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Les 40 jours de l'Ascension

40 jours pour une foi adulte

Prédication prononcée le 16 mai 2021, au temple de l'Étoile à Paris,
par le pasteur Louis Pernot

L’Ascension a lieu 40 jours après Pâques, c’est-à-dire pas tout de suite. Cette idée qu’il y ait un temps entre Pâques et la Pentecôte pendant lequel les disciples n’ont rien fait est en soi étonnant. Normalement, les disciples auraient dû être débordants de joie, de reconnaissance, de foi, pour proclamer la résurrection du Christ dès Pâques, et voilà qu’il y a un temps d’attente, un temps de maturation pour qu’ils soient en mesure de le faire.

Cela montre d’abord que le message de Pâques n’est pas si facile à recevoir, et en tout cas ne change pas nécessairement la vie de celui qui le reçoit du jour au lendemain. Ne vous faites donc pas trop de souci, si vous avez l’impression d’avoir raté quelque chose à Pâques et que le message de Pâques ne vous a pas totalement transformés... eh bien, ne vous en inquiétez pas, vous pouvez rattraper, il vous faut juste passer maintenant à l’épisode de l’Ascension pour comprendre comment ça se passe.

Donc dans les Actes : après Pâques, nous avons 40 jours, puis encore 10 jours donnant 50 pour qu’advienne la Pentecôte qui sera le message pour dimanche prochain. Ce temps de 40 jours, temps de maturation est un temps que l’on rencontre dans différents endroits de la Bible et sa première occurrence et donc la plus importante pour le sens qu’il faut lui donner sont les 40 jours du Déluge avec Noé (Gen. 8:15-9:1), ensuite il y a les 40 ans de pérégrination du peuple dans le désert entre l’Égypte et la Terre promise (Ex. 16:35), les 40 jours de Moïse sur le mont Sinaï quand il reçoit la loi (Ex. 24:18), les 40 jours de dépression d’Elie cheminant dans le désert avant que Dieu lui apparaisse comme un souffle doux et subtil (I Rois 19:7), et enfin les 40 jours de jeûne de Jésus lors des tentations (Matt. 4:1-11). Ce 40 pour la Bible, est un temps plutôt difficile, temps d’épreuve, mais qui aboutit toujours sur une bonne nouvelle, une libération. C’est un temps de difficulté qui finit bien. Ainsi, après 40 jours de déluge difficile, Noé sort de l’Arche et après tout va bien. Après 40 ans d’errance dans le Désert, le peuple pourra entrer dans la terre promise, et après 40 jours au désert, Jésus pourra commencer son ministère de messie.

Alors ces 40 jours qui succèdent à Pâques sont curieux, comment se fait-il qu’ils soient présentés précisément comme 40 jours difficiles ? Est-ce que cela veut dire que la foi est en soi-même un chemin qui n’est pas un chemin semé de pétales de rose, mais que dans la réception de ce message de Pâques, il y a quelque chose de laborieux. Il y a quelque chose comme le peuple qui marche dans le désert, certes conduit par Dieu, et certes qu’il ne manque de rien, mais néanmoins, un peuple qui n’est quand même pas à l’aise, un peuple qui chemine, qui se perd, qui cherche, tâtonne, se questionne, et qui est sans arrêt en discussion avec Dieu. Il discute : « Pourquoi fais-tu ceci, pourquoi fais-tu cela, pourquoi nous as-tu fait sortir d’Égypte, et où sont les marmites pleines de l’Égypte où nous étions dans l’abondance ? ».

