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L'Evangile de Matthieu

Leçon pour Ecole Biblique (enfants de 8 à 12 ans)

Ce dessous, de simples notes pédagogiques, sans autre prétention que de donner des pistes de lecture pour les adultes voulant initier des enfants à la lecture des textes cités.

Elles seront perfectionnées au fur et à mesure, et complétées d'éléments pédagogiques d'animation.

 

La tempête apaisée et la marche sur les eaux

 

Lire : Matthieu 8:23-27

Il s’agit du premier texte de miracle après le sermon sur la montagne.

Expliquer la différence entre « disciples » et « apôtres ». Les disciples : ils sont très nombreux, ce sont tous ceux qui suivaient Jésus pour l'écouter prêcher. Parmi ceux-ci, Jésus a choisi des apôtres : ils sont au nombre de douze et seront ses plus proches collaborateurs. Parmi les plus célèbres : Pierre (Simon), Juda qui trahira Jésus, et aussi Matthieu qui en était un. Les évangélistes ne sont pas forcément apôtres (seulement Matthieu).

D’une façon générale, concernant les miracles de l’Evangile : certains chrétiens croient à tous les miracles, d’autres ne croient pas que ce soit passé comme ça, mais pensent qu’il faut les lire comme des images. Peu importe, l’essentiel, c’est ce qu’ils veulent dire pour nous aujourd’hui. Il faut toujours se demander ce que cela peut vouloir dire pour nous ici et maintenant dans notre situation. Comment s’approprier le texte, où sommes-nous dans le texte ? Se demander ce qui s’est passé réellement à l’époque, ou comment, sont de mauvaises questions. Peu importe, l’important c’est ce qu’on peut attendre, nous, de Dieu aujourd’hui. Or aujourd’hui, nous n’attendons pas de Dieu qu’il calme matériellement les tempêtes, ou qu’il aide les rescapés du Titanic à marcher sur l’eau. Il faut donc interpréter tout cela comme des images d’autre chose. Les miracles ne sont pas à lire comme des récits de faits historiques héroïques, mais comme des paraboles, des images.


Plus particulièrement, ici dans la tempête apaisée, on peut l’interpréter si l’on sait que la mer pour les hébreux représentaient la mort, le mal, l’épreuve. Ils ne savaient pas nager et pour eux la mer était effrayante, royaume du noir, et des montres marins. Il ne s’agit pas vraiment ici de la menace de l’eau réelle, c’est une image, comme dans le Psaume 69 (1-4 et 15-18) Evidemment, qu’on ne demande pas à Dieu de nous sauver d’eaux matérielles, mais c’est un symbole.

Parfois nous sommes dans des situations difficiles et quelque chose nous menace. Comme on dit, on a peur de perdre pied, de se noyer dans les difficultés. Que fait Dieu ? On peut croire parfois qu’il dort, qu’il ne fait rien. En fait, il ne faut pas perdre confiance. Dieu de toute façon veille sur nous et ne nous laissera pas seuls face au danger. Avec lui, pas de crainte, s’il est dans notre barque, il sera toujours là pour nous aider et faire en sorte que nous ne nous sentions pas menacés par les événements et les éléments.

 

 

La marche sur les eaux

La marche sur les eaux

 

La marche sur l'eau

 

Lire : Matthieu 7:3-5

Un autre miracle dans le sens du précédent, mais plus précis.
Première bonne nouvelle du texte : en fait, Jésus vient me rejoindre là où je suis. Dieu n’est jamais loin, et même si je suis dans une situation difficile, il vient et s’approche de moi pour m’aider, même si je ne le reconnais pas toujours (comme dans le texte). Dans le récit précédent, Jésus dormait mais était présent, là, il n’est même pas présent, dans les deux cas, il peut venir nous aider quand nous en avons besoin où que nous soyons, et même si nous nous sommes éloignés de lui.

Ensuite : Jésus nous permet comme à Pierre de marcher sur l’eau. C’est encore une image : l’eau, c’est le mal, l’épreuve, la mort. Avec Jésus, je peux marcher au dessus des difficultés sans me perdre, sans m’y noyer.

Il y a là une différence de théologie par rapport à l’Ancien Testament : dans l’Exode, face à la Mer Rouge, on a une situation comparable : le peuple face à l’épreuve dit : « on n’y arrivera pas, on ne pourra pas traverser cette difficulté ». Dieu alors par Moïse écarte l’eau et le peuple marche à pied sec. On croyait dans l’Ancien Testament que Dieu agissait pour arranger les événements en faveur du croyant, il enlève les obstacles. Dans le Nouveau Testament, Dieu n’enlève pas l’eau, les problèmes restent là, mais Dieu agit non sur les événements, mais sur le fidèle pour l’aider à traverser en passant par dessus.

Ensuite Pierre parvient à marcher au dessus des difficultés parce qu’il va vers Jésus. C’est son but, sa visée, son idéal, et quand on fonce vers son idéal, on peut traverser des choses extraordinaires.

Mais on n’y arrive pas toujours, parfois, on peut perdre confiance, avoir peur, ou n’avoir pas le courage, ou la force. Comme Pierre qui au lieu de rester tendu vers son objectif se regarde lui-même, prend peur et s’enfonce. On a alors encore une bonne nouvelle : Dieu n’est pas qu’un idéal vers lequel on se dirige, mais aussi une force qui peut nous aider, nous relever. C’est la force de la prière : Pierre dit : « Seigneur sauve moi ». Et Jésus lui prend la main et le relève. Il le gronde un peu après (« homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté »), mais il l’a relevé sans condition, juste parce qu’il le demandait. Il y a une vraie aide en Dieu.

 

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