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Le sens des fausses idées reçues sur les Mages

Prédication prononcée le 6 janvier 2013, au temple de l'Étoile à Paris,

par le pasteur Louis Pernot

Tout le monde connaît l’histoire des mages, pourtant il y a à leur sujet un nombre incroyable d’idées reçues qui sont fausses, ou tout au moins non bibliques. Le comble en est dans cette chanson de variété d’il y a quelques années disant : Comme les rois mages en Galilée suivaient des yeux l’étoile du berger. Les mages, en effet, n’étaient pas rois, ils ne suivaient pas l’étoile du Berger qui est Vénus et qui change de côté du ciel quatre fois par jour, et ils n’étaient certainement pas en Galilée, puisqu’ils sont allés à Jérusalem, puis à Bethléem qui se situent tous deux en Judée.

Mais tout ce que l’on dit à propos des mages comporte nécessairement un sens théologique, reprenons donc d’une manière critique ces idées reçues concernant les mages pour voir quel sens elles peuvent véhiculer.

Ils étaient trois

La première est qu’ils étaient trois. L’Evangile ne dit pas leur nombre. L’idée qu’ils aient été trois nous vient d’Origène et Léon le Grand vers 450, sans doute parce qu’ils portent trois cadeaux, on a donc du imaginer que chacun d’eux portait un cadeau. Or cela est impossible d’un point de vue symbolique. Les nombres ont, en effet, un sens bien précis dans l’Ecriture, et trois, c’est le nombre de Dieu, c’est la Trinité, c’est le nombre du spirituel, et il est absurde d’imaginer que Dieu lui-même vienne se prosterner devant son fils.

Ils ne pouvaient donc pas être trois.

Auraient-ils pu alors être deux ? Non, pas d’avantage, puisque deux est le nombre de la parole de Dieu, avec l’Ancien et le Nouveau Testament, les deux tables de la loi etc...

Ils auraient pu être quatre, puisque c’est le nombre du terrestre, du matériel, avec les quatre points cardinaux, les quatre éléments... et les mages représentent, bien sûr, le monde païen. Mais c’est aussi le nombre des animaux. Or les animaux ne peuvent reconnaître le Christ, pour accéder à la foi, il faut une conscience réfléchie à laquelle ils n’ont pas accès.

Ils ne pouvaient pas non plus, toujours du point de vue de la symbolique biblique, être cinq ou dix, puisque ce sont les nombres de la loi : le Pentateuque qui comporte les cinq premiers livres de la Bible est appelé par le juifs la « torah », la loi, et il y avait dix commandements, cinq sur une table et cinq sur l’autre. Or les mages ne sont pas issus du peuple de la loi, et il n’est pas nécessaire d’avoir été juif pour adorer le Christ.

Le nombre six est exclu puisque c’est le nombre du mal, de l’opposition à Dieu : sept c’est le nombre de la perfection de la création (avec les sept jours), et six, c’est sept moins un, la création qui refuse le Dieu Unique. C’est le nombre de la bête indiqué dans l’Apocalypse comme 666. Les mages n’étaient pas parfaits, ne serait-ce que parce qu’ils étaient astrologues et idolâtres, mais ils n’étaient tout de même pas l’incarnation du mal.

Ils ne pouvaient être sept puisqu’ils n’étaient pas parfaits, ils n’auraient aucune raison du point de vue de la symbolique biblique d’être huit ou neuf, pas plus que onze qui sont des nombres sans grande signification, alors il ne reste que le nombre douze. Douze, c’est le nombre du peuple de Dieu, de ceux qui ne sont pas parfais, mais qui se reconnaissent comme appartenant à Dieu, c’est les douze tribus d’Israël, les douze apôtres, les 24 vieillards de l’Apocalypse, ou les 24 classes de prêtres.

Puisque donc le nombre n’est pas précisé, on peut penser qu’ils auraient pu être douze, ce serait le plus logique.

Or il y a une confirmation de cela. En effet, ces mages n’étaient certainement pas des rois, ni des « mages » dans notre sens occidental comme pouvait l’être Merlin l’enchanteur, mais des prêtres mazdéens, c’est ainsi qu’on les appelait. En Mésopotamie en effet, on adorait le dieu lumière : Ahura-Mazda, et on connaît bien cette religion dont on a encore les textes. Or il en est un qui dit qu’une fois par ans, des prêtres qui étaient par ailleurs astrologues, allaient sur une haute montagne pour observer les étoiles et voir s’il y aurait un signe indiquant l’accomplissement des temps et de toutes les espérances humaines. Et, chose curieuse, ces textes anciens disent que ces mages y allaient au nombre de douze !

