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La Genèse

Leçon pour Ecole Biblique (enfants de 8 à 12 ans)

Ce dessous, de simples notes pédagogiques, sans autre prétention que de donner des pistes de lecture pour les adultes voulant initier des enfants à la lecture des textes cités.

Caïn et Abel

Le meurtre: Lire: Gen. 4:1-8

AdAdam et Eve, le premier homme et la première femme de la Bible. En fait, « Adam » veut dire « homme » en hébreu (et « Eve » : « la vivante »). Adam, c’est l’humain, c’est nous, Adam n’a jamais existé, il nous représente, et son histoire est un peu la nôtre. C’est un archétype.

« Adam connut Eve... », « connaître » au sens biblique veut dire : « coucher avec... ».

Caïn et Abel offrent chacun une « offrande » appelé aussi « sacrifice » : autrefois cela se faisait, c’était leur façon de faire un culte à Dieu : offrir ce que l’on a de plus précieux : un animal, ou une partie de la récolte. En général on le faisait brûler avec des prières pour l’offrir à Dieu.

Aujourd’hui, on n’offre plus de sacrifices. Jésus à dit que ce que Dieu voulait, c’était « l’amour et non le sacrifice » (Matt. 9:13, Osée 6:6). Ce qui lui plaît, et ce qu’on peut lui offrir de mieux, c’est une belle façon de vivre avec les autres. On peut ainsi offrir certaines choses : un peu de son temps, ou quand on donne quelque chose à quelqu’un, comme si on le donnait à Dieu. Quand on offre à un frère, c’est comme si on offrait à Dieu : ainsi dans le sommaire (résumé) de la Loi , Jésus dit qu’« aimer Dieu de tout son cœur », est semblable à « aimer son prochain comme soi-même ». Donner vraiment, ce n’est pas donner ce qu’on a en trop, mais quelque chose de précieux, auquel on tient. C’est justement tout le contraire du péché originel qui consiste évidemment à tout vouloir garder pour soi puisqu’on se considère comme le plus important et Dieu lui-même. Et on n’offre pas forcément quelque chose, on peut s’offrir soi-même à Dieu.

On dit d’ailleurs : « faire des sacrifices », on peut en faire pour Dieu : Donner, pardonner, aider etc... (Cf Rom. 12:1 : « Je vous exhorte à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable ». Dieu n’a pas besoin qu’on lui offre un agneau, mais apprécie qu’on fasse quelque chose qui, peut-être, nous coûte dans ce monde.

Là chacun offre ce qu’il a de plus précieux : Abel, berger, offre agneau, Caïn, cultivateur, offre des gerbes. Abel était donc nomade et Caïn sédentaire, c’est une vieille querelle entre les deux catégories !

Dieu agrée Abel, mais pas Caïn... On comprend que Caïn soit mécontent. Pourquoi Dieu fait-il ça ? Il y a plusieurs solutions.

1. Le texte dit qu’Abel a offert le meilleur, ce qu’il y a de mieux, alors que Caïn, offre l’ordinaire. Donc c’est juste que Dieu préfère le sacrifice d’Abel.
2. La réaction de Caïn montre que son sacrifice n’était pas désintéressé, il le faisait pour que Dieu le félicite et le récompense. (Sinon il ne se serait pas posé la question de la réaction de Dieu). L’important, c’est ce que l’on fait, le faire gratuitement, pas pour se faire féliciter et admirer. Même quand on fait les choses pour Dieu, il n’y a pas à en attendre des mérites.
Dieu savait savait l’état d’esprit de Caïn et qu’il avait offert son offrande, mais en fait pas gratuitement, pour être récompensé par lui. Le texte ne dit pas que ce serait l’offrande de Caïn qui aurait été rejetée, mais « Caïn et son offrande ». Donc l’état d’esprit dans lequel on fait les choses est au moins aussi important que ce que l’on fait.
3. Ce peut être une injustice en effet, comme tout est injuste dans le monde. Chacun n’a pas les mêmes chances. C’est comme ça. La question, c’est comment on va réagir par rapport à ces inégalités, et d’éviter d’en être jaloux.
Caïn, lui, va se mettre en colère... Ca peut arriver. Dieu essaye de le remettre dans le bon chemin en lui posant des questions. Dieu essaye de nous faire grandir dans notre vie en nous faisant réfléchir sur notre vie. Il est bon donc de toujours se demander pourquoi on fait ce que l’on fait.

v7. Dieu ne lui reproche pas d’être en colère, mais le prévient qu’il est dans un mauvais chemin, Dieu le met en garde.

Cain

Caïn et Abel

Dieu et Caïn: Lire: Gen. 4:9-16

Ensuite, après la mort d’Abel (v9. ss) Que fait Dieu ? Il ne le condamne pas, il lui pose encore des questions. Dieu ne tue pas Caïn, il espère qu’il se repentira, se convertira, et regrettera pour désirer changer de mode de vie.

Puis Caïn est maudit, (mais pas condamné à mort), Caïn n’a jamais demandé pardon, sinon Dieu lui aurait pardonné ? Sûrement. Dieu décide de le protéger quand même, ce qui est bien gentil et généreux !

Caïn, c’est nous ? Oui, bien sûr, et nous sommes aussi en même temps un peu Abel. Nous sommes toujours à la fois un peu jaloux des autres, et souvent victimes aussi de la méchanceté des autres. La jalousie, tout le monde l’expérimente. Et que ce soit un des premiers textes de la Bible nous montre que c’est un sentiment très très universel. C’est déculpabilisant : je ne suis pas le premier à être jaloux !La question c’est comment nous la gérons. L’important, ce n’est pas de ne pas être jaloux, mais de ne pas passer à l’acte. Et il y a une mise en garde : la jalousie peut mener à la destruction et à la tristesse, le péché n’est pas loin : il faut réagir et relever la tête (tant qu’on peut).

L’erreur de Caïn également c’est quand il dit : « je ne suis pas le gardien de mon frère » (v.9). Or si, justement, on est responsables de nos frères au sens large.

Et puis nous dit Jean : I Jean 3 :15 : « Celui qui hait son frère est un meurtrier » et Matt. 5:21ss : « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère: Raca (tête vide)! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne. Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande ».
Donc si mauvais sentiments, peut arriver, important, la manière avec laquelle on arrive à s’en sortir avec l’aide de Dieu qui nous fait réfléchir.

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