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L'Evangile de Luc

Leçon pour Ecole Biblique (enfants de 8 à 12 ans)

Ce dessous, de simples notes pédagogiques, sans autre prétention que de donner des pistes de lecture pour les adultes voulant initier des enfants à la lecture des textes cités.

Elles seront perfectionnées au fur et à mesure, et complétées d'éléments pédagogiques d'animation.

 

Marie Madeleine: l'onction à Béthanie

Lire : Luc 7 : 36-50
(ou Luc 7 :36-39, 44b-50 sans la parabole intermédiaire qui est entre 40 et 44a)
(ou encore plus court : Luc 7 :36-39, 48-50)

 

On dit qu’il s’agit de Marie-Madeleine (ou Marie de Magdala), mais en fait ce c’est pas dit, il y a plusieurs histoires de femmes au parfum et c’est un peu compliqué. C’est l’usage qui associe cette femme là à Marie Madeleine (dont il est question d’ailleurs peu de verset plus loin au début du chapitre 8).

Rappel : un pharisien, c’est un juif intégriste, les pharisiens ne s’entendaient pas du tout avec Jésus, ce sont eux qui le livreront. Jésus est invité par un pharisien, il accepte bien que ce soit un adversaire.

« Femme pécheresse » On a dit qu’elle devait être une prostituée, peut être, mais plus largement cela signifie qu’il y a du péché dans sa vie, des choses mauvaises. Mais elle a une qualité : elle pleure son péché. C’est bien de se savoir pécheur, et de vouloir se repentir (ce qui veut dire : changer de vie). Bien de reconnaître son péché.

Jésus, lui, l’accueille et la laisse faire. Il ne lui fait aucun reproche, comme le père du fils prodigue. Le pharisien dit qu’il devrait la condamner, la rejeter parce qu’elle n’est pas parfaite. Mais Jésus comme Dieu accueille tout le monde, quels que soient nos fautes, nos imperfections, erreurs etc. Personne n’est trop indigne pour ne pouvoir être accueilli par Jésus
Et même parfois, un pécheur qui agit avec humilité et gentillesse vaut mieux qu’un juste qui prend tout de haut (c’est ce que Jésus reproche au pharisien aux versets 44b et suivants), et c’est ce qu’on voit à propos du frère aîné du fils prodigue.
L’attitude de la femme est une bonne image de ce qu’est la prière : elle se présente à Dieu et lui livre son cœur, sans chercher à se justifier, dit tout ce qu’elle ressent, sans même réclamer quoi que ce soit, sans même beaucoup de paroles. C’est ça la prière, plus que de réclamer des choses, ouvrir son cœur à Dieu. Et elle offre du parfum, ce quelle a, ce qui est précieux pour elle. On fait comme on peut, juste se mettre aux pieds de Dieu pour exprimer ce que l’on ressent avec naturel et simplicité, avec humilité. Dieu n’en demande pas plus.

Il sait que nous sommes pécheurs tous plus ou moins.

(Voir le Psaume 51 v.18 : prière de David quand il a tué le mari de sa maîtresse Bathshéba : ce que Dieu aime, ce n’est pas les sacrifices, mais « un cœur brisé et broyé »)
 
La parabole enchâssée dans l’histoire montre l’importance du pardon de Dieu : il nous permet d’aimer Dieu (et nous libère, nous donne un cœur reconnaissant et libre pour mieux aimer en général).

Dieu aime tout le monde, et pardonne à celui qui a beaucoup de fautes (représenté par les dettes) comme à celui qui en a moins.

Comme la femme pécheresse, accueillie par Jésus, le fait d’être pécheur ne nous coupe pas de Dieu, ni de son pardon ou de son amour. (Cf Jean 6 :37,  « Je ne mettrai pas dehors quiconque vient à moi »).

Chacun est pardonné, nous pouvons nous sentir reconnaissants vis-à-vis de Dieu. Peut être même que celui qui s’est le plus pécheur, et qui a le mieux compris qu’il était pardonné devient d’autant plus reconnaissant et plein d’amour pour Dieu.

NB. Mauvaise traduction : v47 ce n’est pas « puisque ou car » mais « c’est pourquoi », ou « donc », elle a beaucoup aimé. Ce n’est pas parce que nous aimons que Dieu nous pardonne, mais parce que nous nous sentons pardonnés que nous pouvons aimer. La première chose essentielle de notre vie est d’accepter de se sentir pardonné, c’est plus difficile qu’il n’y paraît. Il est bien d’avoir conscience de ses défauts ou ses erreurs pour essayer de progresser, mais se sentir coupable est toujours un poison. On est sous la grâce, et se sentir libéré de la culpabilité est essentiel pour pouvoir aimer.

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Madeleine

Marie Madeleine

 

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