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Qui nous fera voir le bonheur ?

 

Nous finissions par y croire : ce devait notre candidate, ou notre candidat à la présidence de la République, qui pourrait nous faire voir le bonheur, apporter à notre pays, à nos familles, à nous-mêmes, paix, bonheur, prospérité etc...

Les campagnes électorales nous crispent sur des idéologies, sur des êtres dont nous pensons qu'ils pourront incarner le « salut ». Tout devient alors très passionné. A un point tel qu'on préfère ne pas parler de politique, parce qu'on a peur que tout le monde se fâche... Et pourtant, si moi j'aime aller en vacances à la mer, je ne me fâche pas avec mon frère qui aime aller à la montagne ?

Il est vrai que là, il y a un enjeu quand même plus important, l'avenir de notre pays, notre avenir, celui de nos enfants...

Mais n'y a-t-il pas quand même un risque d'erreur de perspective ? Et à force de se laisser prendre à tous ces débats, ne risquons nous pas de finir par croire qu'ils sont ultimement importants ? Que l'un, l'une ou l'autre, sera celui « qui nous fera voir le bonheur » ? Nous sommes là dans une sorte d'attente messianique quasi religieuse...

Or voilà, un président, c'est bien, ou ce n'est pas bien, mais ce n'est ni le Messie, ni le Christ, ni l'Antéchrist.

Ce n'est pas lui qui nous donnera le bonheur. Certes, l'action politique et économique est importante, mais ce n'est toujours qu'une action matérielle. Le bonheur n'est pas dans le cours du dollar, ni même dans le plein emploi ou dans la revalorisation du SMIC. Comme Paul, le chrétien doit apprendre à dire : « j'ai appris à être content dans l'état où je me trouve. Je sais vivre dans l'humiliation, et je sais vivre dans l'abondance. En tout et partout j'ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l'abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie. » Philippiens 4:11-13

Oui, bien sûr, il est toujours plus agréable d'être riche et en bonne santé que pauvre et malade, mais la force du chrétien est d'être justement libre par rapport à ces choses contingentes. Ne nous trompons donc pas de foi, ne mettons ni une confiance ultime, ni une haine absolue dans certaines politiques et ceux qui les servent.

Le chrétien s'engage dans le monde mais avec toujours avec le recul que lui donne sa foi. Son roi, son chef, sa confiance, son idéal, c'est Dieu, c'est le Christ.

 

Beaucoup demandent : « Qui nous fera voir le bonheur ? »
sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage !
Tu mets dans mon coeur plus de joie
que toutes leurs vendanges et leurs moissons.
Dans la paix, unifié, je me couche et je dors
car toi seul, Eternel, tu me donnes d'habiter dans la confiance.
(Psaume 4)

 

 

Louis Pernot

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