faut partager, prendre part à un effort commun. Pour cela, l’expression du pape François 1er est belle : c’est notre « maison commune », et chacun en est responsable si ce n’est devant Dieu, au moins devant les autres.

Ensuite, les paraboles nous montrent que l’action de l’homme n’est pas forcément négative, au contraire, la nature a besoin d’être protégée et cultivée par l’homme pour produire du bon fruit. La vigne demande d’être labourée, cultivée, émondée, il lui faut une haie, une clôture, sinon, elle devient dévorée par les passants ou les bêtes sauvages et ne produira rien. La nature n’est donc pas à conserver comme un élément de musée, mais l’homme doit faire quelque chose avec elle, collaborer, et même la transcender en la dépassant. L’image la plus parlante est celle de la vigne En effet, Dieu fait pousser les raisins, mais pour obtenir le vin « qui réjouit le cœur de l’homme » (Ps. 104:15), il faut l’activité humaine. Le bon fruit est donc l’œuvre d’une synergie entre l’homme et la nature, chacun apportant quelque chose à l’autre pour produire du bon et du bien.

Et puis l’on voit enfin que la nature n’existe pas pour elle-même, mais que Dieu en attend quelque chose : des fruits, c’est-à-dire un résultat, les arbres sont jugés par rapport aux fruits qu’ils produisent. Mais ce n’est pas une approche purement utilitariste, puisqu’à un moment, Jésus valorise les « lys des champs qui ne travaillent ni ne filent » (Matt. 6:28) et qui pourtant une valeur simplement parce qu’ils sont beaux ! La beauté, et l’harmonie sont donc des valeurs en elles-mêmes.


Mais en fait, donc, ces paraboles ne sont pas tant pour nous parler de la nature que de nous-mêmes, ce sont pour beaucoup ce que l’on appelle des « paraboles du royaume », le sujet, c’est donc le « royaume de Dieu ». Or le royaume de Dieu, ce n’est pas tant le lieu hypothétique d’une sorte de vie après la mort, que tout ce qui concerne la dimension spirituelle de notre vie, ce qui, en nous, appartient au « règne spirituel », comme notre corps appartient au « règne animal ». Or nous ne sommes justement pas que des animaux, il y a en nous une autre dimension qui est celle de la transcendance, ou de l’âme comme disaient les anciens. Le royaume de Dieu en nous, c’est donc cette dimension qui est le cœur de notre vie, le plus essentiel, son centre, le fond de notre être qui est l’enjeu du bien-être en tant qu’humain et pas seulement qu’animal. C’est l’enjeu de notre bonheur et de la réalisation de notre mission humaine dans ce monde, pour être positifs et créateurs, pour nous et pour les autres. C’est ce que l’on peut appeler aussi la « foi », considérée non pas comme la dimension affective d’un sentiment de la présence de Dieu, mais comme l’enracinement profond de notre être dans une dimension qui nous dépasse et d’où découlent des valeurs, des idéaux qui donnent sens à notre vie.

Pour cela, l’utilisation constante du monde agricole par Jésus pour en parler nous apprend plusieurs choses essentielles.

La première, c’est que c’est une réalité en croissance et qui doit grandir lentement en nous. Il n’y a donc pas à attendre que la foi nous tombe dessus brutalement, c’est une dimension de notre être qui est présente en chacun, ne serait-ce qu’en état de germe, et il faut veiller dessus, l’entretenir, la nourrir pour qu’elle grandisse progressivement jusqu’à porter du fruit.

Certes, pour pouvoir pousser, cette dimension a besoin d’une graine. Un chrétien ritualiste dirait que c’est le baptême, et qu’il faut que cette grâce du baptême grandisse en nous pour produire le fruit qu’est le bon chrétien. Mais le baptême n’est qu’un signe, et en tant que geste, il n’appartient pas au royaume de Dieu. La réalité essentielle signifiée par lui peut être comprise de manières différentes. Ce peut être, en effet, la grâce de Dieu, son amour, il faut que ce sentiment d’être aimé par Dieu produise progressivement en nous un sentiment de reconnaissance nous invitant à être des êtres d’amour et de grâce. Mais tous ne sont pas sensibles à cette dimension mystique de la foi. On peut alors comprendre la base de la foi comme le propose la parabole du semeur quand il est dit : « ce qui est semé, c’est la parole » (Luc 8:11). Et il est vrai que l’Evangile est une parole, un message qu’il faut intégrer et qui peut donner à notre vie une autre dimension lui permettant d’aller vers un accomplissement qui est bon pour le monde et un bonheur pour soi. Le fait est que par notre appartenance au monde animal, ce que nous sommes de ce point de vue nous est donné naturellement par notre code génétique, transmis de naissance. Mais pour être aussi un « enfant de Dieu », il faut que nous intégrions un autre message, l’information de la nouvelle création, qui, elle ne peut ne nous être communiquée que par notre intelligence et notre sensibilité. Les chrétiens reconnaissent dans la prédication du Christ cette information créatrice qui doit être reçue faute de quoi notre vie ne resterait qu’une friche stérile.

