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La multipliction des pains

Prédication prononcée le 3 novembre 2019, au temple de l'Étoile à Paris,
par le pasteur Louis Pernot 

La multiplication des pains est l’un des rares et spectaculaires miracles de Jésus qui ne soit pas une guérison. Comme tous les miracles de l’Evangile, le récit doit en être interprété. Une lecture au pied de la lettre ne ferait qu’éloigner la prétendue bonne Nouvelle de l’Evangile de nous. En effet, nous n’expérimentons pas ce genre de phénomène aujourd’hui, et quelle que soit notre prière, nous ne parvenons pas à faire multiplier concrètement la nourriture dans les pays du monde qui souffrent de famine. Le sens littéral du récit nous présente ainsi un Christ capable de faire des choses qu’il refuserait de faire aujourd’hui, nous mettant à l’écart de son action, et risquant de faire croire que les merveilles de l’Evangile ne seraient plus pour nous.

Il y a pourtant bien des manières de s’approprier ce texte comme une bonne nouvelle pour nous aujourd’hui. L’une qui est prêchée parfois et de voir l’événement comme un grand partage. On imagine en effet assez bien la scène : la foule a faim, Jésus demande à la cantonade qui aurait du pain à partager avec tout le monde. Sans doute que beaucoup en avaient, mais que bien peu l’ont avoué. Cinq apportent des pains, c’est déjà ça et Jésus en rend grâces. Il bénit les pains et les partage en les faisant circuler. Et sans doute que là, les uns et les autres, dans le mouvement ont suivi l’exemple, et chacun a sorti le pain qu’il gardait avec lui et qu’il n’avait pas révélé. Alors tous mangèrent à leur faim !

Il se peut très bien que les choses se soient passées comme ça en fait, et nous avons là en tout cas un bel exemple de l’importance du partage : quand chacun veut bien partager, il y en a largement assez pour tout le monde. Et puis cela illustre surtout le rôle essentiel des quelques rares qui ont montré l’exemple. Ils auraient pu se décourager en pensant que leurs 5 pains ne serviraient à rien face à l’immensité de la foule. Mais si, parce qu’ils ont montré l’exemple. Or l’exemple d’un petit nombre peut être décisif, par contamination positive, et pour qu’un mouvement se mette en place, il faut qu’il y ait de courageux initiateurs pour servir de déclenchement.


Cela est sans doute assez juste, mais on ne peut certainement pas limiter le sens de notre récit à cette petite morale. Tout fait penser qu’il faille aller chercher plus loin un sens plus profond. En particulier on remarque que ce n’est pas n’importe quoi qui est multiplié, mais du pain, et dès qu’il est question de pain dans l’Evangile, toute l'attention est requise, parce que le pain intervient partout comme un symbole extrêmement fort. C’est Jésus lui-même qui dit « je suis le pain vivant descendu du ciel, celui qui en mange vivra éternellement » (Jean 6 :51), et lors de son dernier repas, il tend les pains en disant : « ceci est mon corps, prenez et mangez-en tous ! » (Matt. 26 :26), et ce avec la même formule : « il pris les pains et rendit grâces ! ». Or la sainte Cène n’était pas juste un partage sympathique d’une petite collation ! Et au début de son ministère, lors des tentations, Jésus a faim (tiens, lui aussi), et le diable lui dit : « si tu es le fils de Dieu, demande à ces pierres qu’elles se transforment en pain » (Matt. 4:3). Mais justement, Jésus refuse de faire ce miracle matériel pour une nourriture du ventre et il répond : « l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matt. 4:4).

Certainement donc que dans notre récit, comme dans tous les autres, il ne s’agit pas vraiment de pains matériels. Dans le discours sur le pain de vie (Jean 6), Jésus dit bien qu’être nourri matériellement, c’est bien, mais ça n’empêche pas de mourir, alors que ce qu’il offre lui et ce dont nous avons le plus ultimement besoin, c’est d’un pain spirituel que lui seul peut donner (Jean 6 :49).

Donc évidemment qu’il nous faut chercher un sens plus profond, plus spirituel à ce geste de la multiplication des pains.

Pour trouver du sens, il y a plusieurs méthodes. L’une est celle du détective. Celui-ci, quand il arrive sur une scène de crime qu’il ne parvient pas à comprendre, cherche le détail curieux, la chose étrange qui ne rentre pas dans la logique trop simple qu’on essaye de lui faire croire. En ce qui nous concerne, une des bizarreries est que dans Matthieu, comme dans Marc, il y a deux récits de multiplication de pains. Pourquoi cela est-il raconté deux fois alors qu’une seule aurait largement suffit, comme pour Luc ou Jean ? Ce que l’on remarque, c’est que ces deux récits diffèrent essentiellement par les nombres, nombre de personnes, de pains, de paniers... Or les nombres ont, dans la Bible, une signification symbolique assez univoque et bien connue. Voici l’essentiel pour mémoire.
1. C’est Dieu : l’unique incréé du Shema Israël : « Ecoute Israël, l’Eternel est UN ».

