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La curieuse faute grave de Moïse.

Prédication prononcée le 23 février 2020, au temple de l'Étoile à Paris,
par le pasteur Louis Pernot 

Il y a une énigme dans l’histoire d’Israël : pourquoi Dieu a-t-il puni Moïse en lui interdisant d’entrer dans la Terre Promise ? C’est lui en effet qui avait fait sortir le peuple d’Égypte, puis qui l’a guidé dans le désert pendant 40 ans. Mais à Mériba, alors que le peuple, mourant de soif, murmure contre lui et contre Dieu, Moïse fait sortir de l’eau d’un rocher, mais au lieu de simplement lui parler comme le l’avait commandé l’Eternel, en plus il le frappe de son bâton. Cela semble si grave qu’en punition, Dieu lui dit qu’il mourra avant d’entrer dans la Terre Promise.

Cette punition est extrêmement importante, surtout pour un juif, car cela veut dire qu’il ne pourra être enterré en terre sainte. Or la faute semble plutôt bénigne. Mais comme Dieu ne fait rien sans raison, c’est sans doute qu’il y a là dessous un péché plus important qu’on ne l’imagine. Et si, en effet, s’il y a des grandes fautes graves, il peut y avoir dans notre vie des erreurs de positionnement apparemment bénignes, mais qui peuvent nous empêcher d’accéder à l’accomplissement de notre vie, à l’harmonie ou au bonheur. Il faut donc bien prendre garde !

Bien sûr, les théologiens depuis plus de 2000 ans ont tous réfléchi à cette curieuse question, et les explications sont multiples, et sans doute, ne s’excluent pas les unes les autres.


La première lecture que l’on peut en faire porte sur l’usage de la violence. Dieu demande à Moïse de parler au rocher, et lui au lieu de cela le frappe. Si donc même un rocher qui pourtant est bête peut obéir à la parole de Dieu, ce n’est pas la peine de frapper ou de violenter pour convaincre ou faire croire. Et cela est d’autant plus vrai pour les hommes. L’usage de la violence n’est jamais une bonne chose, il faut toujours préférer la parole. C’est d’ailleurs une des premières choses qu’apprennent les éducateurs aux jeunes désocialisés et qui ont tendance à frapper dès qu’ils sont contrariés : substituer la parole à la violence physique est déjà un grand pas vers l’humanité et la socialisation. Et pour ceux qui se prétendent civilisés, la mise en garde vaut aussi : la violence n’est pas que physique, et peut être de différents ordres parfois plus graves encore. Et il est bon de toujours préférer discuter, expliquer, chercher à convaincre plutôt que d’imposer ou brutaliser.

Ensuite on peut dire que le bâton représente le pouvoir, la puissance, ce bâton était un bâton de commandement comme chaque chef de tribu en avait un, comme un sceptre. Or tout le monde a une forme de pouvoir sur les autres. Certes, le dirigeant en a beaucoup, mais dans la société on est toujours l’inférieur de quelqu’un et le supérieur d’un autre, chacun a un pouvoir sur d’autres, aussi petit lui semble-t-il. Or le pouvoir peut être utilisé différemment, soit, comme un bâton pour frapper, soit pour soutenir. Heureux celui qui n’utilise pas sa position supérieure pour humilier les autres. On peut faire voir sa puissance, mais le vrai pouvoir constructif passe par la parole, pas par la violence.

Et puis ce bâton était en fait celui d’Aaron, le bâton de la tribu de Lévi qui était celle des prêtres. Il représentait plus particulièrement le pouvoir spirituel. Le message peut s’adresser ainsi plus particulièrement à ceux qui ont un pouvoir religieux dans ce monde, les prédicateurs, les responsables d’Église, et montre les risques de mauvais usage de la religion. La religion dans ce monde qui prétend agir pour Dieu le fait elle pour soutenir, ou pour frapper ? Le message est clair : la mission de l’Église, c’est de parler et d’offrir de l’eau, jamais de faire quelque violence que ce soit morale ou physique vis-à-vis de qui que ce soit. Être témoin de la grâce de Dieu et c’est tout ! D’ailleurs dans le Psaume 23 qui parle du bâton de l’Éternel il est dit : « ton bâton me guide et me rassure ». Le bâton de Dieu ne frappe pas, il soutient !


