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Et si Dieu n'existait pas ?

Prédication prononcée le 23 juin 2019, au temple de l'Étoile à Paris,
par le pasteur Louis Pernot 

Si Dieu n’existait pas, que ferais-je ? Si on me démontrait avec évidence qu’il n’y pas de Dieu, ou si on parvenait à m’en convaincre, que ferais-je ? Il semble d’abord en tant que pasteur, je devrais me mettre au chômage, mais surtout une sorte de vertige m’assaille à l’idée de cette hypothèse : toute ma vie reposerait-elle sur du vide ?

En fait, ma réponse est simple : je ne changerais rien ! Je continuerais à vivre comme je le fais, je continuerais à faire le pasteur, à prêcher, à aller voir les personnes isolées ou malades, à accompagner les familles dans les bons et mauvais moments importants de leur vie.

Et quoi, si Dieu n’existait pas, je deviendrais devenir voleur, menteur, trompeur ? Bien sûr que non ! Je fais le bien par conviction et pas par peur d’un éventuel châtiment ou d’une récompense hypothétique pour un autre monde. Devrais-je me mettre à prêcher la haine au lieu de l’amour ? Que le but de la vie serait de s’enrichir en écrasant les autres ? Qu’il n’y aurait que la réussite sociale et matérielle qui compterait et que l’apparence vaudrait mieux que la qualité profonde ? Non, non et non, bien sûr !

Je continuerai d’être convaincu que la meilleure chose que je puisse faire de ma vie est de prêcher l’amour. De toute façon, il n’y a pas d’autre solution pour vivre harmonieusement les uns avec les autres, et pour être heureux soi-même que d’apprendre à aimer. Je continuerais à prêcher que le pardon est la seule voie possible pour trouver la paix avec les autres et avec soi-même, et je continuerais à m’émerveiller de la grâce comme la plus grande chose de la vie, que la gratuité, le don est ce qu’il y a de plus précieux au monde et ce qui peut seul donner sens à une vie.

Et puis je continuerais de vouloir enseigner tout ça aux enfants, leur dire que la valeur de leur être ne dépend pas de ce qu’ils réalisent, mais du fait d’être aimé et de savoir aimer. C’est quelque chose que l’école ne leur apprendra pas, il faut bien qu’il y ait un lieu pour le leur enseigner et leur rappeler... et cela même aux adultes d’ailleurs et jusqu’à leur mort !

Et je continuerais à vouloir célébrer des mariages. Quoi de plus beau que de permettre à de jeunes couples au moment où ils veulent construire leur vie à deux, de dire comment ils veulent le faire, sur quelles valeurs. Et que leur engagement n’est pas une chose faite à la légère, mais un geste qu’ils font avec ce qui est le plus fondateur de leur vie, leur raison d’être, ce que moi j’appelle Dieu, mais vous pouvez l’appeler autrement si vous voulez !

Je continuerais à proposer de présider des services pour personnes dans le deuil. N’est-il pas bon dans ces moments-là de pouvoir rappeler qu’une vie est un tout, qu’elle ne se réduit pas à sa fin, et que la mort n’annule pas une vie. Mais que même quand on meurt, on laisser derrière soi comme un sillage, qu’il y a de la transmission. Que notre être ne se réduit pas à sa dimension biologique ou animale atteinte par la mort, mais que l’essentiel est invisible pour les yeux. Et que l’amour vécu, partagé, donné, reçu est un trésor qui va au delà de la mort, une valeur qui fait vivre ceux qui restent et qui est transmis de génération en génération.

Et je serais heureux de continuer de faire des baptêmes pour dire avec les parents qu’un petit enfant dès sa naissance est aimé inconditionnellement d’un amour qui le précède, fut-il celui de ses parents, de sa famille, d’une communauté. Qu’il n’a pas à justifier de son existence ni de son droit de vivre, et que d’une manière même absolue qu’une vie humaine ne se fonde que sur l’amour et la gratuité.

Et si je n’étais qu’un simple fidèle, me priverais-je d’aller au culte le dimanche ? Non, certainement pas !