2. C’est la parole de Dieu qui est « comme une épée à 2 tranchants » (Heb. 4 :12), il y a 2 testaments pour les chrétiens, pour les juifs, 2 révélations : la loi écrite et la loi orale, 2 tables de la Loi, données 2 fois de suit à Moïse, et les anges font souvent par 2 !
3. C’est la trinité, le spirituel.
4. C’est le terrestre, le monde matériel ou animal : 4 points cardinaux, 4 éléments (terre, eau, air, feu), les 4 pattes des animaux...
5. C’est le nombre de la Loi : les 5 livres du Pentateuque que les juifs appellent la Torah, et 5 commandements sur chaque table.
10. aussi est la Loi : les 10 commandements.
7. C’est la perfection de la création : les 7 jours de la Genèse. Et 7=4+3 est l’union du matériel et du spirituel qui est l’idéal du projet créateur de Dieu. Le Christ a réalisé cet idéal en étant l’union de l’homme et de Dieu. 6. Que nous avions laissé de côté se comprend à partir du 7 : 6 est 7 moins 1. C’est la création qui connaît Dieu, mais qui le refuse, c’est le rejet de Dieu, c’est le mal. Comme 666 qui est le nombre de la bête dans l’Apocalypse. 6 n’est pas comme le 4 des animaux qui n’ont pas de spiritualité, ils ignorent Dieu. Le 6 est le refus conscient du spirituel et de l’amour.
8 et 9: Sont pratiquement inexistants ou en tout cas sans signification particulière. Ils n’interviennent chacun que quelques dizaines de fois contre plusieurs centaines pour les autres nombres dans la Bible.
10. Déjà vu, c’est la loi : les dix commandements
11. Est aussi à peu près inexistant.
12. Représente le peuple de Dieu, comme les 12 tribus. Ce peuple n’est pas forcément parfait comme le 7, mais juste appartient à Dieu, manière moins parfaite d’adjoindre le 4 et le 3.

Si l’on reprend alors cela en voyant ce que cela peut signifier pour chacun des récits, nous avons :

Pour la première multiplication :
Un peuple de 5000 hommes, donc un peuple choisi, préprogrammé pour recevoir la Loi.
On les fait asseoir par rangées de 50 et de 100 : on leur impose la Loi.
Il est distribué 5 pains et 2 poissons : on leur donne à manger de la Loi et de la parole de Dieu.
Et il reste 12 paniers : on en retire un peuple fidèle à Dieu.

Pour la deuxième multiplication :
Il y a 4000 personnes : un peuple de païens qui ignorent Dieu.
Rien ne leur est imposé.
Il leur est donné 7 pains : la perfection de l’homme uni à Dieu, c’est le Christ.
On en retire 7 paniers, c’est-à-dire une humanité à l’image du Christ.

On remarque que la première multiplication représente l’Ancien Testament, et la seconde le Nouveau Testament. Dans la première, on prend un peuple choisi, on lui impose la Loi, on lui donne à manger la Loi et des commandements, et on en retire un peuple fidèle. Dans la seconde, on prend tout le monde, on n’impose rien, on donne à manger le Christ et on en retire des personnes à l’image du Christ, par grâce.

Cela peut sembler tiré par les cheveux, pourtant, il y a une preuve dans le texte lui-même que c’est là la bonne piste. En effet, dans Marc, juste après la deuxième multiplication, il nous est dit d’abord que les pharisiens demandent un signe, et Jésus dit qu’il n’en sera pas donné. Or si vraiment les deux multiplications de pains devaient être comprises comme des miracles, il n’avait qu’à renvoyer à elles : 5 000 hommes plus 4 000 sans compter les femmes et les enfants, cela fait plus de 20 000 personnes qui dans cette petite contrée auraient dû pouvoir témoigner. Mais donc bien reçu, cela n’est pas à prendre pour un miracle. Ensuite il est dit que les disciples avaient oublié de prendre un casse-croûte. Et Jésus leur dit : « méfiez-vous du levain des pharisiens et du levain d’Hérode » (Marc 8 :15). Il ne parlait pas là de boulangerie, d’ailleurs, ni les pharisiens, ni le roi ne devaient faire de pain, mais il parlait, selon la comparaison habituelle, de leur enseignement qui est comme un levain mis dans la pâte lorsqu’on le prend dans sa vie. Il y a donc un quiproquo les disciples pensent pain matériel, et Jésus pain de parole. Pour lever le malentendu, il dit : « Ne vous rappelez-vous pas, lorsque j’ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de paniers pleins de morceaux vous avez emportés ? Douze, lui répondirent-ils. Et quand j’ai rompu les sept pains pour les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? Sept, dirent-ils. Et il leur dit : Ne comprenez-vous pas encore ? » (Matrc 8 :17-21). Cela nous prouve deux choses, d’abord que ce qu’il y a à comprendre, c’est qu’il ne s’agit pas de vrais pains mais d’enseignement dans les multiplications, ensuite que la solution se trouve dans les nombres comme nous l’avons fait.