On peut par ailleurs se demander pourquoi Moïse a-t-il frappé le rocher au lieu d’obéir à l’ordre divin et de simplement lui parler ? Là encore plusieurs idées.

Peut-être est-ce par manque de foi : il ne croyait pas que la parole puisse suffire. C’est ce qui semble découler du texte lui-même et de ce que Dieu reproche à Moïse. Or donc il faut faire confiance à Dieu. Il n’y pas besoin d’en rajouter, ni de penser que Dieu ne suffise pas et que peut-être on pourrait faire mieux ou plus que lui. Dieu sait ce qu’il fait, pas la peine de penser qu’on serait plus intelligent que lui. Nous n’avons qu’à faire ce qu’il nous demande, pas plus et pas moins.

La tradition juive, elle, depuis quelques milliers d’années dit que l’erreur de Moïse est essentiellement de s’être laissé aller à la colère. Il s’énerve en effet contre le peuple et lui parle mal : « Ecoutez, ô rebelles... » dit-il, alors que Dieu ne lui avait pas du tout demandé de faire quelque reproche que ce soit au peuple. Cela n’est pas bien pour un dirigeant de peuple. Dieu semble plutôt être un tenant de la pédagogie positive. Invectiver, menacer, gronder n’est jamais le meilleur moyen d’amener les gens vers la Terre Promise. Et la colère peut-être extrêmement destructrice. Ce n’est pas pour rien qu’elle a été considérée comme l’un des 7 péchés capitaux. Elle brise des liens de confiance, elle fait que les autres ne peuvent pas se sentir en sécurité, ni compris ni écoutés. Il faut prendre vraiment garde !

Une autre lecture peut être faite à partir du fait qu’il y a un autre épisode pratiquement semblable intervenant avant dans l’histoire. Déjà en Horeb le peuple avait murmuré à Massa-Mériba (Exode 17:5-6) et déjà Moïse avait fait sortir de l’eau d’un rocher et cette fois en le frappant de son bâton ainsi que Dieu le lui avait demandé. Moïse aurait donc juste agi comme il l’avait fait autrefois sans se poser de questions. C’est là un piège sans doute plus grave qu’il ne peut sembler. Il n’y a pas à répéter les vieilles formules. Ce n’est pas parce qu’une chose était bonne autrefois qu’elle l’est encore, il faut sans cesse s’adapter, réfléchir, réinventer de nouvelles manières d’agir dans le peuple, pour le peuple et en fidélité avec Dieu. Autrement dit ce texte serait contre le traditionalisme, idée que l’usage serait quelque chose de valable indépendamment des temps et des situations. Il n’y pas à répéter les gestes sans les comprendre, et ce serait un manque de foi de croire plus dans l’usage, dans la tradition et la pratique qu’au Dieu vivant qui a, lui, des solutions neuves pour chaque question. Et ce qui était bon à une époque ne l’est peut-être plus aujourd’hui. Les formulations de la foi évoluent, les manières de s’adresser à Dieu se renouvellent sans cesse. Les postures mêmes vis-à-vis des fidèles, du monde évoluent et ne peuvent être figées dans des coutumes ou des sortes de vérités prétendues éternelles et immuables.

D’ailleurs aucun de ceux qui sont sortis d’Égypte ne pourront entrer dans la Terre Promise. On dit habituellement que c’est parce qu’on ne peut pas entrer dans la Terre Promise en gardant une nostalgie du passé. Le regret du « bon vieux temps » est toujours mauvais conseiller, et empêche d’aller de l’avant et de découvrir toutes les merveilles de nouveautés que Dieu met sur nos routes. Il faut sans cesse vivre comme un être neuf, disponible, prêt à découvrir la nouveauté sans regret ni nostalgie d’un passé. Sinon, nous nous condamnons nous-mêmes à tourner en rond dans un désert et à y périr en regrettant sans cesse un passé que l’on survalorise alors qu’il n’était pas si brillant que ça. Comme le peuple qui n’arrête pas de regretter l’Égypte et ses marmites alors qu’il y était juste esclave ! La Terre promise n’est possible qu’à ceux qui vivent avec leur temps, et qui se tournent avec confiance vers l’avenir et non vers un passé qui s’effiloche, en marchant fidèlement avec leur Dieu qui lui renouvelle sa parole de jour en jour.