Ce qui fait penser à la célèbre histoire juive de deux rabbins qui discutent toute la nuit pour savoir si Dieu existe. Et finalement au petit matin, ils en viennent à la conclusion terrible qu’en fait non, Dieu n’existe pas. Le lendemain matin quelqu’un les croise marchant dans la rue et leur demande où ils vont. Ils répondent : à la synagogue ! Mais leur dit le passant, je croyais que vous aviez conclu que Dieu n’existait pas ! Oui... mais qu’est-ce que cela a à voir ? Lui répondirent les rabbins !

En effet, il n’y a même pas besoin d’être croyant pour aller au culte. Quoi de meilleur que de pouvoir faire une pause dans une semaine surchargée, ou au contraire d’avoir un rendez-vous structurant pour celui dont la vie est vide parce qu’il n’a plus d’activité. Je veux rencontrer des frères et des sœurs avec lesquels je partage des convictions fortes sur le sens de la vie. Entendre un discours qui permet de me rappeler sainement les valeurs fondamentales de l’existence, me permettant de ne pas retomber dans mon égoïsme ou mon matérialisme naturel et inhérent à tout être humain. Entendre un discours me permettant de me décentrer, me rappeler que je ne suis pas le centre du monde, mais qu’il y a d’autres autour de moi, et un universel qui me dépasse ultimement. Un discours qui relativise mes petits problèmes pour me rappeler que moi aussi j’ai le droit d’exister et de vivre en paix dans ce monde. Chanter ensemble, partager, sourire à d’autres, quel ressourcement ! Pourquoi m’en priverais-je ? Après tout, ce n’est pas plus bête que d’aller chercher le sens de sa vie en brûlant des palettes sur des ronds-points ou d’aller avec d’autres casser des magasins de luxe. On a besoin d’entrer en relation avec d’autres, d’avoir des projets communs, des activités partagées.

Et puis je continuerais en fait dans ma paroisse toutes les activités que nous faisons pour les autres, je continuerais de servir des repas aux SdF le mardi matin, et d’autant plus, si Dieu n’existe pas, qui s’en occupera si je ne le fais pas ! Alors plutôt deux fois qu’une. Et aussi à m’occuper des chercheurs d’emploi, a proposer un vestiaire, à proposer par le scoutisme à des jeunes de redécouvrir la nature avec un idéal de fraternité et de service, et de même tout. Je continuerais tout pareil !

Et pour ma vie personnelle, je continuerais à lire la Bible. Il n’y a pas plus passionnant comme livre, un livre qui fait réfléchir, qui ouvre des horizons, qui est d’une profondeur infinie... Un livre qu’on n’a jamais fini de lire, parce que toujours et plus on le travaille, on y trouve des trésors d’intelligence, de profondeur, de vie, de sagesse.

Bien sûr on trouve aussi des choses très intéressantes dans les dialogues de Platon ou autres œuvres... Je ne me prive pas de les lire et de les méditer aussi d’ailleurs, mais objectivement, je ne connais rien qui me plaise et me passionne autant que la Bible. C’est donc tout à fait d’une manière empirique que j’aime la Bible. Ce n’est pas parce qu’on m’aurait enseigné au catéchisme que c’est « parole de Dieu ». La Bible est géniale, point ! Et je ne m’en priverais pour rien au monde ! Et si en plus il y a des gens qui partagent un peu cet intérêt que j’ai pour ces textes, qui y trouvent aussi des sources de vie et d’espérance, alors chic. Réunissons nous pour en parler et y réfléchir ensemble ! C’est ce que nous faisons le dimanche, dans les études bibliques et nos groupes...

Donc je continuerais aussi tout ça. Je ne m’en priverais pas !

Donc voyez-vous même si Dieu n’existait pas, je pas je continuerais exactement pareil... Et avec bonheur, au moins pour tout ce que je fais. Et on peut citer Voltaire qui a écrit justement dans une de ses lettres : « Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer ».

Alors me direz vous : mais la foi... Cette présence qui vous habite, vous fait vivre, qu’en est-il si Dieu n’existe pas ? Ah oui c’est vrai, voilà qui est important pour moi.