Ils étaient Rois

On parle ensuite habituellement de « rois-mages ». L’Evangile dit seulement qu’ils étaient des mages. L’idée qu’ils aient été rois nous vient de Tertullien au 3e siècle. Cela n’est pas sans fondement, il y a en particulier dans la Bible un psaume messianique montrant des rois venir offrir des cadeaux au Messie : c’est le Psaume 72 (v. 10) : Les rois de Tarsis et des îles paieront des tributs, Les rois de Séba et de Saba offriront des présents. Tous les rois se prosterneront devant lui, Toutes les nations le serviront.

Cela dit donc, ce que dit l’Evangile, c’est qu’il s’agissait de mages, c’est-à-dire de prêtres, or il n’y avait pas de prêtres-rois, l’idée est historiquement absurde.

Que de prêtres mazdéens viennent se prosterner devant le Christ nous donne un message clair : c’est que les autres religions doivent venir se soumettre au Christ parce que le christianisme est supérieur à toute autre croyance, ou alors, dit autrement, que le Christ représente l’accomplissement des espérances de toutes les autres religions, ce qui est plus positif. Tout le monde attend la paix, l’amour, l’espérance, l’éternité, et c’est le Christ qui peut le mieux offrir cela en abondance.

Que signifierait alors que des rois viennent se prosterner devant le Christ ? Sans doute que le pouvoir temporel doit  se considérer comme second par rapport au pouvoir spirituel. L’idée est belle, mais pose le très difficile problème de la théocratie : peut-il y avoir un pouvoir politique qui se soumette au Christ, peut-il y avoir un gouvernement chrétien ? La réponse est sans doute plus complexe qu’il semble.

On voudrait tout d’abord répondre oui. Oui, parce qu’on aimerait un pouvoir mettant en œuvre des valeurs chrétiennes de respect de l’individu, de préoccupation de l’autre, du plus faible et du plus pauvre, de service et de liberté.

Mais en même temps, le but d’un pouvoir politique, ce n’est pas de légiférer l’amour du prochain, c’est juste d’organiser la société pour que tous y aient une place et défendre chacun, même le plus faible. La société civile n’a pas à imposer la générosité, ni ne peut donner du sens à la vie. Elle ne peut que donner un cadre.

Et le problème des rois qui prétendent se prosterner devant un pouvoir spirituel, c’est souvent qu’ils récupèrent Dieu pour gouverner d’une manière totalitaire en son nom. L’histoire nous a montré que les tentatives de théocraties ont toujours été des tyrannies, et le pouvoir qui prétend se soumettre à Dieu, soumet en fait Dieu ou l’utilise pour son propre pouvoir. Et cette critique ne vaut pas que pour les autres, la théocratie de Calvin à Genève a rendu les protestants méfiants à jamais vis-à-vis de ce genre de procédé, tant elle a pu être détestable.
Sans doute cela vient-il du fait que Dieu ne parle pas d’une manière claire qui permettrait de savoir comment gouverner. L’Evangile lui-même ne donne que des valeurs générales, des questionnements qui ne donnent pas les solutions simples aux problèmes complexes du pouvoir temporel. Toute théocratie est une usurpation, et transposant le message spirituel dans le domaine du temporel, il ne fait que de lui ôter tout son sens.

Sans doute est-il bon qu’une société soit inspirée des principes chrétiens de liberté et de défense du plus faible, mais nous pouvons préférer que les prêtres restent à leur place et les rois à la leur, la séparation de l’Eglise et de l’Etat est un principe sage. Donc que les rois dirigent, mais ne viennent pas prétendre se prosterner devant le Christ.

Ils portaient chacun un cadeau

On dit ensuite que chacun des trois rois portait un cadeau, l’un l’or, l’autre l’encens, et le dernier la myrrhe. Cela semble évident : trois cadeaux et trois rois. Pourtant c’est très discutable et soustend une autre grave question.

Les cadeaux ont été vus très vite comme symboliques. On ne peut pas faire autrement. De l’encens et de la myrrhe ne sont pas des cadeaux adaptés à un petit bébé, et quand à l’or offert par les mages s’il s’agissait d’un vrai trésor, on pourrait se demander ce qu’il est devenu. Le Christ aurait-il été alors non pas pauvre comme on l’a dit, mais riche de ce trésor ? Ou alors qu’est-il devenu ? Marie et Joseph l’auraient-il dilapidé, ce qui ne serait pas exemplaire ? Ou, pourquoi Joseph ne l’aurait-il pas confié à des banquiers comme Jésus invite à le faire le dernier serviteur de la parabole des Talents ?