Mais même si tout cela est très intellectuellement satisfaisant, cela ne fait pas grand-chose pour nous toucher dans notre vie personnelle. Il faut donc chercher encore plus loin pour trouver en quoi nous pouvons être concernés par le récit. Pour cela on connaît la méthode : il faut se demander où l’on se trouve soi-même dans le texte. Deux solutions se présentent alors.

Soit nous sommes la foule. Alors oui, nous avons faim d’amour, d’espérance, de consolation, de pardon. Et nous voudrions que Jésus vienne nous nourrir dans notre vie qui s’étiole. Mais voilà que lui délègue aux disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! » dit-il. Autrement dit : « adressez-vous à mes serviteurs, au curé de votre paroisse ou à votre pasteur... ». Et nous n’avons pas très confiance : pensai-je que mon petit pasteur, avec ses 5 sermons interminables et ses deux petites études bibliques va pouvoir nourrir ma vie et la transformer ? « Essayez donc ! nous dit le Christ, et vous verrez que cela peut vous apporter infiniment plus que vous pouvez penser », il ne faut pas se fier aux apparences, ces serviteurs servent une parole infiniment plus grande et puissante qu’eux qui, elle, peut changer votre vie.
Ou alors, et sans doute plus justement, les 5 pains et les 2 poissons représentent la Bible et les deux Testaments. Et donc je crie vers Jésus ma faim et ma détresse, et il me répond : « nourris toi de l’Ecriture ! ». « Mais voudrais-je dire, tu crois vraiment que c’est avec ces 4 évangiles que je crois connaître avec ses 5 paraboles et quelques petits miracles qui vont me nourrir ? » « Essaye, et tu verras ! ». L’Evangile ne semble pas grand chose, pourtant il a une puissance phénoménale pour transformer la vie de chacun et même le monde.

Soit, donc, nous sommes les disciples. Nous voyons ainsi une foule qui a faim, un monde en détresse, une société qui a peur, des gens perdus. Et nous prions pour tous ces gens : « ô Dieu, donne-leur à manger, fais quelque chose ! » Mais voilà que Jésus nous dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! ». « Moi Seigneur, tu veux que je donne l’espérance au monde, à mon voisin, la joie, la confiance... mais je n’ai que très peu à donner : 5 petits pains et 2 poissons, ça ne va pas aller loin ! - Fais le quand-même ! ». Et miracle : cela peut apporter infiniment plus qu’on ne pense !

Et surtout, impossible de ne pas faire le lien avec la Cène, l’eucharistie. Car bien sûr, le pain de vie, c’est avant tout le Christ lui-même, et il peut nourrir des foules entières. Mais voilà que Jésus nous demande de le distribuer nous-mêmes. Il nous invite à être serviteurs de sa parole, de sa présence, de son amour. Voilà notre vocation : servir l’Evangile à nos frères et nos sœurs, leur donner en morceaux comme nourriture pour leur vie.

Et d’ailleurs ces grâces que nous sommes invités à donner, nous devons reconnaître d’abord que nous les avons nous-mêmes reçues. Jésus dit aux disciples : « combien avez-vous avez de pains ? » (Marc 6:38). C’est la première chose à faire : reconnaître les grâces que nous avons eues dans notre vie. C’est à partir de là que nous pouvons donner quelque chose de positif à ceux qui seront sur notre route, sinon nous ne serions que des aveugles voulant conduire des aveugles. Et même si nous pensons n’avoir que peu de choses bonnes ou positives dans notre vie, en cherchant bien, on trouve toujours quelques pains ou de petits poissons. C’est ça qu’il faut donner, transmettre, partager. Et ces grâces qui doivent être à la base de notre façon d’être aux autres, peut-être les avons-nous en nous, et peut-être d’ailleurs, les avons-nous reçues d’un autre. L’Evangile de Jean dit que c’est un petit garçon qui apporte les 5 pains (Jean 6:9). Nous recevons aussi des autres, et parfois des plus humbles des bonnes et belles choses. Il faut savoir reconnaître cela avec attention, et s’en servir !