Si Dieu n’existe pas, alors qu’est ma foi ? Le rationaliste ma dira : une illusion, une construction mentale, un fantasme, une névrose. Bon, pourquoi pas, et alors dirais-je ?

Même si ma foi était tout ça, ma foi, moi je l’aime, elle me fait du bien, elle me rend plutôt sociable et pacifique, alors pourquoi m’en priverais-je ? Et donc quel que soit son fondement ou son non fondement, même si on me démontrait que Dieu n’existe pas, ma foi est une réalité objective dont je n’aurais aucune raison de me priver. Je continuerai donc de veiller sur elle, de trouver des moyens de la nourrir, de l’entretenir. Fut-ce une névrose !

Après tout, on peut toujours essayer de me prouver que prier ne sert à rien, à moi ça me fait du bien, alors pourquoi m’en priverais-je ?
Ce sentiment religieux, d’où vient-il ? Je n’en sais rien. Mais qu’est-ce que j’ai à en faire d’où il vient ? Il est là et ne me fait que du bien, je n’y renoncerai pas ! Ce n’est pas parce que je ne comprends pas une chose que je dois y renoncer si elle est positive et efficace. De même je ne comprends absolument pas comment marchent un bon nombre d’objets que j’utilise : que ce soit ma propre voiture, un ordinateur, Internet, mais peu importe tant que ça marche ! Il n’y a pas besoin de tout savoir pour utiliser quelque chose.

Même, donc, si on me démontrait que Dieu n’existait pas, je ne renoncerais pas à ma foi et continuerais tout pareil, à prier, à lire la Bible, à me ressourcer dans la présence de Dieu (ou ce que j’en imagine, mais de fait, ça me ressource), à trouver du réconfort dans ce que j’expérimente comme son amour, à me réfugier à l’ombre de ses ailes, à lui demander de la force, du courage, de l’intelligence. On peut tenter de me dire que tout cela n’est qu’une illusion, mais ce n’en est pas, c’est une réalité de ma vie, je trouve tout cela dans ma foi, et le reçoit infiniment.

On trouve une situation semblable dans l’évangile de Jean quand Jésus guérit un aveugle né. Les pharisiens qui étaient comme les intellectuels intégristes de l’époque s’obstinaient à ne rien voir d’exceptionnel en Jésus. L’aveugle n’entre pas dans un débat théologique avec eux pour justifier le pouvoir du Christ, il leur dit simplement : « c’est ça qui est étonnant, que vous ne le connaissiez pas, parce que ce que je sais, c’est que moi je ne voyais pas et que grâce à lui maintenant je vois !» (#Jean 9:30). Il a bien raison cet aveugle, il ne discute pas des causes, il observe juste un effet bon et positif, et il interroge ses interlocuteurs en leur disant que c’est eux qui sont en défaut, parce qu’ils sont incapables de dire l’origine de ce qu’il a expérimenté et qui est réel.

Mais sans doute que cette question de l’existence de Dieu est-elle faussée ou mal posée. Si Dieu existe, il n’existe pas comme un objet. Et tout ce qui précède montre que Dieu n’est pas une puissance magique, une personne dont on attendrait qu’il fasse à notre place, ou qu’il nous juge, nous menace nous impose quoi que ce soit. Si Dieu existe, c’est comme une présence. Mais justement parce que nous sommes libres et responsables, Dieu est aussi comme une absence, un espace qui nous est donné pour notre liberté et notre responsabilité. Si Dieu était tout, je ne serais rien. Si Dieu était tout-puissant, je n’aurais aucune puissance ni liberté, ni existence. Donc en fait, je n’existe que dans l’espace que Dieu laisse. Et si la religion c’est chercher Dieu, c’est aussi gérer l’absence de Dieu. Paradoxalement même on pourrait dire que la religion est avant tout faite pour les incroyants. Il n’y pas besoin d’avoir une foi merveilleuse pour aller au culte. Celui qui a un sentiment fort et évident de la présence de Dieu n’a besoin d’aucune pratique, d’aucun moyen pour rechercher cette présence, ni de media pour lui faire connaître sa volonté.

Et Dieu merci, Dieu existe !