En fait, Dieu fait évoluer la religion de Moïse, il le fait passer à une religion plus épurée : moins de geste en étant plus dans la parole. Les religions primitives sont toujours pleines de gestes, de rituels compliqués, il faut du visible, du théâtral. Dans la religion que propose maintenant l’Éternel à Moïse, la parole suffit, moins de gestes et plus de contenu. Cela va dans le sens de ce qu’a essayé d’apporter la Réforme. Le culte calviniste en particulier se veut essentiellement centré sur la parole et réduit les gestes au strict minimum. Même les sacrements comme la communion passent au second plan par rapport à la parole. Il n’y a pas à essayer de provoquer les dons spirituels par des gestes ou des rites, même des sacrements, il suffit de témoigner.


D’ailleurs Moïse et Aaron seront punis, mais très clairement, ils n’ont pas écouté Dieu, ils se sont fait leur propre religion sans écouter ce que l’Éternel leur demandait. Les ordres de Dieu étaient précis :
a- Prendre le bâton comme insigne de l’autorité divine déléguée à Moïse.
b- Rassembler le peuple.
c- Parler au rocher devant le peuple, pour qu’il donne de l’eau en abondance.

Moïse va obéir aux deux premiers ordres, puis dans un mouvement d’impatience il va faire n’importe quoi : au lieu de parler au rocher il va parler au peuple, et manifester un jugement contre lui en le traitant de « rebelle ». Moïse se prend pour Dieu lui-même, pour le jugement incarné. Dieu ne lui demandait pas du tout ça ! Dieu, lui ne jugeait pas, il voulait juste donner l’eau de sa grâce. Moïse commet là une grave erreur. Le rôle de l’Église, c’est bien de rassembler le peuple, mais pas pour le juger ou lui donner des paroles de condamnation, d’anathème ou autre, c’est juste pour transmettre la grâce, pour dire les dons et les sources de vie qui vienent de Dieu. Moïse donc ,non seulement n’écoute pas Dieu, mais il se montre plus sévère que lui, plus jugeur et se prend pour ce qu’il n’est pas, il s’arroge le droit de juger de la foi et de l’attitude des autres. Si Dieu nous donne le droit d’agir en son nom, de montrer notre propre pouvoir spirituel comme le représentait le bâton d’Aaron, ce n’est pas pour juger, mais pour dire la grâce. Ainsi il est bon que les responsables d’Église se rappellent que leur rôle, le pouvoir qui leur est donné de parler au nom de Dieu ne devrait jamais être pour condamner, juger, rejeter, exclure, mais toujours pour accueillir et dire la grâce et l’amour de Dieu. Trop souvent, et dans toutes les confessions, le dérapage de Moïse est une tentation qui revient : au nom de l’Évangile certains excluent les uns ou les autres parce qu’ils sont divorcés, homosexuels, non baptisés, pas assez pratiquants, ou ne croyant pas comme il faut dans telle ou telle doctrine. Certainement le peuple était coupable de ses murmures, mais Dieu a juste prévu de donner l’eau à chacun. Comme nos Églises, nos sacrements, devraient être simplement ouverts à tous sans aucune condition, c’est le propre de la grâce ! Et cela n’est pas juste une mise en garde pour les responsables d’Église, mais aussi pour tout chrétien qui est appelé à être témoin de son Dieu. Si nous avons la foi, si nous nous disons chrétiens, croyants, autant que ce soit pour dire la grâce, le pardon, l’amour de Dieu, jamais pour prétendre juger qui que ce soit, pour menacer, invectiver ou culpabiliser au nom de notre Dieu. Sinon nous nous excluons nous mêmes du plan de Dieu qui est grâce.

Ce qui est reproché à Moïse et Aaron, c’est de n’avoir pas entièrement cru en l’Éternel et de ne l’avoir pas sanctifié dans le peuple. Leur manque de foi d’abord, s’exprime par la forme interrogative qu’utilise Moïse quand il parle au peuple : « ferons-nous sortir de l’eau du rocher ? ». D’abord il se met dans le sujet, alors que ce n’est pas lui qui fera sortir l’eau mais Dieu lui-même. Ensuite doute-il ? Un bon témoin n’a pas à douter. Oui, Dieu est un Dieu de grâce, et oui, de lui sort tout le temps et pour tout le monde son pardon, son amour et sa grâce ! Ce n’est pas en pointant le péché des gens qu’on les fait avancer, mais en leur présentant un Dieu source de vie.