Le point central de la démarche, c’est d’ailleurs justement le geste dit par un verbe qui a donné le mot « eucharistie » : « rendre grâces ». Jésus prend les pains et les poissons et rends grâce. C’est cela qui convertit tout une vie quand on sait reconnaître tout ce que l’on a reçu, ou le positif, si petit soit-il que l’on a dans sa vie, et qu’on en rend grâces. Alors cela devient un trésor que l’on peut distribuer pour nourrir le monde. Et c’est alors que le miracle de la multiplication se produit. Plus on partage le bien, plus on en a même pour soi, et encore et encore à redistribuer. C’est cela la multiplication des pains, une abondance, une surabondance, quand partant de presque on partage, on donne, on distribue, avec rien on a avec encore des corbeilles et des corbeilles de morceaux en plus. Et cette histoire est tellement généreuse, qu’elle déborde d’elle-même, tant qu’au lieu d’avoir un seul récit, on s’en retrouve avec deux ! Nous sommes des multiplicateurs de grâces reçues, tant que nous savons rendre grâces.

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Marc 6:30-44

30Les apôtres se rassemblèrent auprès de Jésus et lui racontèrent tout ce qu’ils avaient fait et ce qu’ils avaient enseigné. 31Il leur dit : Venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu. Car beaucoup de personnes allaient et venaient, et ils n’avaient pas même le temps de manger. 32Ils partirent donc dans la barque, pour aller à l’écart dans un lieu désert. 33Plusieurs les virent s’en aller et les reconnurent, et de toutes les villes on accourut à pied et on les devança là (où ils se rendaient). 34Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule et en eut compassion, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger ; et il se mit à les enseigner longuement. 35Comme l’heure était déjà avancée, ses disciples s’approchèrent de lui et dirent : Ce lieu est désert et l’heure est déjà avancée ; 36renvoie-les, afin qu’ils aillent dans les campagnes et dans les villages des environs pour s’acheter de quoi manger. 37Jésus leur répondit : Donnez-leur vous-mêmes à manger. Mais ils lui dirent : Irons-nous acheter des pains pour deux cents deniers et leur donnerons-nous à manger ? 38Et il leur répondit : Combien avez-vous de pains ? Allez voir. Ils s’en informèrent et répondirent : Cinq, et deux poissons. 39Alors il leur commanda de les faire tous asseoir en groupes sur l’herbe verte, 40et ils s’assirent par rangées de cent et de cinquante. 41Il prit les cinq pains et les deux poissons, leva les yeux vers le ciel et dit la bénédiction. Puis il rompit les pains et les donna aux disciples, pour les distribuer à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. 42Tous mangèrent et furent rassasiés, 43et l’on emporta douze paniers pleins de morceaux de pain et de poissons. 44Ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes

Marc 8:1-21

1En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une foule nombreuse, et qu’elle n’avait pas de quoi manger, Jésus appela ses disciples et leur dit : 2J’ai compassion de cette foule ; car voilà trois jours que ces gens restent près de moi et n’ont pas de quoi manger. 3Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, car quelques-uns d’entre eux sont venus de loin. 4Ses disciples lui répondirent : Comment pourrait-on les rassasier de pain ici dans un lieu désert ? 5Jésus leur demanda : Combien avez-vous de pains ? Sept, dirent-ils. 6Alors il invita la foule à s’asseoir par terre, prit les sept pains et après avoir rendu grâces il les rompit et les donna à ses disciples pour les distribuer ; ils les distribuèrent à la foule. 7Ils avaient encore quelques petits poissons. Et Jésus après la bénédiction dit de les distribuer également. 8Ils mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta sept corbeilles pleines de morceaux qui restaient. 9Ils étaient environ quatre mille ; ensuite Jésus les renvoya. 10Aussitôt il monta dans la barque avec ses disciples et se rendit dans le territoire de Dalmanoutha.

11Les Pharisiens survinrent, commencèrent à discuter avec Jésus et, pour l’éprouver, lui demandèrent un signe venant du ciel. 12Jésus soupira profondément en son esprit et dit : Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? En vérité, je vous le dis, il ne sera pas donné de signe à cette génération. 13Puis il les quitta et s’embarqua de nouveau pour passer sur l’autre rive.
14Les disciples avaient oublié de prendre des pains. Ils n’en avaient qu’un seul avec eux dans la barque. 15Jésus leur fit cette recommandation : Gardez-vous attentivement du levain des Pharisiens et du levain d’Hérode. 16Les disciples raisonnaient entre eux parce qu’ils n’avaient pas de pain. 17Jésus s’en rendit compte et leur dit : Pourquoi raisonnez-vous parce que vous n’avez pas de pain ? Vous ne saisissez et ne comprenez pas encore ? 18Avez-vous le cœur endurci ? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ? Ne vous rappelez-vous pas, 19lorsque j’ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de paniers pleins de morceaux vous avez emportés ? Douze, lui répondirent-ils. 20Et quand j’ai rompu les sept pains pour les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? Sept, dirent-ils. 21Et il leur dit : Ne comprenez-vous pas encore ? 

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