Ces 40 jours de l’Ascension représentent en fait ce cheminement de la foi qui n’est pas si simple, parce qu’en effet, on découvre Dieu, certes, mais on se pose des questions sur Dieu, sur son action, sur ce qu’il est, sur ce que l’on peut attendre de lui, on peut même s’engueuler avec lui. Le chemin de foi est un jeu permanent de cache-cache avec Dieu, qui n’est pas facile, pas simple. Et donc, il faut avoir le courage de faire ce chemin avec Dieu, de se questionner, de se remettre en cause, d’accepter d’avoir parfois la foi et parfois de l’avoir moins. Mais comme Noé dans son Arche, garder avec soi toutes les sources de vie en prenant un couple de chaque animal : toujours préserver la possibilité du futur, les portes ouvertes vers la possibilité d’un renouveau, d’une vie nouvelle, d’une joie nouvelle. C’est quelque chose de difficile à dire à quelqu’un qui est dans la difficulté, le divorce, le deuil qu’il y a une vie possible devant lui, de la joie possible, des éclats de rire, une vie nouvelle. C’est difficile parce que la personne éprouvée ne veut pas l’entendre ou ne peut pas l’entendre. Mais néanmoins quand ça nous arrive, pensons à Noé, qui, certes s’enferme dans son Arche, il se claquemure... Mais il prend avec lui la possibilité que la vie renaisse ! Il garde quelque part un espoir que la vie un jour sera de nouveau possible.

Et puis, même si on se dispute un peu avec Dieu, il faut rester avec lui et ne pas couper tous les ponts avec lui, avec la foi, la religion... Jésus demande à ses disciples de rester à Jérusalem, donc rester dans le lieu humain de la présence de Dieu avec le Temple. Rester quand même dans la proximité de Dieu où certes je me dispute avec lui, mais je reste dans cette sorte d’intimité avec Dieu, comme Noé qui s’enferme dans son Arche, et certainement qu’il y a eu des débats, des discussions, des inquiétudes dans l’Arche quant à l’issue du Déluge. Nous on sait qu’au bout de 40 jours ça s’arrête, mais lui ne savait pas trop comment cela allait se faire, ni quand. C’était certainement très difficile pour lui.

De même, Elie qui chemine aussi de la grotte, qui marche découragé, et qui dit : « mais pourquoi Seigneur, pourquoi tout le monde m’en veut, pourquoi tant de haine, tant de violence, pourquoi ma vie est-elle menacée » ? Mais il continue de discuter avec Dieu. Tout ce questionnement n’est pas du manque de foi. Peut-être même est-il utile pour arriver à la foi réelle et véritable, il faut passer par ce temps d’épreuve, de mise à l’épreuve, de questionnement, voire de difficulté. La bonne nouvelle de Pâques, celle de la résurrection n’est pas quelque chose de simple et d’évident qu’il suffirait d’entendre pour que ça change notre vie. Si c’est le cas pour vous, tant mieux, je m’en réjouis et je ne peux rien dire d’autre. Mais si ça n’est pas le cas, et bien ne vous découragez pas, vous n’êtes pas les premiers, pas les seuls à ce que la bonne nouvelle ne soit pas si facile que cela à recevoir.

Et patience, il faut un temps de maturation, de questionnement. Ou il faut du temps, tout simplement. Peut-être est-ce pour cela que Paul invite à se méfier des nouveaux convertis, et qu’il faut se méfier des intégristes. Trop de certitude tue l’Esprit. La foi est un chemin, dans tous les cas la foi est un chemin. Ceux qui disent : « voilà, venez, donnez votre vie à Jésus Christ et tout sera réglé » sont des escrocs, des bateleurs, des camelots prétendant avoir le produit miracle que vous espérez, parce que ce n’est pas comme ça que ça se passe et il est rare que le meilleur de la vie puisse advenir durablement sans temps de maturation. Il y a forcément, même s’il y a dans la découverte de la foi une sorte de grande joie qui peut à un moment donné enthousiasmer, de toute façon, le chemin qui suit ensuite est un chemin qui aura des hauts et des bas, des périodes de joie et d’exaltation et des périodes de doutes. Et ce n’est pas mauvais. Ces questionnements sont des périodes d’ajustement permettant progressivement d’arriver à une foi juste et féconde durablement.

On trouve aussi ce questionnement dans les tentations de Jésus : Jésus doit, pour parvenir à la foi réelle, comprendre les limites de ce qu’il peut attendre et espérer de la part de Dieu. En effet, il est dit juste avant qu’il est fils de Dieu. Formidable aurait-il pu se dire, je suis fils de Dieu, donc j’hérite de la toute-puissance. Mais en fait, il faut arriver à relativiser cette toute puissance de Dieu dans sa foi pour la mettre à sa juste place. Sinon on risque de perdre à la fois la puissance et la foi. Jésus donc comprendra que, certes, il a la toute-puissance de Dieu, mais que néanmoins cette puissance de Dieu n’est pas là pour changer les pierres en pain, ni pour lui permettre de se laisser aller du sommet du temple, ni pour servir le Diable, et donc qu’il a lui quelque chose à faire, il y a une limite, une juste place à trouver pour Dieu dans sa vie... Abandonner le Dieu magique tout-puissant peut-être, mais ne pas abandonner Dieu. Parvenir à relativiser la foi sans la perdre. C’est extrêmement subtil.

