56 avenue de la Grande Armée, 75017 Paris

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Comment les derniers seront-ils les premiers ?

Prédication prononcée le 24 mai 2020, au temple de l'Étoile à Paris,
par le pasteur Louis Pernot 

L’Évangile nous dit : « les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers ». Est-ce vrai ? Ici-bas ? Ou comme une attente pour l’autre monde ? Y croyons-nous vraiment ? Que faisons-nous de cette parole du Christ pourtant répétée plusieurs fois dans les évangiles.

Il faut bien admettre qu’elle s’oppose à notre attitude fondamentale dans la vie : nous voulons réussir. Ou si nous n’y arrivons pas bien, au moins pour nos enfants, nous voulons qu’ils soient premiers, qu’ils réussissent. Et s’ils sont derniers en classe, on ne leur dit pas que c’est très bien parce que les derniers seront les premiers !

Cela est néanmoins parfois vrai dans ce monde : on voit des vedettes ou gens qui ont réussi et qui n’ont pas eu le bac ou qui étaient des cancres en classe. Cela nous plaît parce qu’on se dit, qu’il y a des possibilités même pour les médiocres, des renversements possibles. Cela permet de rêver. Ainsi puis-je penser que même si aujourd’hui je ne suis pas brillant, ou mes enfants sont nuls, tout n’est pas définitivement perdu, il y a une chance tout de même de réussir... Même si, il faut bien l’admettre, cette chance est infime ! Le nombre d’enfant des banlieues qui rêvent d’être champion de foot et milliardaire est considérable mais pratiquement aucun n’y arrivera. Est-ce une bonne espérance alors ?

Que faire de cette affirmation ?

La première interprétation possible serait de la comprendre comme promettant une sorte de compensation dans l’autre monde : Dieu mettra 1er dans le Royaume de Dieu ceux qui auraient été derniers ici-bas sur terre. Ainsi, même si je n’ai pas de récompense sur terre, je l’aurai dans l’autre monde. Dieu me donnera une revanche... mais plus tard !

Cela peut être soutenu par bien des passages de l’Écriture, ainsi Paul écrit-il : « c’est en espérance que nous sommes sauvés » (Rom. 8 :24) : ce n’est donc pas dans ce monde ci, mais Dieu nous offre la promesse d’un bien pour plus tard, pas ici-bas. Ou encore les Béatitudes disent-elles : « heureux vous qui pleurez, car vous serez consolés... Heureux vous les pauvres, le Royaume des Cieux est à vous... » (Luc. 6 :20-21)...

Mais cette idée de compensation dans l’autre monde me semble fausse et dangereuse !

D’abord elle est dangereuse parce qu’elle démobilise, elle risque d’inciter celui qui ici-bas est dans une situation difficile de s’y complaire sans réagir. C’est ainsi que la religion peut devenir cet opium du peuple tant critiqué. Et pire, ce discours peut inciter celui qui le reçoit à penser que ses difficultés ou sa médiocrité lui donneraient même comme des mérites. Il risque ainsi de croire que parce qu’il a souffert, il mérite d’être sauvé, d’avoir le Royaume de Dieu. Sa peine lui sert comme une œuvre méritoire. Mais cela est tout à fait contraire à la théologie de la grâce ! Si nous sommes sauvés, c’est sans nos œuvres, sans nos mérites, c’est l’œuvre seule de Dieu par son amour pour nous.

Et puis une telle théologie risque de mener à une certaine démobilisation ; comme en Inde, la théologie du karma qui fait que ceux qui sont dans la plus extrême pauvreté refusent souvent même l’aide humanitaire qu’on leur propose : ils pensent que si ils sont dans cette situation difficile c’est qu’ils l’ont méritée, et que, plus ils souffrent aujourd’hui, meilleure sera leur réincarnation future. Le risque alors est donc de ne plus rien faire pour tenter d’améliorer sa situation, et de se désengager du monde. Et même de rechercher l’outrage et désirer l’échec, l’abomination en se disant que ce pourrait être la porte du Royaume. Historiquement, cela a existé, dans les premiers temps de l’Église, certains chrétiens recherchaient le martyr, et désiraient même être persécutés en pensant que cela leur donnerait comme un ticket d’entrée pour le paradis avec première place. Cela est contraire à l’esprit de l’Évangile.