Ensuite ils ne l’ont pas sanctifié. « Sanctifié » veut dire « mettre à part », voilà ce que Moïse et Aaron n’ont pas su faire : être témoins du Dieu de grâce pour le faire voir à tout le peuple. Et au lieu de témoigner de la grâce, ils ne témoignent que de jugements et condamnations qui ne viennent même pas de Dieu. C’est une erreur extrêmement grave ! Quand des chrétiens aujourd’hui font ainsi, ils trahissent le Dieu de Jésus Christ et ne méritent pas de continuer à accompagner le peuple. En tout cas ces messages d’anathèmes divers ne peuvent amener personne à la plénitude de la compréhension de Dieu qu’est la Terre Promise.


Moïse juge durement le peuple alors que Dieu ne lui demandait pas de le faire. La conclusion, c’est que finalement c’est lui-même qui sera jugé sévèrement et condamné par Dieu. Le métier de serviteur de Dieu, de pasteur, de prédicateur est dangereux. Dieu est certainement plus sévère pour ceux qui se prétendent conducteurs des peuples, ou le représenter, c’est une responsabilité énorme. Cela ne vaut pas que pour les pasteurs et les prêtres d’ailleurs, chacun est appelé à être témoin du Christ. Cela veut dire que pour ce qui est de notre vie Dieu est prêt à pardonner beaucoup. Il sait que nous sommes imparfaits, et toujours coupables de mille choses. Mais par contre, pour ce qui est du témoignage que nous donnons de Dieu ou du Christ, là, il ne faut pas se tromper, nous avons une responsabilité considérable.

La bonne nouvelle néanmoins, est que même si Moïse et Aaron ont été coupables de mal obéir à Dieu, néanmoins, le peuple, lui, a eu l’eau dont il avait besoin à boire. Cela veut dire que même si nous sommes de mauvais serviteurs parfois, Dieu peut quand même apporter du bien et de la grâce. Et même si notre Église ou nos pasteurs sont imparfaits et ont une prédication qui ne devrait pas toujours être ce qu’elle devrait, néanmoins, la grâce de Dieu peut y être reçue.

Quant à Moïse, il va accepter la sentence sans tenter de se justifier. Il va accepter finalement une punition que mériterait tout le peuple. Cela est d’un grand mérite. Certains considèrent même qu’il accepte ainsi de porter sur lui le péché de tout le peuple. Ce passage est d’ailleurs lu dans le judaïsme à la fin de la fête de Soukkoth comme un témoignage de fidélité extraordinaire, alors qu’on pourrait penser qu’il y a d’autres exemples plus formidables de foi. Mais là Moïse a fait sacrifice de sa propre personne. Comme le Christ a pris sur lui une punition qui était celle de la croix pour sauver tous les hommes.


Et enfin, cette histoire de Moïse avec son rocher a été reprise par Paul dans son épître aux Corinthiens, et d’une manière évidemment allégorique. Il nous dit que ce rocher, pour nous, évidemment est le Christ : « Ils ont tous été baptisés en Moïse... ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était le Christ... » (1 Cor. 10:2). Il est vrai que Jésus a dit : « celui qui boira à l'eau que je lui donnerai, n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai, deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » (Jean 4 :14), et quant à être frappé, ll l’a été pendant sa passion.

Cela nous donne toutes les clés d’une juste relation au Christ : pas la peine de frapper Jésus, il faut juste lui parler. Il n’y pas à essayer de contraindre l’action divine, mais l’essence même de la foi en Christ est la parole, la prière. Parlez à Dieu et il vous donnera l’eau de la grâce. Christ est le rocher, la clé qui permet l’accès à la grâce de Dieu, la source d’eau vive. Et puis retrouvons une religion centrée sur la parole et la confiance. La juste religion n’est pas une religion théâtrale qui par des gestes essaye de mettre en scène les dons de Dieu. Mais une religion qui passe uniquement, seulement par la parole.

