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Mon père était un Araméen nomade

(Deutéronome 26:5)

Prédication prononcée le 8 décembre 2019, au temple de l'Étoile à Paris,
par le pasteur Louis Pernot 

« Mon père était un araméen nomade », affirmation essentielle dans le Deutéronome (Deut. 26 :5) connue sous le nom de Credo d’Israël. C’est en effet ce que la tradition juive invite à rappeler à tout le monde en particulier lors du repas de Seder à Pâques. En hébreu c’est trois mots seulement : אֲרַמִּי֙ אֹבֵ֣ד‬ אָבִ֔ Avi, arami oved littéralement : « mon-père, araméen, errant », et il y a là caché toute la vie du croyant avec son Dieu.

D’abord, il est essentiel de se rappeler que nous sommes tous errants, étrangers et voyageurs sur cette terre. Avoir une juste conscience de ce que l’on est réellement permet de mettre sa confiance là où il est bon. Et il est d’autant plus important de se rappeler cela lorsqu’on s’installe, ou que notre environnement matériel semble stable et porteur. C’est le contexte dans lequel intervient notre verset en Deutéronome 26 : le texte dit à ce moment que quand on s’installe dans le pays d’abondance, la première chose à faire est d’offrir les prémices à Dieu. C’est une manière à la fois de se dire qu’il y a plus important que le fait de posséder matériellement des choses ou d’être dans une abondante réussite, et qu’en fait on n’est jamais propriétaire de ce que l’on croit posséder. D’abord parce que tout ce que l’on possède, on peut le perdre, et ensuite parce que tout appartient à Dieu, et vient de Dieu. En fait, il n’y a rien que nous ne possédions et qui soit dû en grande partie à une chance que nous n’avons pas méritée. Certains diront que ce qu’ils ont, ils l’ont gagné par leur labeur. Peut-être mais c’est déjà une chance d’être né intelligent, performant et travailleur. Certains n’ont pas ces qualités et n’accéderons jamais aux plus hautes fonctions. Et quel mérite avons-nous à être nés non handicapés, ou dans un pays développé ? Il est bon de se le rappeler et d’éviter de trop se croire propriétaires et méritants de ce que nous avons. « qu’as-tu que tu n’aies reçu » (1 Cor 4:7) nous dit Paul. Donner une part à Dieu, consacrer une part de ce que l’on a, de son temps, de ce que l’on est à Dieu et aux autres, est se rappeler justement que nous ne sommes que des passeurs, jamais propriétaires éternels de ce que nous avons, mais que tout est grâce, et ainsi que nous y invite le Christ lui-même : « vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Matt. 10:8).

En fait, c’est parce que rien n’est définitif dans ce monde que le seul moyen d’y être heureux est d’y vivre sans se croire installé. Évidemment, nous l’avons vu, nous ne possédons vraiment rien car nous n’emporterons rien de matériel au Ciel, et même tout ce que nous avons, nous pouvons le perdre, ce qui est aujourd’hui, demain peut ne plus être. Nous avons tendance à croire que le matériel est immuable, que notre environnement est stable et rassurant alors qu’il ne l’est pas. Le bon sens est évidemment de ne pas mettre sa confiance dans ces biens trompeurs. C’est ce qu’enseigne d’une manière radicale le Bouddhisme Zen dans sa théorie de la non-permanence, ou du non-être. Nous croyons ainsi qu’une table est une table, mais en fait non, parce qu’hier elle était un arbre, et avant une simple graine et encore avant rien du tout. Et demain, elle sera détruite, brûlée, ou mangée par les termites et ne sera plus. Ce que nous voyons comme une table n’est donc qu’une apparence transitoire d’une réalité mouvante et évanescente, tout ce qui est dans le monde est ainsi. Ainsi, le seul moyen d’être heureux et même adapté dans ce monde d’apparences est de suivre le mouvement, d’être soi-même un devenir permanent qui s’adapte au monde. Et de ne mettre sa confiance qu’en Dieu seul qui est la seule réalité éternelle et immuable de notre vie.