Cette interprétation de notre verset est donc tout-à-fait fausse : la pauvreté n’est pas un mérite ! Il y a même une parabole dans l’Évangile exprès pour expliquer cela : c’est la parabole des Talents : le dernier arrive dernier, c’est celui qui avait le moins reçu qui se trouve éjecté dans « les ténèbres du dehors » (Matt. 25 :30) et c’est le premier qui avait déjà le plus qui reçoit le plus avec cette affirmation tout à fait curieuse : « on donnera à celui qui a » (Matt. 25 :29). On ne peut donc pas interpréter comme un absolu le fait que tous les derniers deviennent toujours les premiers. Ce ne peut être une inversion systématique des valeurs.

Il y a d’ailleurs une variante intéressante de notre verset.

L’affirmation qui nous intéresse se trouve en effet deux fois dans l’évangile de Matthieu, et dans trois contextes différents dans l’ensemble des évangiles. Et ailleurs, il est écrit plutôt : « plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des... ». ( Par exemple en Matt. 19:30 après la rencontre avec le jeune homme riche et Luc 13 :30 à propos du jugement dernier).

Sous cette forme, on peut comprendre plus facilement : il ne s’agit pas forcément que tous les premiers deviennent dernier et inversement, mais d’une manière qu’a Dieu de remélanger les cartes. Cela montre que le jugement de valeur de Dieu sur les humains n’a à peu près rien à voir avec celui de notre société. Ce n’est pas le plus riche, le plus honoré aujourd’hui qui sera le premier dans le Royaume de Dieu, ce sera tout à fait autre chose. Peut-être même d’ailleurs que Dieu aurait une certaine préférence pour les plus pauvres ? Mais ce n’est pas systématique.

Mais alors selon quel critère, et y a-t-il un critère d’ailleurs ?

Le jugement de Dieu n’a donc rien à voir avec celui des hommes, admettons, mais il est rationnel d’essayer de comprendre. Il n’est pas évident d’ailleurs qu’il faille comprendre, mais admettons, et cherchons un critère. Le critère pourrait être la valeur humaine, l’humilité, le fait de savoir ne rien mériter, l’ouverture à Dieu, et l’ouverture aux autres, et savoir se décentrer de soi-même. Voilà pourquoi les ouvriers de la 11e h. même s’ils ont moins mérité par leur œuvre, ont une qualité en plus parce qu’ils n’attendent rien qui pourrait leur être dû, alors que les autres sont revendicatifs.

Le Royaume de Dieu n’est pas quelquechose qui se gagne par son mérite, mais un don qui s’accueille, et pour l’accueillir, il faut avoir la place, et l’hhumilité de savoir dire, « Oui, Seigneur, j’en ai besoin ». De ce côté-là, ceux qui ont le plus risquent de ne plus avoir de place pour Dieu. C’est le problème de la richesse, pas forcément pécuniaire, mais de ceux qui sont gâtés de beaucoup de choses, qui risquent de croire que ce qu’ils possèdent est important, que leur réussite compte, et que c’est ça qui pourrait les sauver, alors que cela ne les sauve en rien et de rien. La seule chose qui sauve, c’est la grâce de Dieu et donc la capacité à s’ouvrir à elle.

Ainsi, la parabole des ouvriers de la 11e h, montre jugement que le jugement de Dieu n’a rien à voir avec jugement humain. La qualité humaine, c’est ce qui est valorisé par Christ et par Dieu, plus que la réussite ou les œuvres. Il y a là une échelle de valeur qui n’a rien à voir avec notre échelle sociale de réussite, mais échelle d’humanité, d’humilité, d’accueil, de patience...

Voilà qui peut sembler satisfaisant, mais qui pose problème !

Cela semble très bien, mais cette idée pose problème, parce qu’alors cela signifierait qu’on serait sauvés par une sorte de logique de mérites, de jugement par rapport à nos propres qualités, à notre capacité d’humilité, ou de grâce que nous aurions. Si le plus grand dans le Royaume de Dieu est le plus humble sur terre, alors on retombe dans une théologie des œuvres où l’on serait jugé sur nos mérites propres.