Et la résurrection du Christ est certes une présence, mais elle ne peut devenir efficace que si elle se comprend aussi comme une possibilité d’absence. Je sais que Christ est présent dans ma vie, dans toute ma vie, c’est dit à la fin de l’Évangile de Matthieu : « je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matt. 28:20). Et nous l’enseignons sans cesse : Christ est présent, il ne vous abandonne jamais, « rien ne nous séparera de l’amour de Dieu » (Rom. 8:39). Et pourtant, n’est-ce pas un questionnement pour vous ? Pensez-vous vraiment que dans votre vie Dieu soit toujours présent ? Pensez-vous vraiment sans cesse à Dieu. Christ est-il vraiment tout dans votre vie ? Si c’est le cas tant mieux, mais je dirais même que je serais inquiet si c’était le cas, ne serait-ce pas là quelque chose de l’ordre de l’obsession mystique ? Quelque chose de pathologique qui n’est pas une foi adulte et qui du coup empêcherait de vivre dans le monde, d’aimer les autres. Et les disciples, pour arriver à l’accomplissement de leur foi, pour arriver à recevoir l’Esprit à la Pentecôte, devront préalablement expérimenter une forme d’absence du Christ. L’Ascension, c’est le Christ qui leur est enlevé. Il n’est plus là, et pendant 10 jours ils devront vivre sans le Christ ressuscité. Et c’est de cette absence que naîtra la possibilité de la Pentecôte. C’est incroyable !

Voilà le but : une foi qui connaît sa propre limite, « la foi virile où gît le doute », comme dit notre cantique (Seigneur accorde moi d’aimer). Une présence du Christ qui assume pleinement l’absence, une foi qui permet de comprendre que l’on peut avoir la foi tout en ayant des moments de doute, tout en ayant des moments où l’on ne pense pas à Dieu.

C’est d’ailleurs ce que j’expérimente dans ma vocation. Est-ce que tous les pasteurs pensent sans cesse à Dieu ? Non, il y a évidemment des moments où je n’y pense pas, où je suis comme éloigné de cela, et ma foi devient adulte et responsable le jour où j’assume cela. En me disant, ce n’est pas grave, je sais que néanmoins Christ est présent d’une autre manière, et que je peux m’assumer moi sans être dans un sentiment de dépendance infantile à l’égard d’un Jésus dont j’attendrais tout.

C’est exactement le sens des trois tentations du Christ et c’est aussi le sens de la découverte d’Elie qui avant était dans l’idée d’un Dieu tonitruant, et lui-même vivait sa foi d’une façon tonitruante, massacrant les prophètes de Baal, proclamant, terrorisant les rois, menaçant au nom de Dieu... et finalement il découvrira l’essentiel, après avoir eu le sentiment d’avoir été abandonné par Dieu, comme Noé, certainement s’est senti bien seul dans son Arche. Elie donc, découvrira que Dieu est présent comme un souffle subtil, ni dans la tempête, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu, mais comme une douce présence qui ne fait pas grand bruit.

Et donc peut-être que si vous avez l’impression que Dieu n’a pas changé votre vie après Pâques, ce n’est pas grave, parce qu’il est en train de la changer en profondeur. Et si vous êtes déçus, c’est peut-être que parce que là encore vous êtiez en attente d’un Dieu tout-puissant qui pourrait bouleverser votre existence alors que Dieu n’est qu’un souffle léger et subtil qui nous accompagne dans la douceur, dans la tendresse d’une manière presque imperceptible, mais néanmoins tellement réelle.