La Bible a toujours valorisé les nomades par rapport aux sédentaires. Le modèle est le peuple juif qui marche dans le désert vers un but qui n’est en fait jamais atteint, parce que même dans la terre promise, tout est à faire et à construire. Dès le début de la Bible se trouve l’opposition entre Caïn et Abel, Caïn offre en sacrifice des gerbes de blé donc il est cultivateur, et donc sédentaire, Abel offre un agneau, c’est donc un éleveur, un nomade. Nous voyons que déjà, le sédentaire est une menace et un risque mortel.

L’Évangile continue en ce sens : le croyant est fondamentalement un pèlerin. Cela ne veut pas dire qu’il doive user ses chaussures sur un des chemins de pèlerinages à la mode aujourd’hui, mais que dans sa tête, dans sa vie, il doit toujours être en chemin. Quand Jésus fait marcher Pierre sur l’eau, celui-ci parvient à ne pas se perdre dans ce qui le menace parce qu’il avance vers le Christ, mais dès qu’il s’arrête, il s’enfonce (Matt. 14 :22-26). Ou encore, quand il appelle un disciple à le suivre, celui-ci veut s’arrêter d’abord pour enterrer son père, mais Jésus lui dit : « laisse les morts enterrer les morts » (Matt. 8 :22): il faut toujours aller de l’avant, ne jamais se laisser arrêter par quoi que ce soit, la solution n’est jamais dans l’installation, ni le retour en arrière, mais toujours vers l’avant.

La vie est avancée, celui qui s’arrête meurt. Vivre, c’est sans cesse se réinventer, s’adapter à un environnement qui change, à une histoire qui n’advient pas comme on l’avait prévu ou voulu, c’est trouver de nouvelles manières de vivre. Sans doute qu’un des problèmes de notre époque est le refus du temps et des changements. On ne veut pas vieillir et on fait tout pour gommer les effets de l’âge, on veut conserver tous les monuments historiques, on voudrait que rien ne change, que les frontières des pays restent éternellement les mêmes, que notre civilisation reste comme elle est, que notre culture soit sanctuarisée et reste bien blanche et chrétienne comme elle l’était il y a 150 ans. Mais c’est impossible, tout évolue, tout change, cela crée une angoisse terrible chez nos contemporains, alors que ce n’est que la réalité des choses et de tout ce qui vit. Cette angoisse culmine dans les questions climatiques. Certes, il y a un problème, et nous devons tout faire pour ne pas détruire notre milieu de vie, mais l’idée que la terre doive être thermostatée au degré près, que le niveau des mers ne change pas d’un centimètre et les populations restent là où elles sont sans bouger est la pire des absurdités. Tout change et continuera à changer, et ce n’est pas grave, il faut d’adapter, et nous nous adapterons. L’histoire de l’humanité n’a jamais été statique, les cultures ont évolué, les civilisations naissent et meurent, les peuples émigrent, des guerres ont toujours eu lieu. Et simplement, nous devons reconnaître comme Israël que dans cette vie aventureuse, pas toujours facile de nos pères contraints à être nomades, c’est leur nomadisme, leur adaptabilité qui les a sauvés, et que sur ce chemin jamais ils n’ont été seuls, mais que toujours Dieu les a accompagnés pour que leur chemin soit un chemin de vie.


Cette vision dynamique de la vie s’applique, bien entendu, aussi à notre foi. Croire, c’est être toujours en marche, avancer, se questionner, se remettre en question, se laisser déranger. La foi n’est pas une certitude statique, mais un chemin, une quête, recherche infinie de l’inconnaissable, du transcendant. C’est un voyage joyeux et sans cesse renouvelé parce qu’il y a toujours à redécouvrir. La foi meurt quand elle cesse d’être en quête. Ceux qui voient la foi comme une sorte de trésor statique à défendre, comme un corpus de dogmes à croire, de rites immuables à pratiquer sont les intégristes, ils sont dangereux, pour eux, et souvent même pour les autres.