Alors si l’on veut laisser à Dieu pouvoir sauver « par grâce » même celui qui ne le mériterait pas, peut-être faut-il sortir de cette logique comptable. Et quand l’évangile dit : « plusieurs des derniers seront les premiers », y a-t-il forcément un critère que l’on puisse comprendre ? Après tout, c’est Dieu qui décide. C’est bien ce que dit le maître des ouvriers de la 11e heure : « si j’ai décidé moi de donner plus à lui qu’est-ce que ça peut te faire ? ». Il pourrait donc y avoir une sorte d’arbitraire divin qui fait que Dieu a ses propres règles, il donne à qui il veut, et cela ne nous regarde pas. Cela se rapprocherait de la prédestination calvinienne, ou de ce que dit Paul qui compare Dieu à un potier et qui fait ce qu’il veut de la terre, il peut choisir d’en faire un vase d’honneur ou un vase de chambre. Et qui peut dire à Dieu qu’il aurait mieux fait de faire autre chose ? (Rom 9 :18-20).

Mais alors, cela génère nécessairement un sentiment d’injustice. Sentiment exprimé dans les deux paraboles essentielles des ouvriers de la 11e heure et du fils prodigue. Le frère aîné du fils prodigue a la même réaction que l’ouvrier qui a travaillé tout le jour : celui qui a tout bien fait dit : « je me suis donné du mal, et tu ne m’as jamais donné un veau gras pour me réjouir ». On comprend ce sentiment d’injustice incroyable.

Et nous l’expérimentons aussi tous : dans la vraie vie, il est arrivé à chacun que bien que nous ayions tout bien fait, d’autres moins méritant nous passent devant.

Et inversement, il faut être juste, il arrive aussi que nous soyons face à l’injustice inverse, qui nous semble moins cruelle mais qui est tout autant réelle, que nous ayions de la chance ou que nous échappions à tel ou tel malheur alors que nous n’avons vraiment rien fait pour.

Peut-être donc faut-il maintenir l’injustice fondamentale de nos textes, sans chercher à trouver des raisons supérieures, non seulement parce que Dieu est souverain de la question du salut, mais même, parce que cela correspond à la réalité de ce que nous vivons tous concrètement : oui il y a ici-bas sur terre une injustice qui fait que ce ne sont pas les plus méritants qui réussissent, et parfois, moi qui me suis donné tant de mal à bien faire, un imbécile dévoyé me prend la place alors qu’il ne vaut rien. Et parfois moi, sans réel mérite, je peux avoir des chances sans que j’y sois pour grand-chose ce qui peut être culpabilisant. Et que faire de cette injustice ?

Cette injustice, la remettre à Dieu peut être une manière de l’admettre comme nous dépassant ultimement. Il y a de l’injustice... et bien c’est comme ça ! Il n’y a pas à chercher à comprendre, il faut l’accepter sans s’en rendre malade.

Comme l’a remarqué le philosophe Charles Pépin dans une de ses conférences de « philosophie pratique », cette position nous rapprocherait des tragiques grecs qui disent que justement il n’y a pas de mérite : quoi que l’on fasse, notre destin ne dépend pas de nous, mais des dieux, et nous ne pouvons rien contre. Il y a donc une sorte d’arbitraire divin qui est incompréhensible, et qui n’est même pas juste, puisque les dieux font un peu n’importe quoi dans la mythologie grecque, ils sont eux-mêmes injustes et paillards... mais c’est comme ça. On voit ainsi Œdipe qui passe son temps à essayer de ne pas chuter, de ne pas faire le mal, mais il n’échappe pas à son destin.

Le message, c’est que tu peux toujours te donner tout le mal que tu veux, tu n’es pas totalement maître de ce qui t’arrive. Les tragiques grecs invitent à abandonner cette logique du mérite, et à comprendre que de toute façon, le monde est ce qu’il est, et donc le seul moyen de vivre heureux dans ce monde, c’est de l’admettre avec simplicité et d’accepter sa vie comme elle est.

