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La colombe, le creux du rocher et le secret de la marche (Cantique des cantiques 2:14)

Prédication prononcée le 11 août 2019, au temple de l'Étoile à Paris,
par le pasteur Louis Pernot 

Il y a dans le Cantique des cantiques un verset un peu curieux, parce qu’apparemment banal, il recèle en fait des trésors théologiques.
Le Cantique des cantiques, est un chant d’amour entre un homme, l’époux, et sa bien-aimée qui est la fiancée. Il est bon qu’il y ait ainsi ce genre de texte dans notre Bible, la vie n’est pas que spiritualité éthérée, mais elle est faite aussi des belles choses que nous vivons sur terre, et l’amour en fait partie. Mais depuis des milliers d’années, ce texte est aussi interprété allégoriquement comme décrivant l’amour qui peut exister entre Dieu et l’humanité. Dieu est représenté par l’époux, et l’humanité par la bien-aimée. Et nous voyons ainsi comment Dieu aime l’homme, ce qu’il aime en lui, et comment nous, nous pouvons rencontrer Dieu et l’aimer. C’est dans cette lignée aussi que le Christ s’identifiera à l’époux que doivent savoir accueillir les vierges.

Or voici donc ce verset :
Ma colombe, dans les creux du rocher,
dans le secret de la marche,
fais-moi voir ton visage,
fais-moi entendre ta voix;
car ta voix est douce et ton visage est séant… (Cant. 2:14)

Dieu d’abord s’adresse à l’humanité en l’appelant « ma colombe ». C’est tout à fait considérable. En effet, il ne s’agit pas simplement d’un petit vocable affectueux, car la colombe dans la Bible, c’est l’image du Saint Esprit, rien de moins ! En effet, dans la topologie biblique, Dieu est au Ciel, et l’homme sur Terre, la colombe, elle, fait le lien, elle plane doucement pour aller du Ciel vers la Terre. Et quand ainsi Dieu appelle l’humain « colombe », c’est qu’il lui donne le rôle du Saint Esprit, ce qui est considérable.

Mais pour comprendre cela, il faut revenir un peu en arrière dans le texte, en effet, au chapitre 1 (v. 15), l’époux-Dieu avait déjà dit à l’homme que ce qu’il aimait en lui était que ses « yeux sont comme des colombes ». Cela veut dire que ce que Dieu aime dans l’humain, c’est le regard qu’il peut poser sur le monde, et en particulier quand il regarde le monde, les autres, les événements et toute chose, comme le Saint Esprit lui-même le ferait. Et savoir regarder le monde comme le Saint Esprit, c’est-à-dire comme Dieu le voit, change tout ! Nous sommes en effet nourris de la manière avec laquelle nous regardons le monde. Si on regarde le monde en ne voyant que les haines, les catastrophes, les mesquineries, notre vie devient négativité. Mais à l’inverse, celui qui choisit de ne voir que le bien et de ne pas regarder le reste, devient lui-même lumineux et source de positivité pour le monde. Le regard de Dieu sur le monde et sur nous est un regard de bienveillance, sa grâce fait qu’il choisit de ne pas regarder le mal qui est en nous, de ne pas prendre en considération notre péché. C’est l’effet de sa grâce sans laquelle Dieu serait pour nous seulement une instance de jugement et de condamnation. Mais voici qu’il ne regarde en nous que ce qui est bon, beau et lumineux, et c’est pour cela que nous pouvons vivre heureux et en paix sous le regard de Dieu, parce que c’est un regard qui nous fait du bien et nous valorise. Et la plus belle chose que puisse faire l’humanité, c’est de faire de même sur le monde ainsi chacun sur son prochain.

Ainsi ce beau regard est quelque chose qui peut orienter notre vie et même qui peut nous transformer, comme dans notre texte où ce n’est plus seulement le regard qui est comme la colombe, mais tout l’être entier qui devient comme une force de création. Le Saint Esprit, en effet, n’est pas juste une douce présence qui fait du bien, mais c’est le souffle créateur de Dieu qui donne la vie. Si le croyant devient comme la colombe, c’est que par son regard il peut devenir, comme Dieu, une force donnant de la vie.