La foi à laquelle nous invite la Bible est une foi nomade, elle s’adapte à toutes les situations, et ne dépend d’aucune condition extérieure. Sans doute que le peuple juif a particulièrement développé cette conviction lors de l’Exil à Babylone. Leur temple de Jérusalem ayant été détruit et eux éloignés de la ville sainte, ils ont compris que Dieu n’habitait pas dans des lieux particuliers, mais qu’il faisait sa demeure dans le cœur même du croyant. Paul reprendra cette idée en affirmant : « vous êtes le temple du saint Esprit » (I Cor. 6:19). Les protestants ont redécouvert cela lorsqu’un bon nombre ont dû s’exiler pour cause de religion : pas besoin d’Église, d’institution, pas besoin de lieux saints, pas besoin de temples, de tabernacles, ni même de rites, le croyant promène partout son Dieu avec lui, et la Parole, l’Écriture est le lieu où sa présence se donne, où que l’on soit. Peu importe même où l’on se trouve sur terre, notre nationalité n’est pas dépendante d’un lieu mais c’est d’être chrétien, d’appartenir au Christ.

Et cela est vrai aussi pour la religion en général. Une religion figée est une religion morte, il lui faut absolument s’adapter, évoluer, être sans cesse en dialogue avec la culture, sinon elle se condamne. Les formulations anciennes de la foi ne peuvent rester éternellement vraie, et nos rites mêmes ne peuvent être des représentations théâtrales comme des reconstitutions historiques d’un temps qui n’est plus. Même notre lecture de la Bible doit être celle de notre temps, nous ne pouvons croire comme il y a 500 ans, ni même comme croyaient les apôtres. La religion chrétienne ne survivra que si elle évolue et s’adapte, il n’y a pas d’autre solution, sinon elle est condamnée à être un vestige.


Mais notre verset dit encore bien des choses. Tout ce qui apparaît à première lecture est bien sûr essentiel, mais il contient des richesses cachées pour celui qui aime justement ne pas se contenter de ce qu’il a, et veut se poser des questions.
D’abord on peut se demander qui est ce père nomade qui est évoqué. Est-ce Jacob qui est venu s’installer en Égypte avec ses 11 fils (Joseph y étant déjà) pour échapper à la famine ? Ou Abraham qui a fait un peu de même avant ? Ou un autre ?

Admettons comme on le fait le plus couramment qu’il s’agisse d’Abraham, pourquoi pas. Venant d’Ur en Chaldée, il passera en effet par la Syrie (pays des araméens) pour aller ensuite en Égypte pour ne pas mourir de faim. Il est sans doute bon ainsi de se souvenir que nos pères ont eu une vie difficile. Et avant de se plaindre, se rappeler qu’autrefois il y a eu des situations autrement plus dures. Aujourd’hui, certains ont peur, mais rappelons-nous tout de même qu’il y a toujours eu des guerres, des mouvements de populations, alors pas de panique. Nos ancêtres, comme Abraham se sont adaptés, ils ont fait leur chemin sans jamais être abandonnés par Dieu, alors confiance, nous y arriverons aussi. Dieu leur a donné de toujours pouvoir vivre et s’adapter, avec Dieu tout est possible, et la vie est toujours possible, l’amour toujours possible et la joie toujours possible.

Mais pourquoi dit-on que cet ancêtre est un Araméen ? Les Araméens étaient les ennemis d’Israël, et ils représentaient les étrangers par excellence. C’est très paradoxal pour des juifs d’attribuer ce qualificatif à celui qu’ils reconnaissent comme leur père. Techniquement ce n’est peut-être pas faux, Abraham par son père Térah avait peut-être quelque origine araméenne, mais jamais ailleurs on ne désigne Abraham comme araméen, ce sera plutôt Abraham l’Hébreu !

Rappeler qu’Abraham peut-être avait des origines araméennes c’est dire d’abord qu’en fait nous sommes du même sang que nos ennemis, nous sommes tous frères d’une manière ou d’une autre. Et c’est dire aussi qu’il n’est pas nécessaire d’être de race absolument pure pour être un bon croyant. Le meilleur protestant n’est pas celui qui peut s’enorgueillir d’avoir des ancêtres au galères, avec une filiation parfaite sur 500 ans, ni le meilleur chrétien celui qui l’est de père en fils ou de mère en fille depuis les croisades. Abraham, le père des croyants est défini même par son origine étrangère au bon peuple élu. La foi n’est donc pas une histoire de généalogie, ni d’hérédité, mais de choix personnel, et on peut faire des choix qui nous écartent de notre tradition familiale, ce qui est parfois une bonne idée, et en tout cas être prêt à le faire est la meilleure des choses possibles.