Cela n’est pas étranger à la théologie chrétienne : Dieu choisit et puis voilà. Nous l’avons vu dans Paul, mais aussi dans l’apocalypse synoptique où Jésus dit : « de deux hommes qui travaillent dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé » (Mat.24:40). Pourquoi ? Parce que c’est comme ça, Dieu en a décidé ainsi, que veut tu ? Et pourquoi Joseph qui n’était pas forcément meilleur que ses frères, voit son destin basculer, et il finit premier ministre du pharaon. C’est imprévisible, immérité, c’est comme ça. C’est comme ça... On n’y peut rien. Cela nous dépasse, et il faut juste l’accepter.
Ainsi sommes-nous sans cesse face à une injustice permanente. Et cela ne fait du mal qu’à celui qui s’en révolte. Ainsi le maître de la vigne s’adresse-t-il à l’ouvrier de la première heure en lui disant en quelque sorte : « écoute, tu as ton denier, qu’est-ce qui t’empêche d’en profiter ». Oui, il a une chance, mais ce qui l’empêche d’en profiter, c’est sa jalousie, parce qu’il regarde dans l’assiette du voisin. Il y a là une invitation très claire à ne pas se comparer avec son voisin !

Sortir de cette logique permanente de jugement, de classement, de comparaison.

Mais il n’est pas évident de sortir de cette logique de jugement et de comparaison, nous sommes dans une société qui n’arrête pas de nous juger, de nous classer. Le message est clair : sortez de là ! Dieu ne veut pas de vos classements de premiers et derniers... Il casse tout ça ! Arrêtez de regarder l’autre qui a plus que vous tout en faisant moins bien que vous, et profitez de votre denier. Vous avez vous mêmes largement ce qu’il faut. De même au frère aîné du fils prodigue, le père lui dit : « tu n’as jamais manqué de rien »... mais aujourd’hui, ce qui lui manque, c’est ce qu’a son frère et qu’il n’as pas. Il y a toujours quelque chose que nous n’avons pas et qui est injuste. Donc, profite de ce que tu as. Tu as assez pour vivre avec ça. Ton malheur, c’est toi qui te le provoques en regardant dans l’assiette de l’autre !

Le cours monde n’est pas toujours logique, c’est nous qui voulons y trouver de l’ordre, mais dans le monde il n’y a pas d’explication à tout. Pourquoi moi suis-je né dans un pays riche et d’autres meurent de faim ? Pourquoi tel chien n’est pas un chat ? C’est comme ça. Il n’y a pas d’ordre, ou alors cela répond à des lois tellement complexes qu’on ne peut rien y comprendre.

Et parfois l’injustice est même à notre profit ! Faire semblant de ne pas la voir serait ingrat ! Et s’en culpabiliser improductif... Ce qu’il faut, c’est l’accepter avec autant de simplicité, et sans culpabilité : dans tous les cas il faut absolument sortir de cette logique du mérite qui pollue tout ! Accepter cette injustice positive, c’est aussi être en mesure de la recevoir.

Peut-être que vous ne méritez rien, que vous êtes petit et rejeté, mais peut-être qu’un moment ou l’autre, la chance peut frapper à votre porte, soyez prêts à ce moment-là à accueillir la grâce. Pour cela, il faut sortir de la logique du déterminisme et du mérite. Cela permet non seulement d’éviter d’être jaloux, mais aussi de s’ouvrir à la possibilité d’accueillir l’inattendu l’inespéré. Cette chance que je ne mérite pas, il faut que je sois en mesure de l’accueillir. Ceux qui ont véritablement de la chance, ce sont ceux qui ont su reconnaître la chance quand elle se profile. Quelle qu’elle soit, grande ou petite. Et en général la chance n’est pas comme on l’attend.

Et pourtant, ce n’est pas non plus pour dire qu’il faudrait abandonner tout effort de performance !