Il faut donc penser qu’ils représentent autre chose. Traditionnellement, les pères de l’Eglise ont dit qu’il s’agissait des trois pouvoirs : le pouvoir royal (l’or), le pouvoir sacerdotal (l’encens qui sert aux rites), et le pouvoir spirituel de donner la vie éternelle (la myrrhe qui servait à embaumer les corps). L’idée est belle, mais discutable. Le Christ tient ses pouvoirs de son père, et il ne les a pas parce que d’autres, païens les lui confèrent.

On peut alors penser que ces cadeaux sont ce que les mages, comme tout bon croyant, offrent à Dieu et au Christ : ils lui offrent leurs biens matériels (l’or), leur vie spirituelle (l’encens qui représente la prière dans les Psaumes), et même toute leur vie jusqu’à la mort (la myrrhe).
Mais penser que chaque mage se contente de porter un seul cadeau pose une question parce que certainement Dieu attend de nous que nous lui offrions, chacun, les trois dimensions de notre vie. C’est en particulier un objet de différence de sensibilité entre les protestants et les catholiques. Dans la vision romaine de la société et de l’Eglise, l’essentiel est que les trois choses soient prises en compte, mais il peut y avoir une spécialisation, chacun n’étant pas tenu de tout faire. Il y a ainsi les moines, spécialisés dans la prière, d’autres, qui, par leur travail contribuent au fonctionnement matériel du monde et d’autres font des enfants, comme les mères au foyer, dispensées alors de travailler ailleurs. Il faut donc que globalement tout soit présent, mais pas forcément individuellement. La vision protestante, privilégiant plus l’individu que la collectivité, a toujours été que chacun doit autant que possible avoir les différentes dimensions de son existences offertes au Christ, comme s’il fallait que chaque mage porte un peu des trois présents, et non pas un seul en se reportant sur les autres pour offrir le reste. Ainsi, il n’y a pas certains qui devraient ne faire que prier parce que d’autres ne prient pas comme si cela faisait la moyenne. Offrir sa vie à Dieu ne dispense pas de prendre part à la vie du monde, ni d’avoir une vie de famille et d’avoir des enfants.

Cela dit, il faut bien dire que Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens défend l’idée que l’Eglise est comme un corps qui a plusieurs membres et qu’ainsi chacun peut avoir un rôle différent en fonction des charismes qui sont les siens, certains étant plus aptes à prêcher, d’autres à guérir, ou à agir. Mais il s’agit là plus de rôles dans l’Eglise que du devoir vital d’offrir au Christ sa vie dans toutes ses dimensions matérielle, spirituelle et existentielle.

L’Etoile les a guidés vers Jésus

L’imaginaire populaire fait croire ensuite que l’étoile a guidé les mages vers Jésus. Cela est évidemment faux à la lecture du texte. Les mages ont vu l’étoile, mais elle ne les a guidés nulle part. Il a fallu qu’ils aillent à Jérusalem, là qu’ils demandent aux théologiens où ils devaient aller, et c’est eux qui leur indiquent la direction de Bethléem.

Il faut dire que les mages croyaient à l’astrologie. Que des gens d’origine astrologue puissent découvrir le Christ, soit, mais que l’astrologie mène quelque part est un message que ne saurait tenir la Bible. D’ailleurs, il est dit que quand ils découvrent le Christ : « l’étoile s’arrêta », ce qui peut se comprendre dans le sens que précisément quand ils trouvent le Christ, l’étoile s’arrête, comme un télévision s’arrête par ce qu’elle s’éteint, ou comme on arrête de fumer ou de boire. Avec le Christ, ils n’ont plus besoin d’étoiles, plus besoin d’astrologie, plus de crainte de l’avenir ou de recherche d’une destinée écrite quelque part, ils sont dans la confiance. Ils rentrent ainsi « par un autre chemin », chemin qui n’est plus celui de l’astrologie.
La bonne nouvelle néanmoins, c’est que leur point de départ fautif, emprunt de paganisme, ne leur a pas empêchés de découvrir le Christ. Nos erreurs ne sont pas forcément mauvaises, surtout si elles nous mettent en chemin, et nous incitent à chercher ailleurs, à avancer sur une route et à questionner les autres. Ensuite, il est toujours temps de découvrir autre chose et de revenir par un autre chemin.

Gaspard, Melchior et Balthasar

On a dit enfin que ces « trois rois-mages » s’appelaient : Gaspard, Melchior et Balthasar. Cela vient d’une tradition très tardive que l’on ne trouve qu’à partir du 6e siècle dans les Excerpta latina barbari. A priori, donner des noms à ces personnages mythologiques semble bien anodin, mais là aussi, cela a plus d’importance qu’il n’y paraît. Les nommer, c’est, en effet, les rendre extérieurs à nous, c’est en faire des étrangers, on dit d’ailleurs qu’il y en a un noir, un jaune et un blanc. Or il est toujours une erreur que de voir les histoires bibliques comme parlant non pas de nous mais des autres. Nous n’avons pas à être spectateurs des histoires de la Bible, mais à nous y identifier. Ces mages, ce ne sont donc pas des païens dont je me réjouirais qu’ils découvrent enfin le Christ, moi qui le connaît depuis longtemps, mais chaque mage, c’est moi dans ma démarche difficile pour découvrir le Christ et venir l’adorer en lui offrant ce que je peux de ma vie. Et s’il y en a plusieurs, c’est que dans ma quête, je ne suis pas seul, mais dans une communauté, ou dans une famille, et que c’est avec des frères et des sœurs que je quête et que je marche.