C’est à ce moment-là que l’on peut devenir fort de cette présence de Dieu qui sait transformer une existence et d’autant plus qu’on ne se trompe pas sur l’attente à son égard. Pour cela, il faut le temps de cheminer, de relativiser, de devenir adulte et responsable. 40 jours pour en sortir, 40 jours pour renoncer, 40 jours pour apprendre à renoncer à la toute-puissance. Et peut-être est-ce vrai aussi dans notre épidémie du Coronavirus, 40 jours pour savoir que l’humanité est faible, 40 jours pour savoir que nous pouvons faire des projets, mais que ces projets peuvent être contrecarrés, 40 jours pour comprendre que l’humanité n’est pas Dieu, pour comprendre que l’humain n’aura jamais le dernier mot sur un environnement, une nature qui le dépasse et est plus puissante que lui, 40 jours pour comprendre l’humilité tout simplement. L’humilité, la simplicité et la tendresse.

Et puis Jésus sait qu’il va bouleverser un peu ses disciples par son temps d’absence... Il dit aux disciples : « restez à Jérusalem, c’est là que vous recevrez une puissance qui est celle de l’Esprit Saint. ». On est dans l’ordre de la promesse, mais avec un conseil formel : restez à Jérusalem, c’est-à-dire, n’en profitez pas pour partir dans la débandade. Relativisez si vous voulez, mais ne quittez pas Dieu, ne vous écartez pas de la religion. Le peuple dans sa marche prophétique vers la terre promise a souvent murmuré contre l’Éternel, il s’est opposé à Dieu, il s'est même révolté contre Moïse et Aaron, mais néanmoins, ils sont toujours restés autour de l’Arche, autour de cette présence symbolisée par l’Arche d’alliance et les Tables de la loi qui avaient été données. Restez à Jérusalem, c’est dire : vous pouvez vous poser les questions que vous voulez, vous pouvez questionner, vous révolter même, douter, cheminer, mais restez toujours proches du lieu même de la pratique religieuse. N’abandonnez pas même le rite, n’abandonnez pas la recherche de Dieu et le lieu symbolisé de sa présence. Je pense qu’il est important pour nous, si on a le droit au doute, de ne pas abandonner la quête. Restez à Jérusalem, et là vous recevrez une puissance qui est celle de l’Esprit. 40 jours de doute, 40 jours de difficultés, 40 jours d’une attente qui n’était pas la bonne attente et qu’il fallait prendre le temps d’abandonner. Il a fallu 40 jours de deuil pour comprendre qu’en fait, Jésus ne réglerait pas tous les problèmes à leur place, et qu’il fallait donc qu’ils deviennent adultes dans leur foi en assumant que eux étaient sur terre et que Jésus était dans le Ciel.

Je suis sur terre, et Jésus dans le Ciel et donc c’est à moi de faire quelque chose sur terre, après, restent encore 10 jours avant la Pentecôte, les 10 jours de la fidélité à la loi, les 10 jours de Jérusalem justement, les 10 jours de pratique, de fidélité aux commandements, c’est-à-dire à la morale. Et c’est ainsi qu’après l’épreuve, après le doute, une reconstruction se fait par la fidélité, et donner cette synergie extraordinaire de Dieu qui vient agir par lui-même dans le cœur des disciples et de cet esprit de Dieu, cet esprit du Christ qui est transféré aux disciples, c’est-à-dire que c’est eux qui deviennent les héritiers de l’Esprit du Christ.

Le texte des Actes insiste sur le fait que les disciples « voient » Jésus monter lors de l’Ascension, c’est évidemment une référence encore au prophète Elie qui lui aussi fera ses 40 jours dans le désert, et qui avait dit à Élisée : « si tu veux hériter de mon esprit, il faut que tu me voies monter » (II Rois 2:10). Tu ne pourras faire quelque chose que si tu comprends véritablement que maintenant c’est à toi de le faire. Avant, forcément, Élisée devait penser qu’Elie le ferait à sa place, ferait tout mieux que lui, qu’il était peu de choses à côté du grand prophète, et il a fallu qu’Élisée assume ce départ. Les disciples de la même manière, pour pouvoir bénéficier de la puissance de l’Esprit du Christ, doivent assumer qu’il n’était plus là pour faire les choses à leur place et que c’était à eux de le faire. C’est dans ce sens que Jésus leur avait dit : « il est avantageux pour vous que je m’en aille » (Jean 16:7). Et les disciples vont faire ainsi, et le livre des Actes nous montre que la promesse s’accomplira : tout le début du livre montre que les disciples commencent par faire exactement comme Jésus avait fait, Pierre va jusqu’à ressusciter une jeune fille comme Jésus avec une formule qui est pratiquement la même que lui : « Tabita lève-toi « au lieu de « Talita lève-toi »... Ce parallèle entre les disciples dans les Actes et Jésus est saisissant, et il ressemble au parallèle qu’il y aura entre Elie et Élisée reprenant les actes d’Elie parce qu’il aura hérité de son esprit.