Ensuite, bien sûr, Dieu attend quelque chose de nous, que notre vie donne de bons fruits : d’amour, de pardon, de grâce, de confiance, de douceur, (comme Paul parle des « fruits de l’esprit » en Gal. 5:22), et ces fruits, ils sont pour nous, certes, mais aussi pour les autres, comme le rappelle la parabole des vignerons (Matth. 21:33ss). Mais pourtant, on voit dans nombre de paraboles que Dieu peut faire preuve d’une patience extraordinaire. La « gentille » parabole du figuier en particulier (Luc 13:6-9) montre le vigneron dire qu’il faut attendre, et qu’il va prendre soin du figuier inutile pour lui permettre de donner du fruit en son temps.

Et il est vrai que pour cultiver, il faut être patient. Aucune plante ne donne du fruit immédiatement ni à tout moment. Et si Dieu veut bien ne pas nous juger sans cesse sur notre capacité à donner du fruit, nous n’avons pas non plus à nous culpabiliser quand notre foi semble stérile ou ne rien nous apporter. Dans la parabole, le serviteur dit qu’il est prêt à attendre encore un an, mais en fait il a dû attendre bien plus longtemps. Un figuier, pour pouvoir porter du fruit doit devenir adulte, il faut une dizaine d’années au moins. Il faut donc du temps, et la foi ne produit pas toujours du fruit sans cesse, et il ne faut pas se décourager pour autant, parce qu’il y a un travail en profondeur qui se fait dans notre être quand nous nourrissons notre foi et l’entretenons qui peut sembler inutile, mais qui produit sans qu’on s’en rende forcément compte quelque chose d’extraordinaire dans notre vie qui saura bien fructifier au moment voulu ou quand il faudra.

Les jeunes ainsi reçoivent par leur catéchisme une semence extraordinaire. Eux n’en voient pas forcément la grandeur, si on aime les fruits, pour en avoir plus tard, il faut des noyaux à planter. Or les noyaux ne sont pas bons à manger. Le catéchisme rébarbatif parfois est comme des noyaux qu’on donne aux enfants, ce n’est pas très doux, mais planté en eux, ils pourront produire quelque chose d’essentiel plus tard pour leur vie.

Ou l’on pourrait comparer les catéchumènes qui ont confirmé, et dont certains se désolent de ne pas les voir immédiatement très pratiquants ensuite, au blé planté en hiver : il grandit vite et un peu, pour faire de l’herbe, comme la foi des enfants, mais il ne produit pas encore de fruit. Ensuite il ne bouge plus, reste comme il est, mais dès que vient le moment propice du printemps, il peut lever extrêmement vite et donner à temps un épi chargé de bons grains. Les jeunes sont parfois comme du blé d’hiver en herbe, si la graine est saine, bien plantée dans leur cœur et dans leur intelligence, si on y prend garde et la soigne, même si elle ne produit pas de fruit visible pour l’instant, elle donnera du bon fruit quand ce sera le moment.


Maintenant, c’est vrai que bon nombre de paraboles montrent une exigence importante de la part de Dieu demandant que notre vie produise du bon fruit. Et c’est juste, sans doute de le rappeler : ce qui donne de la valeur à notre existence, c’est ce que nous donnons aux autres, ce qu’elle produit, pour nos frères et sœurs, nos prochains, pour le monde. Mais ce n’est pas décourageant pour autant.

De toute façon en effet, en vivant, nous produisons des déchets, nous consommons des ressources naturelles, nous prenons une place qu’un autre pourrait avoir. Or ne voir notre vie que par rapport à son coût est désespérant. C’est le message d’une certaine écologie : il faut polluer le moins possible, consommer le moins possible, ne pas se chauffer, ne pas rouler en voiture, ne pas manger de viande... Or dans cette logique notre vie n’est vue que négativement, et l’objectif serait juste de réduire cette négativité. Mais l’Evangile nous dit que nous pouvons aussi voir notre vie non pas par rapport à ce qu’elle consomme, mais par rapport au bien qu’elle peut produire. Or s’il nous faut pour vivre biologiquement des biens naturels, pour vivre humainement et heureux, il faut d’autres choses absolument essentielles, il nous faut de l’amour, de l’espérance, de la paix, de la joie, de la grâce, de la tendresse, de la bienveillance autour de nous et de la chaleur humaine. Et pour l’Evangile, nous sommes comme des machines à produire, pour les autres et pour nous, tous ces fruits essentiels. On peut être improductif économiquement, et pourtant être un élément extrêmement positif pour la société. Le monde par l’Evangile est même vu comme un champ dont le but serait de faire pousser des fruits d’amour et de grâce. Ce sont ces fruits que Dieu garde dans son grenier, dans sa mémoire éternelle, c’est cela qui est sauvegardé pour l’éternité, et qui donne sens au monde, par delà les horreurs diverses.