Je pourrais vivre sans Dieu, mais c’est encore mieux avec lui. Et en fait non ! Sans Dieu, je ne vivrais pas du tout.
D’abord sans Dieu, il n’y aurait pas de monde ! Dieu est causa mundi, cause du monde. Tout dans ce monde a une cause, rien ne peut être sans cause ou alors doit être de toute éternité sans changement ni corruption. Or le monde a commencé. Donc il a une cause, et sans cause pas d’effet.

Ou alors il faudrait dire que tout est le fruit du hasard dans notre monde ? Non, c’est impossible, toutes ces merveilles, les fleurs, les abeilles, les aurores boréales, les déserts infinis, les montagnes sublimes, les rivières, les couchers de soleil Toutes ces beautés, fruit du hasard ? Hum... Il faudrait vraiment croire au hasard plus que certains croient en Dieu. On pourrait aussi dire que Van Gogh ne savait pas ce qu’il faisait, et jeté de la peinture au hasard et que miracle, ça a fait une merveille. Ou que Mozart, faisait n’importe quoi, envoyé des taches d’encre sur une partition et le hasard en a fait son Requiem. Non vraiment, le hasard fait rarement bien les choses, le hasard est désordonné et défait un jour ce qu’il a fait l’autre.

Et meilleure preuve de l’existence de Dieu pour moi, c’est mon fils : Anselme. Anselme d’abord parce qu’il est une merveille... comme ses frères... comme tous les enfants, comme vous, une merveille de la vie, un miracle de la vie de l’intelligence, de la pensée. Et aussi parce qu’il a été ainsi nommé en mémoire du grand théologien Anselme de Cantorberry (XIe siècle) auteur d’une preuve de l’existence de Dieu appelée « preuve ontologique » qui a été reprise par les plus grands philosophes jusqu’à aujourd’hui sans que personne ne parvienne à la contredire : Descartes Leibniz, Spinoza, Kant, Hegel, et Barth se sont penchés dessus.Anselmus

Pour la dire dans nos mots, l’idée est qu’il y a forcément un acme à toute chose, un absolu, ce qui est au delà de tout, plus grand que tout. Et que l’on appelle Dieu. Et donc Dieu ne peut pas être qu’un concept, car si ce concept ne correspondait à rien, il y aurait un autre concept qui pourrait être plus grand parce qu’ayant l’existence en plus. L’idée est juste : on ne peut pas penser le monde sans cause, nous l’avons vu, mais non plus sans quelque chose qui le dépasse, le surplombe. De même dans nos vies, il doit y avoir une préoccupation ultime, une idée plus grande que toutes, qui n’annule pas les autres, mais leur donne sens et les organise. Ce qui est pour nous question de vie ou de mort, ce qui est à la source même de ce que je suis ou essaye d’être ou veut être. Paul Tillich dit que la foi justement est de se préoccuper ultimement de l’ultime et l’idolâtrie consiste à se préoccuper ultimement de quelque chose qui n’est que secondaire ou conditionné. Sans ultime tout est relatif, tout devient sans cause ni but, ni sens. Sans Dieu tout ce monde est désespérant. Tout ça pour quoi ? Quel est le sens ? Et pourquoi vivre ? Pour-quoi, vivre ? Si tout est hasard, pur hasard qui vient de nulle part et ne mène à rien et pour rien, ne gardant rien ?... Alors pourquoi même devrais-je vivre ? Et que vaut la vie des autres ? Autant se tuer et tout détruire en même temps, l’Univers n’en saura rien et n’en pâtira pas. C’est l’intuition du psalmiste qui déclare : « le fou déclare en son cœur pas de Dieu, tout est corrompu abominable, pas un homme de bien » (Psaume 53).

Heureusement je crois, je crois en Dieu, je crois qu’il y a dans ce monde un projet, une création, un but, un sens.

Et je crois que dans ma vie, ma foi n’est pas qu’un fantasme, une imagination. Les gens qui vivent dans l’imaginaire ne font rien de bon, ils ne sont ni actifs ni créateurs dans le monde. Vivre dans ses délires ne mène à rien de positif. Ni pour soi, ni pour le monde. Tout simplement parce que le délire, par définition n’est pas adapté au monde.