Ne croyons pas que ce serait par nos liturgies spectaculaires que nous rendrons présent Dieu parmi nous. Tout ce qui nous est demandé, c’est de « sanctifier » Dieu, c’est-à-dire d’être témoins de la grâce de Dieu, de tous les dons qu’il offre pour que chacun puisse vivre et cheminer dans quelque désert qu’il se trouve. Arrêtons donc cde culpabiliser le peuple, juste témoignons qu’il y a un Dieu de grâce qui vient vers vous pour vous rafraîchir, vous donner la vie, et vous conduire dans le pardon et la paix vers le lieu de la paix et de la vie.

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Nombres 20:1-13

1Toute la communauté des Israélites arriva dans le désert de Tsîn le premier mois, et le peuple demeura à Qadech. 2C’est là que mourut Miryam et c’est là qu’elle fut ensevelie.
Il n’y avait pas d’eau pour la communauté ; et l’on s’assembla contre Moïse et Aaron. 3Le peuple contesta avec Moïse. Ils dirent : Que n’avons-nous expiré, quand nos frères expirèrent devant l’Éternel ? 4Pourquoi avez-vous fait venir l’assemblée de l’Éternel dans ce désert, pour que nous y mourions, nous et notre bétail ? 5Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour nous amener dans cet endroit mauvais ? Ce n’est pas un endroit où l’on puisse semer ; il n’y a ni figuier, ni vigne, ni grenadier, et il n’y a point d’eau à boire. 6Moïse et Aaron s’éloignèrent de l’assemblée pour aller à l’entrée de la tente de la Rencontre. Ils tombèrent face contre terre ; et la gloire de l’Éternel leur apparut.
7L’Éternel parla à Moïse et dit : 8Prends le bâton et assemble la communauté, toi et ton frère Aaron. Vous parlerez sous leurs yeux au rocher, et il donnera ses eaux ; tu feras sortir pour eux de l’eau du rocher et tu abreuveras la communauté et le bétail. 9Moïse prit le bâton qui était devant l’Éternel, comme l’Éternel le lui avait ordonné. 10Moïse et Aaron convoquèrent l’assemblée en face du rocher. Et (Moïse) leur dit : Écoutez donc, rebelles ! Est-ce de ce rocher que nous vous ferons sortir de l’eau ? 11Puis Moïse leva la main et frappa deux fois le rocher avec son bâton. Il sortit de l’eau en abondance. La communauté but, et le bétail aussi.
12Alors l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Parce que vous n’avez pas cru en moi, pour me sanctifier aux yeux des Israélites, vous ne ferez pas entrer cette assemblée dans le pays que je lui donne. 13Ce sont les eaux de Meriba où les Israélites contestèrent avec l’Éternel, qui fut sanctifié parmi eux.

1 Corinthiens 10:1-13

1Frères, je ne veux pas que vous l’ignoriez ; nos pères ont tous été sous la nuée, ils ont tous passé au travers de la mer, 2ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, 3ils ont tous mangé le même aliment spirituel, 4et ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était le Christ. 5Mais la plupart d’entre eux ne furent pas agréables à Dieu, puisqu’ils tombèrent morts dans le désert.
6Or, ce sont là des exemples pour nous, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eus. 7Ne devenez pas idolâtres, comme certains d’entre eux, selon qu’il est écrit : Le peuple s’assit pour manger et pour boire ; puis ils se levèrent pour se divertir. 8Ne nous livrons pas à l’inconduite, comme certains d’entre eux s’y livrèrent, de sorte qu’il en tomba 23 000 en un seul jour. 9Ne tentons pas le Seigneur comme le tentèrent certains d’entre eux, qui périrent par les serpents. 10Ne murmurez pas, comme murmurèrent certains d’entre eux, qui périrent par l’exterminateur. 11Cela leur est arrivé à titre d’exemple et fut écrit pour nous avertir, nous pour qui la fin des siècles est arrivée. 12Ainsi donc, que celui qui pense être debout prenne garde de tomber !
13Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine ; Dieu est fidèle et ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation, il donnera aussi le moyen d’en sortir, pour que vous puissiez la supporter.

Nb. 20:1-12, I Cor. 10:1-13

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