Nous voulons toujours faire mieux et c’est bien, il ne faut pas y renoncer, parce que c’est d’abord naturel. Le jugement sur les œuvres est le mode de fonctionnement de l’humain en général, et du coup de toutes les religions primitives, on fait du bien et du mal, puis il y a une pesée, un jugement. Nous ne pouvons échapper totalement à cette logique, même si on croit dans la grâce. Et puis siècle des lumières, athéisme rationaliste, nous a renforcés dans cette logique. Nous avons hérité de ce discours qui croit dans l’homme, la toute-puissance de l’homme, de la raison, des règles, un monde déterminé par des lois immuables. Et on nous a enseigné aussi la valeur de la réussite, du travail : il faut se battre, travailler dur pour réussir. Vouloir être le meilleur... Tout cela est parfaitement naturel.

L’Évangile ne demande pas d’y renoncer, mais de savoir que ce n’est pas la réalité profonde de l’humain. C’est une réalité de notre vie concrète dans le monde et en société, mais nous voyons bien que cela nous fait souffrir si on la prend trop au sérieux ! Il faut donc avoir du recul. Jouer le jeu sans le jouer totalement. Être dans le monde... mais savoir que l’on n’est pas du monde. C’est le sens de la prière sacerdotale de Jésus, et de ce que dit Paul : « Voici ce que je dis, frères : le temps est court ; désormais que ceux qui achètent comme s’ils ne possédaient pas, et ceux qui usent du monde comme s’ils n’en usaient réellement pas, car la figure de ce monde passe. » (ICor 7:29-31)

Et donc il faut se battre dans ce monde... Mais de temps en temps venir à l’Église et s’offrir un grand shoot de grâce, d’amour et d’ouverture. Il me faut avoir un endroit où je ne suis pas jugé, pas classé, où je suis aimé tel que je suis. C’est ça qui donne l’énergie qui permet de vivre. J’en ai besoin, sinon je risque de finir écrasé de pression, ou devenir agressif ! Ainsi, les enfants entendent-ils au culte qui leur est destiné au temple que même si tout le monde leur demande de réussir à l’école, d’avoir de bonnes notes, de passer dans la classe supérieure, en fait Dieu s’en fiche totalement ! Dieu les aime comme ils sont et voit des choses infiniment plus importantes ». Cela n’est pas en contradiction avec le discours qu’ils entendent ailleurs, mais c’est ce qui leur permet de vivre avec assurance et sérénité cette course folle et permanente du monde dans laquelle ils sont jetés.

Ce discours de la grâce et de la distance par rapport au monde donne une certaine façon d’entendre le message de l’humain : d’accord, je vais me battre pour essayer d’être le meilleur, dire à mes enfants de réussir... Mais je sais qu’au fond je ne suis pas jugé là-dessus. Et qu’ensuite, je fais ce que je peux, et après tout on verra bien !

Mais Dieu, il a pour nous le regard de l’amour. Et chacun de nous est pour lui le premier ! Chacun de nous est le fils préféré, la fille adorée. Celui-celle en qui il a confiance, qui hérite de tous ses biens. C’est la parole fondatrice qui a été dite sur nous le jour de notre baptême : comme elle a raisonné du ciel lors du baptême de Jésus : Toi « tu es mon enfant bien aimé en qui j’ai mis tout mon amour » (Matt. 3:17).

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Matthieu 20:1-16

1Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. 2Il se mit d’accord avec les ouvriers pour un denier par jour et les envoya dans sa vigne. 3Il sortit vers la troisième heure, en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire 4et leur dit : Allez, vous aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera juste. 5Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième, puis vers la neuvième heure, et il fit de même. 6Vers la onzième heure il sortit encore, en trouva d’autres qui se tenaient (encore) là et leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? 7Ils lui répondirent : C’est que personne ne nous a embauchés. Allez, vous aussi, dans la vigne, leur dit-il. 8Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. 9Ceux de la onzième heure vinrent et reçurent chacun un denier. 10Les premiers vinrent ensuite pensant recevoir davantage, mais ils reçurent eux aussi, chacun un denier. 11En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison 12et dirent : Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté le poids du jour et la chaleur. 13Il répondit à l’un d’eux : Mon ami ! Je ne te fais pas tort, n’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? 14Prends ce qui est à toi et va-t’en. Je veux donner à celui qui est le dernier autant qu’à toi. 15Ne m’est-il pas permis de faire de mes biens ce que je veux ? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? 16Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers.

Matt. 20:1-16

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