Que le regard dirige toute la vie, c’est quelque chose que l’on expérimente dans bien des domaines. Pour beaucoup de sports en particulier, on enseigne que l’on va naturellement dans la direction où l’on regarde, et en équitation il faut regarder non pas l’obstacle, mais au delà de l’obstacle pour pouvoir le franchir. Ce regard qui dirige notre existence, c’est la visée que nous avons, le but, l’idéal qui nous anime. En ce sens, c’est la foi, bien sûr, mais c’est aussi la façon avec laquelle nous regardons le monde, les autres, et nous-mêmes, non pas froidement comme les choses sont, mais par rapport aux potentialités, ce que nous pouvons être, ou voudrions être. Et lorsque ce regard cesse de rester bloqué sur le présent pour se tourner vers l’avenir, alors il peut devenir créateur. Comme Dieu qui ne regarde pas tant ce que nous sommes que ce que nous pouvons devenir. Ce n’est pas le présent, ni encore moins le passé qui intéresse Dieu, mais l’avenir, ce vers quoi le monde et nous-mêmes sommes appelés à nous diriger pour devenir un monde nouveau ou un être neuf. Dieu est un ouvreur de portes, un révélateur de chemin. Il est ce qui nous permet de ne pas rester bloqués sur ce qui nous semble un obstacle infranchissable, mais qui nous permet de voir au delà. Ce futur pouvant être lointain ou proche, peu importe. Certes il est bon d’avoir un idéal lointain qui oriente notre vie, mais on peut aussi avoir des objectifs plus proches, parce que tout le monde ne dispose pas du même temps, ni de la même détermination. Plus l’obstacle nous semble important plus peut-être faut-il avec réalisme se donner des objectifs plus proches, pour qu’ils soient réalisables. Ainsi demande-t-on à celui que l’on veut aider à se libérer de la dépendance alcoolique d’être abstinent une heure, ou une journée avant de pouvoir être guéri. Peu importe en fait, la seule chose essentielle est de parvenir à se projeter en avant. Jésus nous invite de même toujours à avoir ce regard qui nous tire vers l’avant : il dit lui-même : « quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9:62). Et non seulement on finit par aller là où l’on regarde, mais on finit même par devenir semblable à la représentation que nous avons du monde. L’œil, le regard est ainsi l’une des choses les plus essentielles : « L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera lumineux; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera ténébreux » (Matt. 6:22-23). Ce ne sont pas les événements heureux, ou le cours des choses qui nous donne le bonheur ou la lumière, mais la manière avec laquelle nous les vivons ou les considérons. Tout est une question de regard sur le monde. Et quand Dieu s’adresse au croyant en l’appelant « ma colombe », c’est infiniment plus qu’un petit terme affectueux, c’est tout un théologie et une philosophie de vie.

Et Dieu continue en disant ce qu’il attend de l’homme : il lui dit : « fais moi voir ton visage et fais moi entendre ta voix ». Ainsi voyons nous que Dieu attend de l’homme qu’il soit un vis-à-vis, un interlocuteur. C’est l’une des grandes idées de la Bible que Dieu ne considère pas l’homme comme rien, ni même comme un inférieur totalement inféodé, mais comme un partenaire. Il fait avec lui des « alliances » ce qui ne se fait évidemment qu’avec des pairs. Et cette relation se base surtout sur la parole : « fais moi entendre ta voix ». Dieu attend de l’homme qu’il devienne un interlocuteur, que la relation entre Dieu et l’homme soit un dialogue. C’est là le sens de la prière. La prière n’est jamais à sens unique, mais toujours un dialogue. On peut, à juste titre, s’élever contre une certaine pratique de la prière qui consiste à ne faire que réclamer à Dieu, comme si la prière consistait à expliquer à Dieu nos problèmes, à lui suggérer des solutions ou lui dire ce qu’il faudrait faire. Cela, c’est la pratique païenne. Mais il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse et dire que la prière ne serait qu’écoute de Dieu pour, en sa présence, tenter de discerner sa volonté et s’y soumettre. La prière est un dialogue, on peut donc dire à Dieu tout ce qu’on a sur le cœur, on peut partager avec lui nos craintes, nos détresses, et aussi lui faire part de nos vœux, de nos souhaits, mais pas pour réclamer quoi que ce soit, pour partager avec lui, et ensuite pouvoir entendre ce que Dieu me dit de ce que je peux faire de ces souhaits ou ces craintes, afin de trouver dans sa présence ce que nous pouvons faire de tout cela et comment nous pouvons avancer sur un chemin nouveau, avec son aide. Et quand on est dans cette synergie entre Dieu et nous, alors les plus grandes choses sont possibles.