Et de ce point de vue là, nul n’est trop petit. Même les enfants peuvent apporter un peu de bonté et de tendresse, et même impotent et très âgé, on peut donner ces fruits de douceur au monde. Il faut apprendre très tôt aux enfants à se tourner vers les autres et à voir la valeur de leur vie non pas par rapport à eux mêmes, mais par rapport à ce qu’ils donnent aux autres, et se le rappeler dans toute situation où nous aurions tendance à nous replier sur nous-mêmes.
L’Evangile va parfois très loin dans cette exigence, jusqu’à parler de mauvaise herbe brûlée au feu, ou de figuier desséché. Mais ce n’est pas que Dieu punisse, c’est juste pour nous mettre devant une réalité : si nous sommes incapables de donner aux autres, nous nous dessécherons pour mourir tout seuls. Et aussi que de toute façon, la seule valeur de notre vie est par rapport à  ce que nous donnons. Nous, en tant qu’être animal, nous mourrons. Si toute notre vie était tournée vers notre seule satisfaction animale, nous mourrions comme un animal ne laissant rien après nous. Or tout ce que nous avons donné sort de notre être matériel pour devenir quelque réalité hors de nous qui nous subsiste.

Mais si Dieu a une attente forte vis-à-vis de nous, néanmoins il fait preuve à notre égard de beaucoup de bonté de grâce, on le voit dans bien des paraboles.
D’abord dans celle du semeur : Dieu donne la même chance à tous, il ne retient pas ses dons, et sème même sur des terrains dont on peut penser qu’ils ne donneront rien (les épines, le chemin, les pierres). Dieu donc n’a pas de jugement a priori sur nous, notre passé pour lui n’a aucune importance, il croit en chacun, et dans la possibilité de chacun de donner du fruit, même s’il n’en a jamais donné ou si la situation semble difficile.

Ensuite, la parabole du bon grain et de l’yvraie (Matt. 13:24-30) montre que non seulement il ne juge pas trop vite, mais même qu’il renonce à punir les mauvais. Il choisit de laisser la vie à chacun. Ensuite, en effet, il gardera mémoire de tout ce qui a été bon et choisit d’oublier, comme en jetant au feu, tout ce qui ne vaut rien. La raison invoquée, c’est qu’il est impossible de faire le tri parce que le bien et le mal sont trop mélangés. Et c’est vrai, en nous mêmes et en chacun il y a du bon et du mauvais. Dieu donc garde tout, il ne juge pas, les personnes, mais dit bien qu’il ne gardera de chacun que le meilleur, c’est plutôt une bonne nouvelle !
Et puis la parabole du figuier stérile (Luc 13:6-9) nous montre que non seulement Dieu est patient, mais aussi qu’il nous donne une aide particulière. Il creuse autour, (c’est bien de creuser, d’apprendre à voir les choses plus en profondeur, de prendre soin de nos racines), et aussi il met du « fumier » au pied. On peut le comprendre comme un bon engrais, comme la grâce, l’amour et le pardon que Dieu nous donne sans cesse, qui peuvent remplir nos cœurs de reconnaissance et de grâce, nous amenant à nous tourner vers les autres pour leur donner aussi. Mais le fumier, en fait, ce n’est que de l’excrément, et le mot est plutôt négatif en général dans la Bible. Alors dans une théologie classique on aurait pu dire que Dieu nous envoie des difficultés, des épreuves qui nous attendrissent et nous permettent de remettre chaque chose à sa place en perspective. Il est vrai que les petites épreuves peuvent avoir cet effet positif, mais on peut répugner à l’idée que Dieu en soit la cause. On pourrait alors dire que Dieu met à nos pieds les misères du monde. C’est en voyant d’autres qui souffrent, peut être plus que nous, d’autres qui ont besoin d’aide, de soin, d’attention que nous pouvons comprendre qu’il importe que nous les aidions, que nous donnions ainsi du fruit, et que nous ne nous préoccupions pas de notre seule petite vie.

En tout cas donc, si Dieu a une grande attente à notre égard, il nous fait une infinie confiance, et il ne nous laisse pas seuls, ni sans ressources, nous sommes nous-mêmes à la fois les co-ouvriers de Dieu pour construire un monde le meilleur possible dans l’enveloppe matérielle qu’il ne faut certes pas trop dégrader, mais nous sommes aussi le champ de Dieu, le lieu où il plante sa parole, son amour est sa grâce pour que nous donnions de bons fruits, pour lui, pour le monde, et pour nous.

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Matthieu 13:24-30

Il leur proposa une autre parabole et il dit :

Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé de la bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Lorsque le blé eut poussé en herbe et donné du fruit, l’ivraie parut aussi. Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire : Seigneur, n’as-tu pas semé de la bonne semence dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y ait de l’ivraie ? Il leur répondit : C’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent : Veux-tu que nous allions l’arracher ? Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé. Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.

Luc 13:6-9

Il dit aussi cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et n’en trouva pas. Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? Le vigneron lui répondit : Maître, laisse-le encore cette année ; d’ici-là je creuserai tout autour et j’y mettrai du fumier. A l’avenir il produira du fruit ; sinon, tu le couperas.

Matt.13:24-30, Luc 13:6-9

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