Et donc il faut voir le Christ monter dans le ciel pour pouvoir hériter de son esprit et être capable ensuite d’agir comme lui a agi.

L’Ascension ne célèbre en fait pas un événement si facile que ça. Mais elle s’ouvre sur de la merveille : c’est le chemin rocailleux de la foi qui s’ouvre sur la merveille de la Pentecôte, le don de l’Esprit, source de vie, de lumière, d’espérance et de paix pour tous de tous horizons. C’est le passage d’une foi infantile à une foi adulte, événement initiatique indispensable qui ouvre à la foi la plus féconde qui soit.

 Louis Pernot

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Actes 1:1-11

1Théophile, j’ai parlé, dans mon premier livre, de tout ce que Jésus a commencé de faire et d’enseigner, 2jusqu’au jour où il fut enlevé (au ciel), après avoir donné ses ordres, par le Saint-Esprit, aux apôtres qu’il avait choisis.
3C’est à eux aussi qu’avec plusieurs preuves, il se présenta vivant, après avoir souffert, et leur apparut pendant quarante jours en parlant de ce qui concerne le royaume de Dieu.
4Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre la promesse du Père dont, leur dit-il, vous m’avez entendu parler ; 5car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés d’Esprit Saint. 6Eux donc, réunis, demandèrent : Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume pour Israël ? 7Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. 8Mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre.
9Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. 10Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici que deux hommes, en vêtements blancs, se présentèrent à eux et dirent : 11Vous Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, reviendra de la même manière dont vous l’avez vu aller au ciel.

II Rois 2:7-14

7Cinquante hommes d’entre les fils des prophètes arrivèrent et s’arrêtèrent vis-à-vis à quelque distance, et eux deux s’arrêtèrent au bord du Jourdain. 8Alors Élie prit son manteau, le roula et en frappa les eaux, qui se partagèrent çà et là, et ils passèrent tous deux à sec. 9Lorsqu’ils eurent passé, Élie dit à Élisée : Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi. Élisée répondit : Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double part de ton esprit ! 10Élie dit : Tu demandes une chose difficile. Mais si tu me vois pendant que je serai enlevé d’auprès de toi, cela t’arrivera ainsi ; sinon, cela n’arrivera pas.
11Comme ils continuaient à marcher en parlant, voici qu’un char de feu et que des chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre. Alors Élie monta au ciel dans un tourbillon. 12Élisée regardait et criait : Mon père ! Mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie ! Puis il ne le vit plus. Saisissant alors ses vêtements, il les déchira en deux morceaux 13et ramassa le manteau qu’Élie avait laissé tomber. Puis il retourna et s’arrêta au bord du Jourdain ; 14il prit le manteau qu’Élie avait laissé tomber, il en frappa les eaux et dit : Où est l’Éternel, le Dieu d’Élie ? Lui aussi, il frappa les eaux qui se partagèrent çà et là. Élisée passa.

Matthieu 4:1-11

1Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. 2Il jeûna quarante jours et quarante nuits, puis il eut faim. 3Le tentateur s’approcha et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. 4Jésus répondit : Il est écrit :
L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
5Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple 6et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit :
Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ;
Et ils te porteront sur les mains,
De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.
7Jésus lui dit : D’autre part il est écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu.
8Le diable le transporta encore sur une montagne très haute, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, 9et lui dit : Je te donnerai tout cela, si tu te prosternes et m’adores. 10Jésus lui dit : Retire-toi Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et à lui seul, tu rendras un culte.
11Alors le diable le laissa. Et voici que des anges s’approchèrent de Jésus pour le servir.

Quel pain quotidien pouvons nous attendre de Dieu?

Matt. 4:1-11, Actes 1:1-11, II Rois 2:7-14

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