Ceux qui minimisent le rôle de l’homme ont tort, comme certains chrétiens aux Etats Unis qui refusent de payer la sécurité sociale ou de se soigner en disant que de toute façon Dieu fait ce qu’il veut et les guérira si c’est sa volonté. Ceux qui croient être les seuls acteurs dans le monde, et que c’est à eux de parvenir à sauver le monde se condamnent au découragement parce que l’homme est peu de chose. La seule attitude qui puisse sauver le monde est d’être en relation avec Dieu et à son écoute, parce que Dieu a une idée de ce que peut être le monde nouveau. Or le monde nouveau n’est pas encore et doit être inventé. Il ne s’agit jamais de revenir en arrière, ni même de sauvegarder l’existant pour que rien ne change. Chaque jour tout est toujours neuf, le monde d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier et le monde de demain est à inventer. Le propre de l’invention est qu’on ne sait pas aujourd’hui ce que sera le monde de demain. Cette démarche est vraie pour l’ensemble du monde, mais aussi quotidiennement pour notre vie personnelle. Parce que chaque jour, il y a des données nouvelles, des événements que nous n’avions pas prévus et avec lesquelles il faut faire affaire. Vivre, c’est sans cesse réinventer sa vie, ce qui n’est pas commode. Or Dieu a une puissance de création, une puissance d’inspiration, d’invention qui peut nous aider à cheminer dans ce travail de création continuel.

Pour ce travail, Dieu dit dans notre texte que nous pouvons le faire dans la mesure où nous sommes « dans le secret de la marche ». Il y a là deux choses, d’abord l’idée de la marche d’escalier, ou du seuil. C’est ce que semble signifier le mot hébreu présent là qui est difficile à traduire, mais dont l’étymologie fait pencher dans ce sens. Dieu nous invite ainsi à être sur le seuil, le seuil d’un monde nouveau, le seuil d’une vie nouvelle qui s’ouvre devant nous. Ou alors sur une marche à monter, parce que la solution pour nous comme pour le monde n’est jamais de redescendre l’escalier, mais de toujours monter à l’étage au dessus. Et chaque difficulté, chaque obstacle est comme une marche peut-être difficile à franchir, mais qui nous permet de nous élever un peu plus haut.

Et si cela est difficile, mais le croyant n’est pas livré à lui-même dans l’angoisse de cette nouveauté qui s’ouvre devant lui. D’abord il peut trouver une force en étant « dans le creux du rocher ». Dieu est un rocher, une forteresse, un rempart. Dans ce monde qui bouge qui évolue, qui se fait et se défait, il est le seul point fixe. La seule chose dont nous puissions être sûr et que rien ni personne ne puisse nous ôter. On peut donc se blottir dans le creux de ce rocher, dans l’intimité de cette force inconditionnelle qu’est la présence de Dieu et son amour pour nous. C’est un bon point de départ. Car si nous devons nous tenir sur un seuil il faut d’abord que ce seuil soit solide, comme la planche d’appel du sauteur, ou le plongeoir. Et ensuite on ne nous demande pas de nous jeter dans le vide de l’inconnu sans assurance. Dieu reste le rocher qui sera toujours pour nous solidité et salut.

Ensuite, il y a le « secret de la marche ». La marche, le seuil, nous les avons vus : le croyant ne reste pas collé à son rocher comme une moule, mais il prend cette force pour avancer, sauter, monter. Et puis il y a le « secret ». Le mot semble anodin, mais il est d’extrême importance. C’est une grande idée exprimée par l’Ancien Testament que Dieu a un projet créateur pour le monde, un plan de ce vers quoi il veut diriger le monde et qu’il nous invite à faire nôtre. Or ce projet ne peut être découvert par l’homme seul à partir de sa propre expérience. Comme nous l’avions dit, on ne peut pas déduire l’avenir du présent. Or ce secret, Dieu le fait connaître, il le révèle à ses serviteurs les prophètes pour qu’ils le disent au monde. « Il révèle ce qui est profond et caché » (Dan. 2:22), et « le Seigneur, l’Éternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes » (Amos 3:7). Ce dont il est question, c’est le secret intelligible du la vraie nature de Dieu, et de son plan créateur. Le secret, c’est donc le projet de Dieu pour le monde. Et cette idée a eu une importante postérité, en effet, Paul dans ses épîtres a choisi le mot grec « mysterion » pour en parler. Du coup certaines traductions sans traduire le mot grec mettent « mystère » et des théologiens parlent du « mystère de la foi » alors qu’il n’y a là aucun « mystère » ni de « boule de gomme », mais un message intelligible qui est révélé. Et pour couronner le tout, les traducteurs antiques latins ont mis eux : « sacramentum », ce qui nous vaut des histoires de « sacrement » qui n’ont rien à voir avec ce que ce mot recouvre aujourd’hui. Il vaudrait mieux donc garder le mot de « secret », et voici ce que nous dit Paul : (Eph. 3:6) « A cause de cela, moi Paul, le prisonnier du Christ-Jésus pour vous, les païens,… si du moins vous avez entendu parler de la grâce de Dieu qui m’a été accordée pour que je vous en fasse part. C’est par révélation que j’ai eu connaissance du secret, comme je viens de l’écrire en quelques mots. En les lisant, vous pouvez comprendre l’intelligence que j’ai du secret du Christ. Ce secret n’avait pas été porté à la connaissance des fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit à ses saints apôtres et prophètes : les païens ont un même héritage, forment un même corps et participent à la même promesse en Christ-Jésus par l’Évangile » (Eph. 3 :6). Pour Paul là, le grand projet de Dieu, inimaginable pour lui le juif pratiquant, c’est d’accueillir tous les païens dans l’économie de son salut.