Or ma foi en Dieu me rend plus adapté à moi-même et plus adapté au monde ! Donc elle est en phase avec Dieu et avec le monde, et avec moi-même, avec mon être. Sinon elle ne ferait que poser des problèmes.

Freud oppose le principe de réalité avec le principe de plaisir : j’ai des désirs fous, des rêves, et la réalité me rappelle au concret et me force à sortir de mes rêves et à y renoncer. Il y a, bien sûr, des types de foi qui sont pathologiques, projections de désirs infantiles, façon de refuser le monde et la réalité. Mais la foi juste, celle qui est adulte, celle qui résiste même à 10 ans de psychanalyse, la foi saine ne coupe pas du monde ou des autres. Au contraire, cette foi que je crois être la mienne, justement, ne me retire pas du principe de réalité, elle me rend plus adapté à la réalité. Elle n’est donc pas la projection fantasmatique de mes désirs infantiles de toute puissance ou autre. C’est dans la foi que je parviens à faire coïncider les principes de réalité et principes de plaisir.

Et ma foi me transforme et me fait vivre ! Elle m’a sans doute sauvé la vie. Existe-t-il dans le monde des actions sans principe actif ? Des mouvements sans moteurs ? Des effets sans cause ? Non. Ma propre vie aujourd’hui, est la preuve que ma foi n’est pas un fantasme, mais s’appuie sur quelque chose d’actif, qui m’a fait vivre, et me fait encore vivre.

Heureusement que Dieu existe, sinon, non seulement je n’existerait pas, je serais déjà mort. Ou fou, ou en prison !

Dieu existe, grâce à Dieu. Vive Dieu, et merci mon Dieu !

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Psaume 53:1

Dans son cœur le fou déclare "Pas de Dieu ! "
Tout est corrompu, abominable pas un homme de bien !

Jean 9:15-30

15A leur tour, les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Et il leur dit : Il a mis de la boue sur mes yeux, je me suis lavé et je vois. 16Sur quoi, quelques-uns des Pharisiens disaient : Cet homme ne vient pas de Dieu, car il n’observe pas le sabbat. D’autres disaient : Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles ? 17Et il y eut division parmi eux. Ils dirent encore à l’aveugle : Toi, que dis-tu de lui, qu’il t’a ouvert les yeux ? Il répondit : C’est un prophète.
18Les Juifs ne crurent pas qu’il avait été aveugle et qu’il avait recouvré la vue, avant d’avoir appelé ses parents. 19Ils leur demandèrent : Est-ce là votre fils, dont vous dites qu’il est né aveugle ? Comment donc voit-il maintenant ? 20Ses parents répondirent : Nous savons que c’est notre fils et qu’il est né aveugle ; 21mais comment il voit maintenant, nous ne le savons pas, ou qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez âgé pour parler de ce qui le concerne. 22Ses parents dirent cela, parce qu’ils craignaient les Juifs, car les Juifs s’étaient mis d’accord : si quelqu’un confessait que Jésus était le Christ, il serait exclu de la synagogue. 23C’est pourquoi ses parents dirent : Il est assez âgé, interrogez-le.
24Les Pharisiens appelèrent une seconde fois l’homme qui avait été aveugle et lui dirent : Donne gloire à Dieu ; nous savons nous que cet homme est pécheur. 25Il répondit : S’il est pécheur, je ne le sais pas ; je sais une chose : j’étais aveugle, maintenant je vois. 26Ils lui dirent : Que t’a-t-il fait ? Comment t’a-t-il ouvert les yeux ? 27Il leur répondit : Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté ; pourquoi voulez-vous l’entendre encore ? Voulez-vous aussi devenir ses disciples ? 28Ils l’insultèrent et dirent : C’est toi qui es son disciple ; nous, nous sommes disciples de Moïse. 29Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-ci, nous ne savons d’où il est. 30Cet homme leur répondit : Voilà ce qui est étonnant, c’est que vous ne sachiez pas d’où il est ; et il m’a ouvert les yeux !

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