Mais les questions ne s’arrêtent pas là. En particulier il y a discussion sur le mot hébreu que l’on traduit par « nomade ». « Obed » en effet sur près de 200 fois que l’on rencontre ce mot ne signifie jamais cela ! Partout ailleurs, il signifie « périssant », ou « détruisant ». Le « nomade » ou « errant » n’est donc qu’une invention des traducteurs en fonction du contexte.

On pourrait alors traduire : « Mon père était un araméen périssant » (sur le point de périr). Ce n’est pas faux, de Jacob, ou d’Abraham qui ont été dans des situations critiques. Et pourtant Dieu les a aidés et ils ont été sauvés. Il est bon de se rappeler cette importance de la providence divine. Nous-mêmes en effet, ne sommes que des êtres périssant, « étrangers et voyageurs sur cette Terre » (I Chron. 29:15, Heb. 11:13), nous n’emporterons rien, et nous sommes physiquement condamnés à la décrépitude, au vieillissement et à la mort. Mais pourtant justement, nous croyons que l’homme n’est pas condamné à mort mais promis à la vie. Toute l’histoire sainte nous le montre, et l’histoire de Jésus Christ encore plus. En effet, même si c’est anachronique, on pourrait dire que cet araméen périssant est l’image du Christ, lui qui parlait araméen à ses disciples et qui a souffert à Gethsémané, qui est mort sur la croix. Celui qui était condamné à périr, Dieu l’a ressuscité. Et nous aussi qui suivons son chemin, même humiliés et battus, Dieu nous relève, nous donne la vie, la confiance et la force, et même quand nous mourrons, Dieu nous donnera la vie éternelle en nous conservant dans son amour éternel.

Mais on pourrait traduire à l’inverse : « Mon père était un araméen détruisant ». Il n’est plus victime, mais bourreau. C’est possible aussi. Personne ne peut dire qu’il n’y ait pas eu de mal dans sa généalogie. Comme Jésus lui-même dont les ancêtres sont mentionnés en Matthieu 1. On y trouve un assassin, une prostituée, un cas d’inceste, ou de viol... Jésus n’est pas issu d’une lignée parfaite, et cela ne l’empêche pas de pouvoir être le Christ. Dieu peut nous libérer des déterminismes mortifères familiaux, Dieu peut nous aider à sortir des traumatismes de notre enfance pour nous tourner vers la vie. Il suffit de l’assumer honnêtement, et de choisir la vie avec Dieu.

Cependant cela ne résout pas toutes les questions. En particulier il est tout de même curieux que jamais dans toute la Bible, Abraham soit dit ailleurs « araméen ». Il y n’y a que deux personnes appelées ainsi : Laban et son père. Laban était-il un Araméen nomade ? Oui sans doute, mais jamais il n’est revendiqué comme « père ». Il faut donc penser qu’il y a deux personnes dans notre verset et non une seule : une qui est le père et une autre qui est l’Araméen, et que ce ne sont pas les mêmes. C’est d’ailleurs dans ce sens que poussent les signes diacritiques du texte hébreu massorétique. Les savants qui ont établi ce texte ont clairement indiqué qu’il fallait disjoindre le mot « mon-père » du mot qui suit « araméen » pour bien comprendre que le second n’était pas le qualificatif du premier, mais une autre personne. Donc bref, l’Araméen n’est pas le père,. Et le verbe « obed » peut être lu non comme un participe mais un causatif, ce qui nous donne : « Un Araméen a fait périr mon père » ou « Un Araméen [voulait] détruire mon père ». La traduction latine de la Vulgate l’a compris ainsi également en mettant : « le Syrien a persécuté mon père » (La Syrie est en effet ce qui correspond au pays des Araméens). La tradition juive l’entend bien ainsi et dans le dialogue du repas de Seder explique que Laban était pire que Pharaon parce que celui-ci n’avait voulu que faire périr les enfants mâles, alors que Laban voulait tuer tout le monde.

Cette lecture peut nous enseigner que nous ne sommes pas héritiers de la facilité. Nos pères n’ont pas eu la vie facile, mais Dieu toujours leur est venu en aide, comme Jacob qui sera libéré de la haine de Laban l’Araméen grâce à Dieu.