Pour nous, ce « secret » que Dieu nous révèle dans l’Ecriture, est une grande aide. En effet, Dieu nous prend en grande considération comme étant son collaborateur, il nous invite à créer avec lui... mais dans quelle direction aller ? Dieu a une idée sur ce que peut être le monde demain, et il a une idée sur ce que peut être ma vie de demain. Et cela nouq ne pouconq que difficilement le trouver seul. Et ce que dit l’Ecriture, c’est que Dieu, si nous voulons bien l’écouter, lui, nous guide, nous instruit, nous ouvre des chemins que nous ne pouvions même pas imaginer et nous fraie des passages, qui, eux, nous mènent à la vie. Pour nous chrétiens, le comble de la révélation, elle se trouve en Jésus Christ, et le chemin qui mène à la vie, c’est lui, notre Seigneur.

Et tout cela est possible parce que, nous dit le Cantique, « ta voix est douce et on visage séant », là encore ceux points essentiels, la voix, c’est la parole, c’est le contenu, l’intelligence. Nous pouvons avancer et être créateurs parce que nous faisons nôtre ce message informatif qui est l’Evangile, et que Dieu nous invite à le propager. Le visage, c’est ce que l’on montre aux autres, c’est une façon d’entrer en relation avec les autres. C’est le deuxième point essentiel qui permet à l’homme d’avoir la puissance du Saint Esprit, c’est en tant qu’il est un être de relation. Relation avec Dieu, c’est dans ce vis-à-vis avec Dieu que nous pouvons grandir et accéder à cette dignité de collaborateurs, et vis-à-vis avec les autres parce qu’un homme n’est homme que dans sa relation à l’autre, et l’accomplissement de son être ne peut se faire que dans l’amour, c’est-à-dire dans l’accueil et dans le don.

Ainsi est la dignité de l’homme et la grandeur de sa mission et de ce qui lui est promis : dans la dynamique de ce Dieu caché qu’il faut apprendre à écouter et connaître, de ce Dieu un peu mystérieux, parce qui est toujours en avant par rapport à ce que nous sommes, mais qui se révèle et à partir du quel nous pouvons progresser, grandir, nous élever comme sur des marches d’escalier pour être des paroles créatrices dans ce monde et être des visages avenants pour les autres et pour Dieu. Et cela n’est pas sans importance, c’est par ces deux points là que se trouve toute la vie chrétienne, de trouver en Dieu sa protection dans le creux du rocher, et de s’élever en lui, muni de ce secret intelligible qu’il nous fait connaître pour que nous puissions être des esprits créateurs de ce monde.

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Cantique des cantiques 2:8-14

8– C’est la voix de mon bien-aimé !
Le voici, il vient,
Sautant sur les montagnes,
Bondissant sur les collines.
9Mon bien-aimé est semblable à la gazelle,
Au faon des biches.
Le voici, il se tient derrière notre mur,
Il observe par la fenêtre,
(Son œil) brille au treillis.
10Il prend la parole, mon bien-aimé.
Il me dit :
– Lève-toi, ma compagne, ma belle, et viens !
11Car (voilà) l’hiver passé ;
La pluie a cessé, elle s’en est allée.
12Dans le pays, les fleurs paraissent,
Le temps de psalmodier est arrivé,
Et la voix de la tourterelle se fait entendre dans notre pays.
13Le figuier forme ses premiers fruits,
Et les vignes en fleur exhalent leur parfum.
Lève-toi, ma compagne, ma belle, et viens !
14Ma colombe, dans le creux des rochers,
Dans le secret des escarpements,
Fais-moi voir ton visage,
Fais-moi entendre ta voix ;
Car ta voix est douce et ton visage est charmant.

Matt. 6:22-23

22L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera illuminé, 23mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres !

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