Ainsi dans les crèches, il faudrait mettre non pas trois rois-mages, mais autant qu’il y a de membres de la famille, et mettre sur chacun le nom d’un de ces membres.
Car l’histoire des mages, c’est notre histoire, c’est l’histoire de chacun, tentant de se rapprocher du Christ, maladroitement, avec ses croyances absurdes, ou simplement enfantines. Et cette découverte des mages, ce devrait être la nôtre : comment moi je peux rencontrer le sauveur, comme un enfant dans la douceur, et comment dans la rencontre, ce que je commence à faire, c’est non pas de lui réclamer des choses, mais de me mettre à sa disposition, de lui offrir le plus précieux de ce que je possède.

Quant à cette étoile qui les a accompagnés, elle peut avoir pour nous un sens particulier, en effet, notre Eglise s’appelle l’Eglise de l’Etoile. Et c’est cette Eglise qui nous accompagne dans notre quête et notre découverte du Christ, qu’elle soit parfaite ou imparfaite. C’est cette Etoile qui initie les enfants et les jeunes dans leur démarche ou futur démarche chrétienne et qui, adultes, nous accompagne encore. Mais elle n’est pas un but en soit, et le vrai but, c’est de se trouver dans la présence du Christ. Quand nous avons cela, alors elle peut s’effacer pour laisser toute la place à notre seul et unique sauveur.

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Matthieu 2:1-12

Jésus était né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode. Des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer. A cette nouvelle le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il assembla tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.5Ils lui dirent : A Bethléhem en Judée, car voici ce qui a été écrit par le prophète :

Et toi, Bethléhem, terre de Juda Tu n'es certes pas la moindre Parmi les principales villes de Juda ; Car de toi sortira un prince, Qui fera paître Israël, mon peuple.

Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et se fit préciser par eux l'époque de l'apparition de l'étoile. Puis il les envoya à Bethléhem, en disant : Allez, et prenez des informations précises sur le petit enfant ; quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'aille moi aussi l'adorer.

9Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici : l'étoile qu'ils avaient vue en Orient les précédait ; arrivée au-dessus (du lieu) où était le petit enfant, elle s'arrêta. A la vue de l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.


Psaume 72

Dieu, donne au roi Tes pouvoirs
à ce fils de roi Ta justice !
Qu'Il gouverne Ton peuple avec justice
qu'Il fasse droit aux malheureux !
Montagnes, portez au peuple la paix
collines, portez-lui la justice
Qu'Il fasse droit aux malheureux de son peuple, qu'Il sauve les pauvres gens, qu'Il écrase l'oppresseur !
Qu'Il dure sous le soleil et la lune
de génération en génération
Qu'Il descende comme la pluie sur les regains, une pluie qui pénètre la terre
En ces jours- là fleurira la justice
grande paix jusqu'à la fin des lunes.
Qu'Il domine de la mer à la mer
et du Fleuve jusqu'au bout de la terre !
Des peuplades s'inclineront devant Lui
Ses ennemis lècheront la poussière
Les rois de Tarsis et des îles
apporteront des présents
Les rois de Saba et de Seba
feront leur offrande
Tous les rois se prosterneront devant Lui
tous les pays Le serviront
Il délivrera le pauvre qui appelle
le malheureux sans recours
Il aura souci du faible et du pauvre
du pauvre dont Il sauve la vie
Il les rachète à l'oppression, à la violence leur sang est d'un grand prix à Ses yeux.
Qu'Il vive ! On Lui donnera l'or de Saba
On priera sans relâche pour Lui
tous les jours on Le bénira !
Que la terre jusqu'au sommet des montagnes soit un champ de blé
et ses épis onduleront comme la forêt du Liban !
Que la ville devienne florissante
comme l'herbe sur la terre !
Que Son Nom dure toujours
sous le soleil que subsiste Son Nom !
En Lui que soient bénies toutes les familles de la terre
que tous les pays Le disent bienheureux!
Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël
Lui seul fait des merveilles !
Béni soit à jamais Son Nom glorieux !
Toute la terre soit remplie de Sa gloire !
Amen ! Amen !

Matt. 2:1-12, Ps. 72

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