Quant à la traduction grecque de la Septante, elle nous donne : « Mon père a quitté (abandonné) la Syrie » (et est parti vers l’Égypte). Cela est vrai pour Abraham qui venant d’Ur en Chaldée passe par la Syrie pour aller ensuite en Canaan. Et si les Araméens habitant la Syrie sont considérés comme les ennemis d’Israël, Abraham a très bien fait : il faut savoir fuir le mal, s’éloigner de tout ce qui est mortifère dans nos vies. Quand bien même ce serait lié à nos propres origines. La fuite est mal vue aujourd’hui, on enseigne qu’il faut affronter ses peurs, affronter ses démons pour les vaincre. Ce n’est pas évident. Le mal est parfois très puissant, et il peut être bon de s’en éloigner tout simplement, d’avoir conscience qu’on ne peut pas tout vaincre, tout surmonter. Dans ce cas, il faut s’en aller, prendre de la distance, et choisir de vivre là où on pourra le faire librement et joyeusement. Comme le disaient les gens sages à propos de la peste au Moyen-Âge : devant le mal, la tentation, « pars vite, va loin et ne reviens jamais ! ».

Il faut savoir se déplacer, avoir le courage de rompre avec ce qui nous fait du mal, ou ne sert à rien. Savoir épurer sa vie, et aller dans les bons endroits. Se laisser porter par ses convictions, comme Abraham qui quitte son héritage paternel pour aller là où Dieu l’envoie. Il n’y a pas de plus grande joie que de choisir sa vie, choisir de cheminer avec son Dieu, marcher par la foi... Avec confiance qu’avec Dieu tout chemin est chemin de vie.

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Deutéronome 26:1-10

1Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage, lorsque tu en prendras possession et que tu l’habiteras, 2Tu prendras des prémices de tous les fruits que tu retireras du sol dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu les mettras dans une corbeille et tu iras au lieu que choisira l’Éternel, ton Dieu, pour y faire demeurer son nom. 3Tu iras vers le sacrificateur en fonctions ces jours-là et tu lui diras : Je déclare aujourd’hui à l’Éternel, ton Dieu, que je suis entré dans le pays que l’Éternel, a juré à nos pères de nous donner. 4Le sacrificateur recevra la corbeille de ta main et la déposera devant l’autel de l’Éternel, ton Dieu. 5Tu prendras encore la parole et tu diras devant l’Éternel, ton Dieu : Mon père était un Araméen nomade ; il descendit en Égypte avec peu de gens pour y séjourner ; là, il devint une nation grande, puissante et nombreuse. 6Les Égyptiens nous maltraitèrent, nous opprimèrent et nous soumirent à une dure servitude. 7Nous avons crié à l’Éternel, le Dieu de nos pères. L’Éternel entendit notre voix et vit notre oppression, notre peine et notre misère. 8L’Éternel nous fit sortir d’Égypte, à main forte et à bras étendu, par une grande terreur, avec des signes et des miracles. 9Il nous a fait venir dans ce lieu et il nous a donné ce pays, pays découlant de lait et de miel. 10Maintenant me voici, j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, ô Éternel !

Hébreux 11:8-16

8C’est par la foi qu’Abraham, obéit à l’appel (de Dieu) en partant vers un pays qu’il devait recevoir en héritage ; et il partit sans savoir où il allait. 9C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme en un pays étranger, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. 10Car il attendait la cité qui a de solides fondations, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur.
11C’est par la foi aussi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable de donner le jour à une descendance, parce qu’elle tint pour fidèle celui qui a fait la promesse. 12C’est pourquoi d’un seul homme – et d’un homme déjà atteint par la mort – sont issus (des descendants) aussi nombreux que les étoiles du ciel et que le sable qui est au bord de la mer et qu’on ne peut compter.
13C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises, mais ils les ont vues et saluées de loin, en confessant qu’ils étaient étrangers et résidents temporaires sur la terre. 14Ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils cherchent une patrie. 15Et s’ils avaient eu la nostalgie de celle qu’ils avaient quittée, ils auraient eu l’occasion d’y retourner. 16Mais en réalité ils aspirent à une patrie meilleure, c’est-à-dire céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu ; car il leur a préparé une cité.

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